Jean-Louis d'Orléans-Longueville
duc de Longueville
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Jean Louis Charles d'Orléans ( - ), duc de Longueville, prince de Châtellaillon, d'Orange, duc d'Estouteville, duc de Longueville, comte de Saint-Pol[note 1], comte de Tancarville, comte de Chaumont, comte de Dunois, également prince souverain de Neuchâtel et de Valangin, pair de France et gouverneur et lieutenant général pour le roi en la province de Normandie, est un cas historique d'incapacité légale pour cause de démence.
| Jean-Louis d'Orléans-Longueville | |
Portrait de Jean-Louis d'Orléans-Longueville. | |
| Titre | |
|---|---|
| Prince de Neuchâtel | |
| – (21 ans, 7 mois et 23 jours) |
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| Régent | Anne-Geneviève de Bourbon-Condé Marie de Nemours Louis II de Bourbon-Condé |
| Prédécesseur | Charles-Paris d'Orléans-Longueville |
| Successeur | Marie de Nemours |
| Biographie | |
| Dynastie | Maison d'Orléans-Longueville |
| Date de naissance | |
| Date de décès | (à 48 ans) |
| Père | Henri II d'Orléans-Longueville |
| Mère | Anne-Geneviève de Bourbon-Condé |
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| Monarques de Neuchâtel | |
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Biographie
Fils aîné de Henri II d'Orléans (1595-1663) et de Anne-Geneviève de Bourbon-Condé (1619-1679 ; sœur du Grand Condé et d'Armand de Conti), fille d'Henri II de Bourbon-Condé (1588-1646), il rédige le [1] un testament olographe par lequel il fait de son frère Charles-Paris (1649-1672) et de ses enfants à venir ses héritiers universels ; à défaut, sa mère Mme de Longueville devait après sa mort remettre sa succession aux princes de Conti (ses cousins germains maternels : Louis-Armand Ier (1661-1685) et François-Louis, le Grand Conti (1664-1709)[note 2].

Il reçoit la prêtrise du pape Clément IX[1] en 1669, et est désigné à partir de cette époque sous le nom d'« abbé d'Orléans ». Le , il cède l'ainesse et donne le reste de ses biens à son frère cadet avec clause de retour en cas de mort sans héritier légitimes[1]. Celui-ci, mort au combat lors du passage du Rhin, le , en ne laissant qu'un fils naturel, la principauté de Neuchâtel lui fait retour. Entre-temps, il avait, en , été déclaré juridiquement inapte, alors qu'il était interné à l'abbaye de Chezal-Benoît[2], laissant ainsi la régence de Neuchâtel et la réalité du pouvoir d'abord à sa mère[note 3], puis à Marie de Nemours[note 4], puis au prince de Condé et son fils le duc d'Enghien, Henri-jules de Bourbon [note 5].
Alors qu'il voyage en Italie, sa santé mentale donne des signes d'altération notables, jusqu'à ce qu'en 1690, il fasse donation de ses derniers biens à son frère (décédé depuis dix-huit ans). Six mois plus tard, ses parents obtiennent la reconnaissance de son incapacité légale comme « insensé » et par lettre de cachet le font enfermer à l'abbaye royale de Saint-Georges de Boscherville, où il meurt le [2].
À sa mort, s'ensuit une crise de succession qui ne s'achève qu'en 1696 avec la proclamation de Marie de Nemours comme princesse de Neuchâtel le (elle a déjà hérité des comtés de Saint-Pol, de Tancarville et de Dunois, ainsi que du duché d'Estouteville).