Jeanne Bloch

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Jeanne Bloch dite Jane Block ou Block, née le dans l'ancien 8e arrondissement de Paris[1] et morte le dans le 18e arrondissement[2],[3], est une chanteuse et actrice française au théâtre et au cinéma.

Fille d'un opticien[4] de la place des Vosges, Jeanne Bloch monte dès l'âge de 7 ans sur la scène du théâtre Déjazet.

Éloi Ouvrard écrit dans ses mémoires (1929) que Jeanne Bloch, à dix-huit ans, vers 1877, lui donne la réplique au Concert du XIXe siècle, dans « une petite pièce qu'il fallait changer tous les samedis » pour « cinq saisons d'hiver »[5]. Par la suite, au plus tôt début 1879[6], ils interprètent en duo Ces Veinards de Bidards[7]. Elle fait ses véritables débuts à L'Européen[8] vers 1880[3].

En 1886, elle est à l'affiche de la Scala[3]. La troupe comprend : Libert, Ouvrard, Marius Richard, Caudieux, Réval ainsi que Mmes Amiati, Duparc et Valti[9].

Elle reprend en , comme le font de nombreux interprètes (dont Polaire), Ta-ra-ra-Boum-di-hé, succès de la revue éponyme, adapté de l'anglais Ta-ra-ra Boom-de-ay (en)[10].

Engoncée dans un costume militaire, elle interprète les « colonels Ramollot »[11], les « colonels Scrogneugneu » [12], et des chansons d'Aristide Bruant[3]. Vers 1894-1897 elle est à l'affiche du Parisiana[13]. Elle aussi été à La Cigale[14]. C'est une des vedettes attitrées de la Scala vers 1905 ; elle revient ensuite à l'Européen pour y interpréter des pièces réalistes[3].

Chanteuse comique, elle s'essaye au genre « gommeuse » en fin de carrière[15].

Elle incarne également au cinéma le personnage de Tartinette dans six courts-métrages tournés entre janvier et .

Morte célibataire à l'âge de 57 ans, elle a été inhumée aux côtés de ses parents au cimetière du Montparnasse (30e division) où sa tombe est toujours visible.

Ses sœurs Fanny Bloch dite Blockette (1863-1956), Sarah Bloch[16] dite Sahari (1864-1938)[17] et Rachel Bloch dite Doralys (1873-1934)[18] furent également chanteuses et actrices. Elle avait aussi un frère[19], Léon Bloch (1866-1922)[20], chanteur-imitateur connu sous le nom de Léon Stiv-Hall[21] ou Stiv-Hall[22]. Tous les cinq ont fait partie, à un moment ou à un autre de leur carrière, de la troupe de la Scala.

Carrière au théâtre

  • 1881 : Cherchez le Kroumir !, revue en deux actes de Victor Meusy[23] et Julien Sermet[24], musique de Jacques Roques, à la Scala ()
  • 1882 : Les Fiançailles de Malpioncet, folie carnavalesque en un acte de Julien Sermet, musique de Jacques Roques, à la Scala ()
  • 1882 : Auteur par amour, opérette d'Albert Cahen, Édouard Norès et Émile Cohl, musique de Charles Thony, à la Scala ()
  • 1885 : L'Agence est au troisième, comédie de Louis Péricaud et d'Amédée de Jallais, musique de Victor Herpin, à la Scala (avril)
  • 1886 : Le Roi Maboul, pièce d' Édouard Hermil[25] et Armand Numès, musique de Victor Herpin, à la Scala () : le capitaine des Gardes féminines
  • 1887 : Le Voyage à Cythère, fantaisie mythologique d'Édouard Hermil et Armand Numès, à la Scala () : Héloïse
  • 1887 : Frantrognon, fantaisie en un acte d'Ernest Lévy et Julien Sermet, musique de Victor Herpin, à la Scala ()
  • 1887 : La Queue du lapin, ou la Pension de jeunes filles, fantaisie en un acte d'Ernest Lévy et Julien Sermet, à la Scala () : la femme du savant fou
  • 1889 : La Reine de Mysotutu, opérette en un acte d'Octave Pradels et Celmar[26], musique d'Alfred Patusset[27], à la Scala ()
  • 1892 : Un mariage à bout portant, vaudeville-opérette de Paul Bilhaud et Félix Rémy, musique d'Henri Cieutat[28], à la Scala ()
  • 1892 : Cambriolons, revue de l'année 1892 de Battaille-Henri et Julien Sermet, à la Scala ()[29]
  • 1893 : Carnaval conjugal, folie carnavalesque de Benjamin Lebreton[30] et Henry Moreau[31], musique d'Albert Petit[32], à la Scala ()
  • 1893 : Lysistata[33], revue en deux actes et cinq tableaux de Battaille-Henri[34] et Julien Sermet, musique d'Alfred Patusset, à la Scala () puis au Ba-Ta-Clan () : Lysistata
  • 1894 : La Tante Lochard, comédie-vaudeville en un acte de Gardel-Hervé[35], à la Scala () : la tante Lochard
  • 1895 : La Vraie Ghismonda, « opérette hystérique » de Battaille-Henri et Saint-Maurice, à la Scala ()[36] : Ghismonda
  • 1895 : Tananarive, ça y est !, revue en deux actes et quatre tableaux de Paul Burani, Arrachart et Gardel-Hervé, musique de Laurent Halet, au Parisiana () : Coquelin / Du Guesclin
  • 1896 : La Macaroni, vaudeville en deux actes, mêlé de chant, d'Ernest Grenet-Dancourt et Octave Pradels, au Parisiana () : Macaroni
  • 1896 : Napoléon malgré lui, opérette-bouffe à grand spectacle de Victor de Cottens[37] et Paul Gavault, à la Cigale ()
  • 1896 : Paris-Voyant, revue d'été de Paul Burani et Gardel-Hervé, au Concert de l'Horloge () : Régiane
  • 1896 : La Revue rosse, revue d'Arthur Verneuil, Maxime Guy et Émile Herbel[38], musique de Laurent Halet[39], au Parisiana ()[40]
  • 1898 : Le Mauvais Rêve, pantomime japonaise en quatre tableaux de Félix Régamey, à la Cigale
  • 1898 : Allo ! ... Allo ! ... 407-60 ?, revue en deux actes et cinq tableaux de Léon Nunès[41] et Henri Fursy, à la Cigale ()
  • 1898 : Pour qui votait-on ?, revue en deux actes et six tableaux d'Henri Fursy, à La Cigale, ()[42]
  • 1899 : Ohé Vénus !, pièce-féérie en deux actes et neuf tableaux de P.-L. Flers, à la Cigale
  • 1900 : Les Petits Croisés, opérette à grand spectacle en deux actes et sept tableaux, de Paul Gavault et P.-L. Flers, à la Cigale ()
  • 1900 : Voilà pour Longchamp !, fantaisie sportive en deux actes et quatre tableaux de Miguel Zamacoïs et Alexandre Petit-Mangin, musique de François Perpignan[43], à la Cigale ()
  • 1900 : T'y viens-t'y ?[44], revue en deux actes et quatre tableaux de Miguel Zamacoïs et Alexandre Petit-Mangin, à la Cigale ()
  • 1901 : Voyons voir !, revue-féérie à grand spectacle en deux actes et quatre tableaux de Miguel Zamacoïs et Alexandre Petit-Mangin, musique de Paul Monteux-Brisac[45], à la Cigale () : Mme Popotte / le petit chaperon rouge / Lidia
  • 1901 : Les Marraines du siècle, féérie à grand spectacle en deux actes et huit tableaux de Maurice Froyez et Henry de Gorsse, à la Cigale ()[46] : la fée Casse-Noisette
  • 1902 : Froufrous et culottes rouges !, fantaisie-vaudeville en deux actes et cinq tableaux de Charles Clairville et Harry Blount, musique de Paul Monteux-Brisac, à la Cigale ()
  • 1903 : La Plus Jolie Fille de Paris, fantaisie à grand spectacle en deux actes et sept tableaux d'Henry de Gorsse, musique de Paul Monteux-Brisac, à la Cigale ()
  • 1903 : Qu'est-ce qu'on risque ?, revue à grand spectacle en deux actes et dix tableaux de Charles Clairville et Adrien Vély, à la Cigale ()
  • 1904 : Y a du linge !, revue-féérie en deux actes et dix tableaux de Charles Clairville et Adrien Vély[47], à la Cigale ()
  • 1905 : Ça vous la coupe !, revue en deux actes de Maurice de Marsan, Léon Nunès et Fabrice Lémon[48], à l'Européen ()
  • 1906 : Cherchez la femme, revue en neuf tableaux de Marc Bonis-Charancle, à l'Européen ()
  • 1906 : Pif ! Paf ! Pouf ! ou le Voyage endiablé, féérie en trois actes et trente-huit tableaux de Victor de Cottens et Victor Darlay, musique de Marius Baggers[49], au théâtre du Châtelet ()[50]
  • 1906 : Le Potache, pantomime de Paul Franck, musique d'Édouard Mathé], au Cercle militaire de Paris ()
  • 1907 : Les Pâmoisons, folie-vaudeville en deux actes et quatre tableaux d'Alin Monjardin[51], à l'Européen
  • 1907 : Miss Pantouflette, fantaisie humoristique en deux actes et six tableaux de Paul Briollet et Léo Lelièvre, à l'Européen ()
  • 1907 : Mets-z'y-en !, revue en un acte et neuf tableaux de Jacques Rudd, Charles Martel[52] et Robert Valdor[53], à l'Européen ()[54]
  • 1908 : Cric-Krack !, revue en onze tableaux des frères Nunès, musique de Paul Monteux-Brisac, à l'Européen ()
  • 1908 : En Sca...là, j'marche, revue en un acte de Wilned[55], Paul Génémas et Fernand Rouvray[56], à la Scala ()
  • 1909 : Cocorico, revue chanteclairesque en neuf tableaux de Georges Grison, Étienne Seurette et H.-J. Magog[57], à l'Européen
  • 1909 : Une femme de feu, vaudeville en trois actes de Jean Séry (Henriette Dangeville) et Henri Mathonnet de Saint-Georges[58], au théâtre des Folies-Dramatiques ()[59]
  • 1910 : Pan ! Pan !, revue à grand spectacle en vingt-trois tableaux de Battaille-Henri et Lucien Boyer, musique de Charles Bourgeois, à l'Européen
  • 1911 : Le Coup de piston, vaudeville en trois actes de Gaston de Pollux[60], aux Folies-Dramatiques () : Mme Batignolles
  • 1911 : Cousin-Cousine, opérette en trois actes, livret de Maurice Ordonneau et Henri Kéroul, musique de Gaston Serpette, au théâtre du Château-d'Eau (1er décembre)[61]
  • 1912 : La Joconde en balade, revue de Gabriel Timmory et Maurice de Marsan, musique de Paul Marcus, au théâtre du Château-d'Eau () puis en tournée
  • 1912 : Un voyage de noces, vaudeville en trois actes de Jean Casan[62], au théâtre du Château-d'Eau () puis en tournée.
  • 1913 : Les Vices de Paris, étude de mœurs en quatre actes d'André Mauprey, d'après un scénario de Jean Lhéry, au théâtre des Folies-Dramatiques ()[63] : Miss Panflutt
  • 1913 : Les Passionnés, pièce réaliste en quatre actes de Jean Lhéry, au théâtre des Folies-Dramatiques ()[64]
  • 1914 : La Revue réaliste, revue en cinq actes et vingt-deux chapitres de Jean Lhéry, au théâtre des Folies-Dramatiques ()[65]

Carrière au cinéma

  • 1913 : Le Masque fatal (réalisateur anonyme), drame en trois parties
  • 1914 : Tartinette sur le trône (réalisateur anonyme) : Tartinette
  • 1914 : Badigeon demande la main de Tartinette (réalisateur anonyme) : Tartinette
  • 1914 : Tartinette rêve aux exploits de Badigeon (réalisateur anonyme) : Tartinette
  • 1914 : Le Ménage Badigeon-Tartinette (réalisateur anonyme) : Tartinette
  • 1914 : Badigeon veut divorcer / Tartinette veut divorcer (réalisateur anonyme) : Tartinette
  • 1914 : La Dernière idylle de Tartinette (réalisateur anonyme) : Tartinette
  • 1916 : Je marie mon oncle ! (réalisateur anonyme)[66] d'après le roman de Maurice Le Beaumont (1904)

Sources

Notes et références

Liens externes

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