Jean-Luc Régent est d'abord capitaine au long cours pour les Messageries maritimes, ce qui l'amène à naviguer dans l'océan Pacifique et notamment vers Nouméa. Il est ensuite salarié de la Société française de Navigation Nouvelle-Calédonie Sofrana NC (agent maritime, consignataire de navire et manutentionnaire portuaire du port autonome de Nouméa), créée en 1968. Installé définitivement en Nouvelle-Calédonie, il devient le directeur général de la société anonyme d'import au gros des «Établissements Rabot» jusqu'en 1998. Il achète également une propriété à Boulouparis où il lance un élevage de cerf[1].
Il est élu juge au tribunal mixte de commerce de Nouméa le [2]. Il est réélu en 2001, 2005 et 2009[3].
Son épouse, Catherine Régent, née en 1950 à Nouméa, est issue d'une vieille famille d'origine européenne (ou «Caldoche»), enseignante et écrivain, surtout auteur d'ouvrages pour enfants[4].
Il est pour la première fois candidat lors des élections provinciales du , en 3eposition sur la liste RPC menée par Jacques Lafleur dans le Sud qui obtient 4 304 voix, 7,11% des suffrages exprimés et 2 élus sur 40 à l'Assemblée provinciale et sur 54 au Congrès. Jean-Luc Régent fait son entrée dans ces deux institutions lorsque Jacques Lafleur démissionne le . Il se retrouve être le seul élu du parti lorsque sa colistière Nathalie Brizard est exclue pour n'avoir pas respecté des consignes de vote de la direction le . Jean-Luc Régent est le secrétaire général du RPC, et donc son numéro deux, aux côtés de Jacques Lafleur jusqu'à son décès le puis de sa fille Isabelle Lafleur.
Il vote en faveur des listes Calédonie ensemble menées par Philippe Gomès lors des élections des 9e, 10e, 11e et 12egouvernements de Nouvelle-Calédonie, respectivement les , , 1eravril et , tout en appelant ses membres à cesser leur stratégie de démission en bloc pour faire chuter ces exécutifs dès leur mise en place afin de forcer l'État à dissoudre le Congrès et provoquer des élections provinciales anticipées (tactique que Calédonie ensemble arrête à partir du , après une médiation du gouvernement national). Il s'oppose l'élection à la présidence du Congrès (avec les voix des anti-indépendantistes du Rassemblement-UMP et de l'Avenir ensemble) de l'indépendantiste Rock Wamytan les 1eravril et , sans pour autant boycotter la première séance comme l'ont fait les groupes Calédonie ensemble du côté non-indépendantiste et Union nationale pour l'indépendance (UNI) du côté des nationalistes kanaks. Lors de la seconde séance d'élection, il vote pour le candidat de Calédonie ensemble, Léonard Sam. Il s'oppose également à l'une des réformes principales portées par le nouveau gouvernement présidé par Harold Martin (Avenir ensemble, allié au Rassemblement-UMP), celle de la fiscalité qui crée surtout une «Taxe générale sur les activités» (TGA, dite aussi «TVA locale»), déclarant à ce sujet craindre que le dispositif permette à l’État de «nous inciter à augmenter notre taux de TGA lors de chaque augmentation du taux de TVA métropolitain, et de justifier ainsi une diminution du montant de ses transferts au nom de la situation financière difficile dans laquelle il se trouve»[7].