Il s'engage dans la Marine nationale en comme élève officier de réserve. Il est promu enseigne de vaisseau de 2e classe de réserve le 26 . Il embarque alors sur les torpilleursAlcyon et Brestois. En , il est breveté lieutenant au long cours et navigue au commerce.
Rappelé en , il embarque sur les contre-torpilleursPanthère et Verdun durant la Guerre d'Espagne.
Enseigne de vaisseau de 1re classe en , il reçoit en août un témoignage de satisfaction pour avoir sauvé deux marins du cargo français El Djem en feu dans le port espagnol de Valence.
Jean Levasseur s'illustre à bord de ce navire lors de la bataille de l'Atlantique. Le , alors que l'Aconit assure la protection du convoi HX 228, celui-ci est attaqué par des U-Boot allemands. L' Aconit attaque l'U-444 en surface et le coule au canon. Puis, dans la même journée il attaque au canon un second sous-marin allemand, l'U-432 et l'achève en l'éperonnant avec son étrave. L'Aconit récupère 20 sous-mariniers allemands et sera le premier bâtiment français à faire des prisonniers allemands. Couler deux sous-marins en quelques heures est un fait d'arme exceptionnel.
Jean Lavasseur est promu capitaine de corvette de réserve en . En , il commande la corvette Roselys puis en , la frégate La Surprise. À bord de La Surprise il participe au débarquement de Normandie. Le le bâtiment saute sur une mine devant Grandcamp.
Le , le capitaine de corvette Levasseur livre un violent combat à une division de dragueurs allemands qu'il parvient à disperser grâce à ses tirs précis.
Jean Levasseur aura parcouru 105 000 nautiques en opérations, attaqué 6 sous-marins, escorté 625 navires dans 33 convois en Atlantique nord.
En , il est activé et versé dans le corps des officiers d'active. Il est affecté au cabinet militaire du ministre.
En , il est nommé directeur des études sur le croiseur-écoleJeanne d'Arc.
Promu capitaine de frégate en , il meurt lors d'une explosion accidentelle le au polygone de tir de Gâvres dans le Morbihan. Il est inhumé au cimetière de Vatan dans l'Indre.
Jacques Chaban-Delmas, «Jean Levasseur: Le marin qui se sentait chez lui sur tous les bateaux», dans Les compagnons, A. Michel, , 247p. (ISBN978-2-226-02530-2), p.187-193.