Jean de Vaugelas

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Décès
(à 37 ans)
Mendoza
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Jean de Vaugelas
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(à 37 ans)
Mendoza
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Jean Vincent de Vaugelas plus connu sous le nom Jean de Vaugelas né le à Paris et mort le à Mendoza[1] (Argentine), est un militaire français, cadre de la Milice française, et officier (Sturmbannführer) de la Waffen-SS.

Origines familiales, études

Jean de Vaugelas est né le à Paris. Il est issu d'une famille du Lyonnais, les Vincent de Vaugelas, anoblis par une charge de secrétaire du roi (1761-1769) et qu'il ne faut pas confondre avec les Favre de Vaugelas d'origine savoyarde.

Il est un ancien élève de l'École militaire de l'air. Il est promu sous-lieutenant de réserve en 1939 mais ne joue qu'un rôle administratif durant la campagne de France.

Carrière collaborationiste durant la Seconde Guerre mondiale

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il combat lors de la campagne de France avec le grade de lieutenant dans une escadrille combattante.

Après l'armistice, il sert dans les chantiers de la jeunesse française, puis intègre la Milice française dans les premiers jours en même temps que ses deux frères qu'il entraîne. Il est d'abord chef régional de la Milice à Marseille puis directeur de l'école des cadres d'Uriage après le limogeage de Du Vair, en [2].

Il est ensuite impliqué en dans la réduction du maquis des Glières, cité pour ce succès à l'ordre de la nation, le . Entretemps, il est nommé le directeur du maintien de l'ordre pour la région de Limoges par Joseph Darnand : il a autorité sur le groupe mobile de réserve et la gendarmerie. Il est aussi en liaison étroite avec les services allemands de l’Abwehr et du Sipo-SD qui sont dirigés par les officiers August Meier et Erich Bartels. Avec Vaugelas et Jean Filiol, ils mènent la répression contre le maquis du Limousin. Vaugelas est d'ailleurs sommé par le général Heinz Lammerding commandant la 2e division SS Das Reich qui doit rejoindre au plus vite la Normandie de mettre quatre miliciens à disposition des SS pour les aider à « préparer une opération en cours d’organisation dans la région de Saint-Junien ». Cette opération mène de fait au Massacre d'Oradour-sur-Glane, commis par Adolf Diekmann et ses subordonnés[3]. Jean de Vaugelas participe avec les forces allemandes notamment celles du general Otto-Ernst Ottenbacher et du general Walter Gleiniger à la Bataille du Mont Gargan contre les maquisards dirigés par le colonel Guingouin du 18 au . Jean de Vaugelas est remplacé à son poste par Émile Raybaud[4]. Le , Jean de Vaugelas dirige un convoi de familles de miliciens, de blessés, d'agents ayant collaboré avec la Gestapo, de truands, de prostituées et de francs-gardes fuyant l'arrivée des forces de Libération, notamment les FFI de Georges Guingouin qui encerclent Limoges.

Dans les bagages du convoi Vaugelas, plusieurs millions de francs prélevés au passage et destinés à financer la cavale. Ce convoi de 95 véhicules de tout types traverse Bourganeuf le 19, Guéret le 23 puis Montluçon, Moulins, Dijon et Belfort quelques jours après pour arriver en Allemagne[5].

Vaugelas intègre en avec plus de 1800 miliciens repliés en Allemagne, la division SS Charlemagne en cours de formation à Wildflecken. Incorporé au grade SS de Hauptsturmführer, Vaugelas est promu en Sturmbannführer. Lors de la montée au front en , il occupe le poste de chef d'état-major de la division, secondant ainsi Edgar Puaud[2].

Faisant une partie de la bataille de Poméranie à cheval, Vaugelas est capturé par les Soviétiques peu après le massacre du régiment de réserve[Lequel ?] à Belgard le . Il est emprisonné au camp de Posen avec d'autres officiers SS français.

Après-guerre

La cour de justice de la Haute-Vienne le condamne à mort par contumace en 1945.

Lors du transfert qui les rapatrie en 1946 vers la France, Jean de Vaugelas et Jean Bassompierre s'échappent du convoi pour rejoindre l'Italie. Disposant d'un unique passeport de la Croix-Rouge, il rejoint Buenos Aires en Argentine en 1948 où il fonde avec René Fayard, ancien officier de la Division Charlemagne, les Caves franco-argentines, dont il est administrateur.

Repéré par les services de l'ambassade de France, qui ne peut demander son extradition en l'absence d'accord avec la France, son élimination est organisée. Le , il est victime d'un accident de voiture près de Mendoza, et meurt peu après à l'hôpital de ses blessures[2],[6],[7].

Anecdotes

  • Un de ses frères, Henri de Vaugelas, servit en Poméranie au sein de la Division Charlemagne, avec un grade inférieur (Standarten-Junker).

Bibliographie

  • Pierre Giolitto, Histoire de la Milice, Éditions Librairie Académique Perrin, Paris, 2002.
  • Jean Mabire, La Division Charlemagne, Fayard.
  • Robert Forbes, Pour l'Europe, Éditions de l'Æncre, 2005.

Notes et références

Liens internes

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