Jean-Baptiste Juppin

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Jean-Baptiste Juppin
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Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
NamurVoir et modifier les données sur Wikidata
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Thérèse-Philippine Lerousseau (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Jean-Baptiste Juppin, né le à Namur où il meurt le , est un dessinateur et peintre des Pays-Bas méridionaux. Une fois qu'il s'est installé à Liège en 1717, il collabore habituellement avec le peintre liégeois Théodore-Edmond Plumier.

Né le à Namur[1], Jean-Baptiste Juppin est le fils de Pierre-François Juppin, commerçant dans cette ville, et de Marguerite Deterre[2]. Le jeune homme se forme à Bruxelles[3],[4],[5] puis se rend dans la péninsule italienne où il réside de 1695 à 1712[1]. Il étudie dans un premier temps à Rome, y fréquentant les suiveurs de Gaspard Dughet et l'Accademia di San Luca, puis il travaille à Bologne, Florence, Modène, Padoue et surtout à Naples[1],[3],[6],[7]. Il y exécute, « à la demande de seigneurs, un grand nombre d'œuvres considérables »[8]. En 1712, il est témoin de l'éruption du Vésuve, phénomène naturel qu'il représente dans plusieurs de ses toiles[1],[9].

Le peintre revient vers 1714 à Namur et il y épouse Thérèse-Philippine Lerousseau en 1717[1],[3]. La même année il se fixe à Liège où va naître la fille unique du couple, Jeanne-thérèse[10], et où le peintre exécute « des petits paysages animés », dans le style de Nicolas Poussin, mais aussi un grand nombre « de toiles monumentales, alors fort à la mode, destinées à orner le chœur des églises » de la principauté de Liège[3],[4],[11]. La plupart de ces toiles sont effectuées conjointement avec le peintre liégeois Théodore-Edmond Plumier, qui exécute les figures alors que Juppin s'occupe des paysages[3],[4],[7]. Le tableau qui est considéré comme son chef-d'œuvre et qu'il peint pour la ville de Liège, l'Éruption du Vésuve, disparaît lors d'un incendie[4],[11].

L'artiste meurt le « au cours d'un bref séjour qu'il effectue chez son frère à Namur »[1],[3],[12]. Il est inhumé le lendemain de son décès dans la collégiale Notre-Dame (paroisse Saint-Michel)[12]. Lorsque l'église est vandalisée par les troupes françaises en 1803, la tombe du peintre est violée et ses restes mortels, comme beaucoup d'autres pendant cette période de troubles, sont jetés dans la Meuse[12].

Œuvre

L'historien et écrivain Adolphe Siret observe que Juppin exécute surtout des « paysages dans le style italien, étoffés de sujets historiques, comme c'était alors le genre adopté »[4]. Qui plus est, il estime que le peintre « possède un pinceau ferme et large, un coloris vif et un sentiment très développé des harmonies de la nature, qu'il sait interpréter à la façon des maîtres »[4].

Pour sa part, l'historien de l'art Jacques Stiennon estime en 1978 que les paysages de Juppin sont « brossés dans un style aimable et sans profondeur » et « d'un faire facile et conventionnel »[9].

Liste des peintures de Jean-Baptiste Juppin

  • Cinq peintures (non datées) de paysage conservées musée de Groesbeeck-de Croix de Namur[21] :
    • Paysage (huile sur toile ; 59,5 × 73 cm)[22] ;
    • Paysage avec à l'arrière-plan : montagne, pont et fabrique (Paysage avec rivière et obélisque) (huile sur toile ; 79 × 106 cm)[23] ;
    • Paysage avec une scène mythologique : Thisbé se tuant sur le corps de Pyrame (huile sur toile ; 70,2 × 110,7 cm)[24] ;
    • Paysage montagneux avec à l'avant-plan des arbres et une fontaine (huile sur toile ; 79 × 105,8 cm)[25] ;
    • Paysage montagneux avec à l'avant-plan un personnage assis vu de dos (huile sur toile ; 90 × 111 cm)[26] .
  • Quatre tableaux effectués vers 1725-1729 pour la collégiale Saint-Georges-et-Sainte-Ode d'Amay (possiblement avec Englebert Fisen pour les personnages) :
    • Baptême du Christ (huile sur toile ; 450 × 286 cm)[27] ;
    • La Samaritaine au puits (huile sur toile ; 450 × 286 cm)[28] ;
    • Repos pendant la fuite en Égypte (huile sur toile ; 450 × 300 cm)[29] ;
    • Transfiguration (huile sur toile ; 450 × 300 cm)[30].

Liste des peintures de Jean-Baptiste Juppin effectuées avec Théodore-Edmond Plumier

  • Huit toiles effectuées en 1725 pour le bureau du chef de cabinet du bourgmestre de l'hôtel de ville de Liège[42] :
    • Allégorie représentant le Printemps (huile sur toile ; 149 × 118 cm)[43],[44] ;
    • Allégorie représentant l'Été (huile sur toile ; 149 × 118 cm)[45],[44] ;
    • Allégorie représentant l'Automne (huile sur toile ; 149 × 118 cm)[46],[44] ;
    • Allégorie représentant l'Hiver (huile sur toile ; 149 × 118 cm)[47],[44] ;
    • Adonis recueilli par Vénus à sa naissance (huile sur toile ; 330 × 166 cm)[48] ;
    • Mort d'Adonis (huile sur toile ; 330 × 204 cm)[49] ;
    • Rencontre de Diane et de Vénus (huile sur toile ; 330 × 252 cm)[50] ;
    • Vénus et Adonis (huile sur toile ; 330 × 166 cm)[51].

Expositions

Notes et références

Annexes

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