Jeremy Hunt (homme politique)
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Godalming et Ash (depuis 2024)
| Jeremy Hunt | |
Portrait officiel de Jeremy Hunt en 2022. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député britannique | |
| En fonction depuis le (20 ans, 11 mois et 11 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | 8 juin 2017 12 décembre 2019 4 juillet 2024 |
| Circonscription | South West Surrey (2005-2024) Godalming et Ash (depuis 2024) |
| Législature | 54e, 55e, 56e, 57e, 58e et 59e |
| Prédécesseur | Virginia Bottomley (South West Surrey) Circonscription créée (Godalming et Ash) |
| Successeur | Circonscription supprimée (South West Surrey) |
| Chancelier de l'Échiquier du cabinet fantôme | |
| – (3 mois et 27 jours) |
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| Gouvernement | Cabinet Sunak |
| Prédécesseur | Rachel Reeves |
| Successeur | Mel Stride |
| Chancelier de l'Échiquier britannique Second lord du Trésor | |
| – (1 an, 8 mois et 21 jours) |
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| Premier ministre | Liz Truss Rishi Sunak |
| Gouvernement | Truss Sunak |
| Prédécesseur | Kwasi Kwarteng |
| Successeur | Rachel Reeves |
| Secrétaire d'État aux Affaires étrangères et du Commonwealth | |
| – (9 mois et 15 jours) |
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| Premier ministre | Theresa May |
| Gouvernement | May II |
| Prédécesseur | Boris Johnson |
| Successeur | Dominic Raab |
| Secrétaire d'État à la Santé et à la Protection sociale[a] | |
| – (5 ans, 10 mois et 5 jours) |
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| Premier ministre | David Cameron Theresa May |
| Gouvernement | Cameron I et II May I et II |
| Prédécesseur | Andrew Lansley |
| Successeur | Matthew Hancock |
| Secrétaire d'État à la Culture, aux Jeux olympiques, aux Médias et aux Sports | |
| – (2 ans, 3 mois et 23 jours) |
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| Premier ministre | David Cameron |
| Gouvernement | Cameron I |
| Prédécesseur | Ben Bradshaw |
| Successeur | Maria Miller |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jeremy Richard Streynsham Hunt |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Godalming |
| Nationalité | Britannique |
| Parti politique | Parti conservateur |
| Diplômé de | Université d’Oxford |
| Résidence | 11 Downing Street (Londres) |
| modifier |
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Jeremy Hunt, né le à Godalming dans le Surrey, est un homme politique britannique, membre du Parti conservateur. Il est chancelier de l'Échiquier du au .
Vie privée
Fils de l'amiral sir Nicholas Hunt (en), il étudie la philosophie, la politique et l'économie (programme P.P.E.) au Magdalen College à Oxford.
Débuts en politique et au gouvernement
Membre du Parti conservateur, Jeremy Hunt est élu député pour la circonscription de South West Surrey depuis 2005[1].
Après la victoire des conservateurs lors des élections de 2010, il est nommé secrétaire d'État à la Culture, aux Jeux olympiques, aux Médias et aux Sports dans le premier gouvernement de David Cameron[2]. À ce titre, il supervise l'organisation des Jeux olympiques de Londres, considérés comme un succès à l'international[3].
Secrétaire d'État à la Santé
À l'occasion d'un remaniement ministériel le , Jeremy Hunt devient secrétaire d'État à la Santé[4]. Après que les conservateurs aient remporté une majorité absolue lors des élections de 2015, il est reconduit dans ses fonctions[5].
Il offre un contrat aux médecins junior qui augmente leur salaire de base mais réduit le nombre d'heures qualifiantes pour un salaire supérieur (premium pay) ; le contrat stipule également que le travail du samedi compte pour des heures normales[6],[7],[8]. Les négociations avec la British Medical Association (BMA), le syndicat des médecins britanniques, ont échoué, menant à des grèves en 2016 pendant lesquelles les médecins junior ont seulement assuré les soins d'urgence[9],[10]. L'éditorialiste du British Medical Journal[11] et le président du conseil du BMA[12] avancent que Hunt a déformé les résultats de recherches pour appuyer son opinion que des patients perdaient la vie à cause d'un suivi inadéquat du National Health Service pendant le weekend. Sa réforme lui a valu le titre de « politicien de première ligne le plus détesté du Royaume-Uni », selon un sondage relayé par The Independent[13].
Il fait campagne contre le Brexit lors du référendum de 2016[14]. Après le référendum et la démission du Premier ministre David Cameron, il déclare envisager de briguer sa succesion à la tête du Parti conservateur. Il affirme alors vouloir négocier des conditions entre le Royaume-Uni et l'Union européenne similaires à celles obtenues par la Norvège, et envisager de soumettre les conditions du retrait à un nouveau référendum[15]. Il renonce finalement à se présenter à l'élection du nouveau chef conservateur et apporte son soutien à Theresa May[16]. Après la victoire de cette dernière, il est maintenu le dans ses fonctions ministérielles au sein du nouveau gouvernement, bien que la presse britannique avait annoncé à tort son renvoi plus tôt dans la journée[17].
Le portefeuille de la Protection sociale lui est rajouté le [18].
Pour justifier la réduction des aides sociales, il somme les bénéficiaires de longue durée de « prendre leurs responsabilités » et de réduire leur taux de fécondité, ajoutant que l’État n'aiderait plus les familles nombreuses dont les membres adultes n'ont pas d'emploi. Le journaliste Owen Jones lui reproche de « recycler un vieux préjugé sur les pauvres qui se reproduiraient sans frein, sur la mère célibataire rustaude qui pompe le maximum d’allocations en faisant une ribambelle d’enfants », et affirme que « seules 3,4 % des familles qui perçoivent ces aides depuis longtemps ont quatre enfants ou plus »[19].
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères puis départ du cabinet
Le , Jeremy Hunt est nommé secrétaire d'État aux Affaires étrangères et du Commonwealth, en remplacement de Boris Johnson[20]. Il se félicite en de l'arrestation du journaliste Julian Assange, affirmant que celui-ci « n'est pas un héros, [qu’]il a fui la vérité pendant des années et [qu’]il est juste que son avenir soit décidé par le système judiciaire britannique »[21].
Le , après que Theresa May ait annoncé sa démission de son rôle de chef du Parti conservateur et de Première ministre, il déclare sa candidature à l'élection pour désigner son successeur[22]. Il se qualifie pour le vote des adhérents du parti face à Boris Johnson après avoir obtenu 77 voix de députés au cinquième tour de scrutin (contre 160 pour Johnson et 75 pour Michael Gove)[23]. Contrairement à son adversaire, il se dit prêt à repousser la date fixée pour le Brexit (), tout en n’excluant pas à terme une sortie sans accord avec l’Union européenne[23]. Il est ensuite battu par Boris Johnson lors du vote des adhérents du parti, obtenant 46 656 voix et 33,5 % contre 92 153 voix et 66,1 % pour son adversaire[24]. Après sa défaite, il quitte le gouvernement, affirmant avoir décliné un nouveau poste ministériel dans l'exécutif constitué par Boris Johnson[25].
Chancelier de l'Échiquier
Jeremy Hunt est nommé chancelier de l'Échiquier le par la Première ministre Liz Truss, dont il avait été un adversaire lors de la campagne pour la direction du Parti conservateur quelques semaines plus tôt. Il n'avait pas obtenu les 30 voix requises auprès des députés conservateurs pour soumettre sa candidature aux membres du parti, et s'est finalement rallié à Rishi Sunak, lequel avait été battu par Liz Truss[13]. Il succède à Kwasi Kwarteng, limogé après la présentation du budget le [26],[27].
Il révoque presque entièrement les mesures prises par son éphémère prédécesseur. Après avoir annoncé des « décisions difficiles » à venir, il réduit les aides énergétiques et envisage des réductions de dépenses dans les services publics[28]. Le , la Première ministre Liz Truss annonce sa démission de la direction du Parti conservateur, et Jeremy Hunt déclare qu'il ne briguera pas sa succession[29]. Il apporte alors son soutien à Rishi Sunak dans la campagne interne pour désigner le nouveau chef du parti[30]. Jeremy Hunt est reconduit dans son rôle de chancelier de l'Échiquier quand Sunak devient Premier ministre et forme son gouvernement[31].
Retour dans l'opposition
Alors que les sondages prévoyaient qu'il pourrait être le premier chancelier de l'Échiquier en exercice de l'Histoire à perdre son siège à la Chambre des communes, Jeremy Hunt est réélu lors des élections générales du avec 891 voix d'avance sur son rival libéral-démocrate[32]. Le lendemain du scrutin, il déclare ne pas briguer le poste de chef du Parti conservateur, laissé vacant par la démission de Rishi Sunak après la victoire des travaillistes[33]. Il devient alors le Chancelier de l'Échiquier du cabinet fantôme[34]. Le , le jour du dernier tour de scrutin de l'élection du nouveau chef conservateur entre Kemi Badenoch et Robert Jenrick, il annonce vouloir quitter son rôle dans le cabinet fantôme[35]. Dans l'équipe formée par Kemi Badenoch après son élection à la tête du parti, il est remplacé par Mel Stride[36].
Fortune
Il possède en 2012 une fortune estimée à 4,1 millions de livres sterling (4,8 millions d’euros)[19].