Jean-Louis Picoche
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 94 ans) Saint-Brevin-les-Pins |
| Nom de naissance |
Jean Louis René Picoche |
| Nationalité | |
| Formation |
Lycée Voltaire Institut d'études hispaniques (d) Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine Université Paris-Sorbonne |
| Activités |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Genre artistique |
Livre critique, Roman historique, Traduction, Théâtre, Vie de Saints |
| Distinction |
|
Jean-Louis Picoche, né le dans le 14e arrondissement de Paris[1] et mort le à Saint-Brevin-les-Pins[2], est un hispaniste et écrivain français.
Professeur émérite de l'université du Mans, il a publié de nombreux travaux universitaires remarqués sur le romantisme espagnol, mais aussi plusieurs œuvres littéraires : romans, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre, œuvres hagiographiques...
Il est catholique, de tendance traditionaliste.
Né de parents instituteurs et destiné par tradition familiale à embrasser à son tour, comme sa sœur aînée[3], la profession d’enseignant, Jean-Louis Picoche, à l’issue de ses études secondaires au Lycée Voltaire à Paris, choisit de s’orienter vers des études supérieures d’espagnol[4].
Après une année d’hypokhâgne au Lycée Pasteur à Neuilly, il entre à l’Institut d’Etudes Hispaniques de Paris[5] qui le conduit rapidement vers l'agrégation d'espagnol en 1954[6].
Il intègre alors l'Éducation nationale et enseigne successivement en lycée à Angers, puis à Enghien-les-Bains et au lycée Charlemagne à Paris, avant d'être nommé maître assistant dans l’enseignement supérieur à Dijon, où il passera six ans, tout en préparant ses deux thèses de doctorat qu’il soutiendra avec succès devant l’Université de Paris IV en 1970 et 1972.
Devenu professeur d’Université, il exercera durant six ans à Dijon, un an à Paris, dix-sept ans à Lille et six ans au Mans, avant de prendre sa retraite à l’âge de 60 ans, en 1991.
Travaux

Jean-Louis Picoche consacre ses deux thèses de doctorat au romantisme espagnol : une étude sur le monde du théâtre à Madrid entre 1833 et 1850, centrée sur l'œuvre de Juan Eugenio Hartzenbusch : Los Amantes de Teruel[7] ; et une importante étude de l’œuvre du romantique espagnol : Enrique Gil y Carrasco (es), dont il publiera en 1978 une version condensée, en langue espagnole, intitulée : Un Romántico : Enrique Gil y Carrasco (1815-1846)[8],[9].
Ses œuvres universitaires comportent ensuite de nombreuses publications savantes (Cf. infra) : ouvrages, articles, comptes rendus, faisant de lui un auteur de référence dans le domaine du romantisme espagnol.
Parallèlement, il construit une œuvre littéraire caractéristique, prenant source dans ses connaissances universitaires et sa foi chrétienne en s’appuyant sur trois piliers : l’Espagne, l’histoire, la religion.
Ainsi, par exemple, dans La vie est un bal masqué, roman sous-titré : une chouannerie espagnole, traitant du carlisme au XIXe siècle, Jean-Louis Picoche suggère un parallèle avec la chouannerie et la guerre de Vendée ;
Dans le roman Au-delà de Canicosa (écrit en collaboration avec Marie Chevallier), il évoque les relations entre chrétiens et musulmans dans l’Espagne du Xe siècle ;
Dans L’histoire d’un peintre et d’une infante (Roman Prix Saint-Exupéry 1992 - écrit également en collaboration avec Marie Chevallier) évoquant le destin d’un enfant abandonné devenu l’élève du peintre Velasquez, il conduit le lecteur à la cour d’Espagne à la fin du XVIIe siècle, dans le palais de Philippe V, et partage son savoir sur l’histoire, l’art et la civilisation espagnole de l’époque.
En , il est invité à Villafranca del Bierzo (province de León) à un colloque sur Enrique Gil y Carrasco, mort à Berlin en mission diplomatique, dont les restes retrouvés grâce à ses recherches viennent d’être rapatriés dans sa ville natale[10].
En 2015, à l'occasion du bicentenaire de la naissance d’Enrique Gil y Carrasco, un congrès international réunit au Bierzo (région d’origine du poète, dans la province de León), et pour la première fois, une trentaine de spécialistes de renom, issus de plusieurs universités européennes et américaines, sous la présidence d'honneur de Jean-Louis Picoche. S’il ne peut y assister physiquement (il est alors âgé de 84 ans), il reçoit à cette occasion l’hommage de ses pairs et des autorités espagnoles de la région[11].
Jean-Louis Picoche produira encore, en 2019, et bénévolement, la première traduction française du roman emblématique de Enrique Gil y Carrasco : Le seigneur de Bembibre[12],[13].