Jean Bassal
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| Jean Bassal | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de Seine-et-Oise | |
| – (1 an et 17 jours) |
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| Gouvernement | Assemblée nationale législative (Révolution française) |
| Député de la Convention nationale | |
| – (3 ans, 1 mois et 23 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Béziers (Hérault) |
| Date de décès | (à 50 ans) |
| Lieu de décès | Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Gauche |
| Profession | Vicaire de Notre-Dame |
| Religion | Lazaristes |
| députés de Seine-et-Oise | |
| modifier |
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Jean Bassal, né le à Béziers (généralité de Montpellier, actuel département de l'Hérault), mort le à Paris, est un prêtre-philosophe et député français.
Mandat à la Législative
Membre de la Congrégation de la Mission avant 1789 et vicaire de Notre-Dame, il prend part au déclenchement de la Révolution française et devient l'un des premiers assermentés de Versailles. Il est élu prêtre constitutionnel de la paroisse Saint-Louis de Versailles le , membre du Directoire du département le , vice-président du district en 1791.
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Jean Bassal est élu député du département de Seine-et-Oise, la quatrième sur quatorze, à l'Assemblée nationale législative[1].
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le , il appuie la mise en accusation du duc Louis de Brissac, commandant de la garde constitutionnelle du Roi[2]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette[3].
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Jean Bassal est réélu député de Seine-et-Oise, le troisième sur quatorze, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.
Le , Jean Bassal est envoyé en mission, aux côtés d'Antoine Garnier (député de l'Aube), dans les départements de l'Ain, de la Côte-d'Or, du Doubs et du Jura afin d'y « éclairer les citoyens égarés » et « ramener à leurs devoirs les autorités constituées qui auraient pu s'en écarter »[4].
Le , il est envoyé, aux côtés de Charles Alquier (député de Seine-et-Oise), d'André-Antoine Bernard (député de Charente-Inférieure), de Jacques Reverchon (député de Saône-et-Loire), dans les départements de l'Ain, de la Côte-d’Or, du Doubs, du Jura, du Mont-Terrible et de la Haute-Saône afin d'y réprimer les troubles fédéralistes notamment à Lons-le-Saunier[5].
Le 1er pluviôse an II (), il est élu secrétaire de la Convention, aux côtés de Joseph Eschassériaux (député de Charente-Inférieure) et de Philippe Goupilleau de Montaigu (député de Vendée) sous la présidence de Marc Vadier (député de l'Ariège)[6].
Accusé de modérantisme, il se défend en expliquant qu'il avait reçu chez lui Marat quand il faisait l'objet de poursuites.
Nommé au début du Directoire agent secret à Bâle — délibération secrète du Directoire du 24 brumaire an IV —, sa mission était d'assurer les approvisionnements de l'armée d'Italie et de surveiller Barthélemy, suspect de n'avoir pas dénoncé le comité autrichien de Bâle, qui correspondait avec Lemaître, l'un des chefs de l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV[7]. il est également chargé, en tant que commissaire du gouvernement, d'inspecter les bureaux de poste de la frontière avec la Suisse (Huningue, Porrentruy, Besançon, Pontarlier, Saint-Claude et Versoix).
Puis il accompagne à Naples Championnet. Toutefois, accusé de provoquer le trouble entre le commissaire civil et l'agent militaire, et d'en profiter pour dilapider la caisse publique, il est ramené à Milan avec Championnet. Le Coup d'État du 30 prairial an VII le sauve. Quand Championnet est rappelé en l'an VIII, il l'accompagne, puis, à sa mort, survenue peu après, se retire à Paris, où il meurt dans l'obscurité.