Jean Frédéric Baer
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Minneapolis Institute of Art.
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Jean Frédéric Baer (ou Jean Frédéric I Baer ou Johann Friedrich Baer), né le à Strasbourg et mort le dans la même ville, est un orfèvre actif à Strasbourg au XVIIIe siècle[1]. Même si le corpus des œuvres conservées est assez maigre, leur qualité permet aux spécialistes d'« affirmer qu'il s'agit à n'en pas douter de l'un des meilleurs orfèvres de son temps[2] ».
Né le à Strasbourg, il est le fils de Jean Daniel I Baer (1690-1763)[3], orfèvre, et de Marguerite Barbe Stroehlin, fille d'un autre orfèvre, Jean-Pierre Stroehlin. Son frère aîné de quelques mois, Jean Daniel II (1721-1778), devient également orfèvre. Comme lui, il se forme dans l'atelier de leur père (1734-1738), mais à l'issue de son compagnonnage, il part d'abord à Londres chez un banquier, car, selon Nagler[4], ses parents le destinaient au négoce. Cependant il en revient bientôt pour se consacrer aux arts.
En 1746, il présente son chef-d’œuvre, jugé « excellent » par les trois contrôleurs. Il est reçu maître, puis maître de la corporation en 1770 et contrôleur juré de 1773 à 1774[1].
En 1765 il épouse Charlotte Louise Wagner à la Robertsau. Le couple a quatre fils dont l'un, Jean Frédéric II, devient orfèvre à son tour[1].
Malade en 1773, il fait venir un notaire pour lui dicter ses dernières volontés, prévoyant notamment que sa pièce de maîtrise devra être léguée à l’université de Strasbourg en hommage perpétuel à Jean-Daniel Schoepflin. Rétabli, il fait annuler toutes ces dispositions en 1780. Lorsqu'il meurt le à Strasbourg, l'inventaire de ses biens témoigne de sa grande aisance[1].