Jean-Victor Castor

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Élection18 juin 2022
Réélection6 juillet 2024
Circonscription1re de la Guyane
Jean-Victor Castor
Illustration.
Jean-Victor Castor en 2024.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 27 jours)
Élection 18 juin 2022
Réélection 6 juillet 2024
Circonscription 1re de la Guyane
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique GDR-NUPES (2022-2024)
GDR (depuis 2024)
Prédécesseur Carine Sinaï Bossou (indirectement)
Conseiller régional de la Guyane

(6 ans)
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Sinnamary, France
Nationalité Française
Parti politique MDES
Syndicat UTG
Profession Cadre technique d'entreprise

Jean-Victor Castor, né le à Sinnamary (Guyane), est un homme politique français.

Membre du Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES), il est député de la 1re circonscription de la Guyane depuis 2022.

Jean-Victor Castor naît le à Sinnamary en Guyane. Membre d'une fratrie de huit enfants, il est fils d'instituteurs. Il fait des études de chimie en France[1] et revient en Guyane en 1985[2]. En 1990, il participe à la fondation du journal Rot Kozé[2].

Employé chez EDF et membre de l'Union des travailleurs guyanais, il est licencié à l'occasion d'un mouvement de grève. À l'issue de nouvelles études, il obtient un diplôme en génie climatique, puis travaille comme chargé d'affaires dans une grande entreprise[1].

Parcours politique

Mandats locaux

Jean-Victor Castor est élu au conseil régional de la Guyane de 1998 à 2004, conseiller municipal d'opposition à Matoury et membre de la Communauté d'agglomération du Centre Littoral (CACL)[3].

En 2012, il devient secrétaire général du Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES)[1].

Il démissionne de ses mandats locaux à Matoury au cours de sa campagne pour les élections législatives de 2022[4].

Député

Candidat du MDES dans la première circonscription de la Guyane lors des élections législatives de 2022, il est élu député à l'Assemblée nationale au second tour face à Yvane Goua, soutenue par La France insoumise au second tour sur le plan national (La France Insoumise guyanaise soutenant au second tour Jean-Victor Castor)[5]. C'est la première fois que le MDES obtient un député.

Il décide d'intégrer le groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), ou siègent douze députés du PCF et dix députés ultramarins[6].

Le , journée parlementaire réservée à son groupe GDR, il présente une proposition de loi pour abroger l’obligation vaccinale anti-Covid des soignants. Cette proposition est adoptée par l’Assemblée, contre l'avis du gouvernement qui était favorable à une simple suspension de l'obligation[7].

En , le journal Marianne révèle qu'il s'est rendu « tous frais payés » en juillet et en à Bakou en Azerbaïdjan pour une conférence sur la lutte contre le colonialisme « Dans la direction de l'élimination totale du colonialisme » et participer à une conférence du groupement d'initiative Bakou (GIB) « Vers une complète élimination du colonialisme »[8]. Il participe ainsi à la création du groupe d'initiative de Bakou « contre le colonialisme ». Cette présence en tant qu'élu français dans le cadre de tensions entre la France et l'Azerbaïdjan crée la polémique et est vu comme une « trahison » par certains[9]. Lors de la réunion ministérielle du Bureau de coordination du Mouvement des non-alignés, Castor a plaidé contre les pratiques néo-coloniales persistantes de la France[10],[11].

En , à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale, il est candidat à sa réélection. Lors du premier tour, il finit en tête avec plus de 62,78% des voix face à Boris Chong Sit, qui atteint plus de 15,6%, synonymes de second tour; Il a obtenu un nombre historique de voix jamais atteint par aucun autre député en Guyane[12],[13]. Il est réélu au second tour avec 76,11 % des suffrages exprimés[14].

En , à la suite de la validation de la loi sur « les ingérences étrangères », il doit s'inscrire au « Répertoire numérique des représentants d'intérêts agissant pour le compte d'un mandat étranger », de la Haute Autorité de transparence de la vie publique (HATVP)[15].

En , Jean-Victor Castor fait valider deux amendements dont un qui octroie entre 125 000 et 150 000 hectares de foncier en plus à la SAFER de Guyane[16].

Prises de position

Notes et références

Annexes

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