Jean Desmaisons
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Tours (Indre-et-Loire)
Puteaux (Hauts-de-Seine)
| Jean Desmaisons | |
| Naissance | Tours (Indre-et-Loire) |
|---|---|
| Décès | (à 58 ans) Puteaux (Hauts-de-Seine) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Génie |
| Grade | |
| Années de service | 1933 – 1968 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale Guerre d'Indochine |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre TOE |
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Jean Desmaisons, né le à Tours et mort le à Puteaux, est un militaire français, compagnon de la Libération. Engagé volontaire et officier du génie, il décide, en 1940, de s'engager dans les forces françaises libres et participe aux combats d'Afrique du Nord. Il poursuit sa carrière militaire après la guerre et effectue de nombreuses mission en outre-mer avant de terminer sa carrière comme Général de brigade.
Jeunesse et engagement
Jean Desmaisons naît le à Tours[1]. Il s'engage dans l'armée le et est affecté au 5e régiment du génie[2]. Promu sergent en 1935, il entre ensuite à l'école d'application du génie en tant qu'élève-officier, en [3].
Seconde Guerre mondiale
Sous-lieutenant au moment où débute la Seconde Guerre mondiale, Jean Desmaisons fait partie du corps expéditionnaire engagé dans la campagne de Norvège en [3]. À l'issue de celle-ci en juin, alors que les hommes sont stationnés en Angleterre et ont le choix de rejoindre le régime de Vichy ou de poursuivre la lutte, il décide de s'engager dans les forces françaises libres[3]. Le , il est affecté au service du génie du corps expéditionnaire français libre, future 1re division française libre[3]. Promu lieutenant le , il participe à la campagne d'Érythrée puis à la campagne de Syrie[2].
Jean Desmaisons est promu capitaine le et met sur pied la 1re compagnie de sapeurs-mineurs des Free French, français libres combattant aux côtés des britanniques lors de la guerre du désert en Libye[2]. En 1942, il participe à la bataille de Bir Hakeim et se charge de la mise en place de champs de mines autour de la position française[1]. Au plus fort des combats, du au , il réalise de nombreuses missions de reconnaissance et de minage sous le feu ennemi[2]. Il est ensuite engagé dans la campagne de Tunisie jusqu'en [1]. Jean Desmaisons est affecté à Madagascar en et prend la direction de l'artillerie de Tananarive en , poste où il termine la guerre[2].
Après-guerre
Il retrouve la métropole en 1948 lorsqu'il est affecté à l'école d'application du génie à Angers[1]. Il est promu chef de bataillon en [1]. Volontaire pour servir en Extrême-Orient, il part pour l'Indochine en 1952 et travaille au commandement des forces terrestres du Nord-Viêtnam avant d'être affecté, en 1954, à la mission militaire française auprès du gouvernement viêtnamien[3]. De retour en France en 1956, il devient le chef du génie divisionnaire de la 29e division d'infanterie[3]. Promu lieutenant-colonel le , Jean Desmaisons quitte à nouveau la métropole en 1961 lorsqu'il est affecté dans les Antilles[2]. Colonel le , il travaille à l'inspection générale du génie à Paris puis repart à nouveau, en 1965, dans les territoires d'outre-mer, cette fois dans le Pacifique[2]. Directeur du génie au centre d'expérimentation nucléaire du Pacifique, il commande également le 5e régiment mixte du Pacifique[3].
Il termine sa carrière militaire en 1968 avec le grade de Général de brigade et prend la direction de sociétés civiles de travaux publics[1]. Jean Desmaisons meurt le à Puteaux et est inhumé à Vals-les-Bains en Ardèche[1].
Décorations
| Commandeur de la Légion d'honneur | Compagnon de la Libération | Croix de guerre 1939-1945 Avec quatre palmes | |||
| Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs | Croix de la Valeur militaire | Médaille coloniale Avec agrafes "Érythrée", "Libye", "Bir Hakeim" et "Extrême-Orient" | |||
| Croix de guerre (Norvège) | |||||