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Jeux olympiques d'hiver de 2026

édition des JO d'hiver en Italie du Nord From Wikipedia, the free encyclopedia

Les Jeux olympiques d'hiver de 2026, officiellement appelés les XXVes Jeux olympiques d'hiver, sont célébrés à Milan et Cortina d'Ampezzo, en Italie, du au . Les deux villes ont été élues lors de la 134e session du Comité international olympique le à Lausanne, en Suisse. L'édition olympique hivernale retourne en Italie, 20 ans après les Jeux de Turin en 2006 et 70 ans après ceux de Cortina d'Ampezzo disputés en 1956.

Pays hôteDrapeau de l'Italie Italie
DateDu 6 au 22 février 2026
Faits en bref Localisation, Pays hôte ...
Jeux olympiques d'hiver de 2026
Logo
Localisation
Pays hôte Drapeau de l'Italie Italie
Ville hôte Milan et Cortina d'Ampezzo
Coordonnées 45° 29′ N, 9° 07′ E
Date Du 6 au 22 février 2026
Ouverture officielle par Sergio Mattarella
Président de la République italienne
Participants
Pays 92
Athlètes 2 917
(1 553 masc. et 1 364 fém.)
Compétition
Nombre de sports 8
Nombre de disciplines 16
Épreuves 116
Symboles
Serment olympique Elisabetta Biavaschi
Maurizio Marchetto
Stefania Constantini
Dominik Fischnaller
skieuse / patineur / curleuse / lugeur
Flamme olympique Alberto Tomba
Deborah Compagnoni
Sofia Goggia
skieurs alpin
Mascotte Tina et Milo
Géolocalisation sur la carte : Italie du Nord
Chronologie
Les cinq anneaux olympiques de cinq couleurs différentes
Jeux paralympiques
Fermer

Les compétitions se déroulent sur certains sites historiques pour leurs sports respectifs, comme Bormio et Cortina d'Ampezzo pour le ski alpin, Antholz-Anterselva pour le biathlon, Val di Fiemme pour le ski nordique, ou la piste olympique Eugenio-Monti (à Cortina d'Ampezzo) pour le bobsleigh, la luge et le skeleton. La cérémonie d'ouverture a lieu au stade San Siro de Milan ainsi que simultanément sur les sites montagneux des compétitions de Livigno, Predazzo (Val di Fiemme) et Cortina d'Ampezzo. Celle de clôture se déroule aux arènes de Vérone.

La discipline du ski-alpinisme s'ajoute au programme, ainsi que les épreuves des bosses en parallèle en ski acrobatique, du grand tremplin féminin en saut à ski, et du combiné par équipes en ski alpin. Il s'agit par ailleurs des premiers Jeux olympiques disputés sous la présidence de Kirsty Coventry.

La Norvège termine largement en tête du tableau des médailles avec 41 podiums, dont 18 titres, et son athlète skieur de fond Johannes Høsflot Klæbo réalise un exploit olympique inédit en remportant les six courses au programme de sa discipline. Il est le premier à gagner six médailles d'or dans les mêmes Jeux, et son total en trois participations de onze médailles d'or en fait le plus titré des Jeux olympiques d'hiver.

Cinq athlètes sont triples champions olympiques à Milan-Cortina : le skieur alpin suisse Franjo von Allmen, les biathlètes français Julia Simon et Quentin Fillon Maillet, le patineur de vitesse sur piste courte néerlandais Jens van 't Wout et le spécialiste du combiné nordique norvégien Jens Lurås Oftebro qui gagne lui aussi toutes les épreuves au programme de son sport. À sa sixième participation aux JO d'hiver, la patineuse sur piste courte italienne Arianna Fontana gagne trois nouvelles médailles pour porter son total à quatorze podiums, plus que tout autre athlète italien. Eileen Gu gagne à nouveau les trois médailles du ski acrobatique Park & Pipe (deux en argent, une en or), comme quatre ans plus tôt (deux en or, une en argent), alors que Mikael Kingsbury monte sur son quatrième podium consécutif en bosses puis s'impose dans la discipline des bosses en parallèle.

Le Kazakh Mikhail Shaidorov offre à son pays un premier titre en patinage artistique, tandis que Mikaela Shiffrin établit un record en terme d'écart entre deux titres en ski alpin : douze ans après sa victoire à Sotchi, elle gagne le slalom à Cortina, où, revenue de blessure, Federica Brignone se pare d'or en super-G et en géant. Dans la même spécialité, chez les hommes, Lucas Pinheiro Braathen est le premier médaillé d'or brésilien et sud-américain aux Jeux d'hiver. Le dernier jour, l'équipe des États-Unis de hockey sur glace met fin à une attente de quarante-six ans en remportant la finale en prolongations face au Canada.

Il s'agit des premiers Jeux olympiques d'hiver véritablement « décentralisés », disputés sur un large arc alpin italien (400 kilomètres séparent Milan de Cortina, Bormio et Anterselva sont distants de 260 km) avec des sites de compétitions tellement isolés les uns des autres qu'il n'y a pas un mais six Villages Olympiques. L'édition « Alpes Françaises 2030 », dont les responsables ont reçu le drapeau olympique lors de la cérémonie de clôture, est conçue sur le même mode décentralisé.

Sélection de la ville hôte

La sélection de la ville hôte suit la nouvelle procédure de l'Agenda olympique 2020 avec une phase de dialogue de 2017 à 2018 et une phase de candidature au premier semestre de 2019.

En , à l'issue de la phase de dialogue, seules deux candidatures sont retenues par le CIO.

Le vote a lieu le à Lausanne (Suisse) lors de la 134e session du CIO. Une abstention est comptabilisée au cours du vote[1].

Davantage d’informations Ville candidate, Pays ...
Résultats du choix de la ville candidate
Ville candidate Pays Résultat
Milan - Cortina d'AmpezzoDrapeau de l'Italie Italie 47
Stockholm - ÅreDrapeau de la Suède Suède 34
Abstention 1
Total 82
Fermer

Organisation

Comité d'organisation

La fondation Milano Cortina 2026 a été créée le [2]. Cette dernière réalise toutes les activités d'organisation, de promotion et de communication des manifestations sportives et culturelles liées à l'organisation de ces Jeux olympiques et paralympiques d'hiver.

Vincenzo Novari est le directeur général de Milano Cortina 2026 tandis que Giovanni Malagò assure le poste de président, lui qui est par ailleurs le président du Comité olympique national italien[3]. En , Andrea Varnier succède à Vincenzo Novari[4].

Sites et villages olympiques

Sites de compétition et de cérémonies

Les Jeux de Milan - Cortina présentent quatre zones de compétition réparties entre la Lombardie, la Vénétie et le Trentin-Haut-Adige[5]. L'événement s'appuie sur 93 % de sites existants ou temporaires, notamment à Cortina d'Ampezzo où avaient été organisés les Jeux olympiques d'hiver de 1956. Le stade de biathlon d'Antholz-Anterselva, les pistes de ski alpin Olimpia delle Tofane à Cortina et la piste du Stelvio à Bormio, les tremplins Giuseppe-Dal-Ben à Predazzo pour le saut à ski, la piste olympique Eugenio-Monti pour le bobsleigh, la luge et le skeleton, Val di Fiemme avec le stade de fond de Lago di Tesero pour le ski nordique en général, ou le Mediolanum Forum de Milan notamment pour le patinage artistique ont tous déjà accueilli et accueillent encore des épreuves de Coupe du monde ou des championnats du monde dans les disciplines de neige et de glace[1].

Évolutions des sites de compétitions et difficultés de finalisation des chantiers

Le second stade de hockey était dans le plan initial le PalaLido de Milan et a été remplacé par le PalaSharp.

L'ovale de glace pose un problème pour l'organisation. Bien que les compétitions de patinage de vitesse soient prévues par le plan actuel dans le stade de glace de Baselga di Piné, l'hypothèse de les déplacer à l'Arena Civica de Milan est envisagée, modifiant le règlement olympique qui prévoit que les compétitions de cette discipline doivent avoir lieu en intérieur. Pour vérifier la faisabilité de ce changement de lieu, motivé par les coûts exorbitants d'une hypothétique couverture du stade Baselga di Piné et par les doutes du CIO quant à son utilisation à la fin des compétitions, des tests ont lieu en à Arena pour tester les caractéristiques de la glace en l'absence de couverture[6]. Finalement, après avoir envisagé une remise à niveau de l'Oval Lingotto, il est décidé d'établir un lieu de compétition temporaire à la foire de Milan[7].

Bormio est retenu pour le ski-alpinisme[8], discipline qui n'était pas au programme des Jeux lors du processus de candidature.

La piste de glisse suscite une controverse en raison de son coût élevé. La reconstruction de la piste olympique Eugenio-Monti et la réhabilitation de Cesana Pariol avaient été rejetées au profit d'une piste étrangère. Cependant, les travaux commencent en 2024 sur la piste de bobsleigh de Cortina d'Ampezzo, disponible pour des tests fin 2025. Les écologistes manifestent contre ce choix en raison de l'abattage d'un maximum de 500 mélèzes.

En , la SIMICO affirme que 67 % des travaux du centre de glisse avait été réalisés mais des inquiétudes sur la tenue de livraison pour une homologation en sont exprimées[9] ; toujours concernant le bobsleigh, le COJOP indique que la piste olympique de Lake Placid serait retenue comme plan B. En , un acte de sabotage perturbe le chantier[10] avec un tuyau de réfrigération qui « a été détaché et retrouvé au milieu de la route ».

Quelques jours avant le début des Jeux, la télécabine Appolonio Socrepes n'est pas terminée à Cortina[11] et l'incertitude plane sur la capacité à l'ouvrir, des travaux sont encore en cours à la patinoire de Santa Giulia au Palitalia à Milan dont la capacité a été réduite par rapport aux plans[12]. La première journée de compétition, avant l'ouverture officielle des Jeux, est marquée par des pannes d'électricité plongeant la patinoire de curling dans l'obscurité[13].

Villages olympiques

Les six villages olympiques.

Symboles

Au cours de la phase de candidature et dans l'année qui a suivi l'attribution du prix, les comités d'organisation olympique et paralympique ont adopté le même emblème, à savoir un dessin stylisé de la façade de la cathédrale de Milan, qui ressemble à un ensemble de montagnes, sillonné au centre du tracé sinueux, conception d'une piste de ski ; tout était coloré en vert, blanc et rouge pour rappeler le drapeau italien.

Le choix de l'emblème officiel a été confié à un vote populaire : les deux emblèmes, identifiés comme Dado et Futura, ont été présentés lors de la soirée finale du Festival d21, retransmis le sur Rai 1, par la nageuse Federica Pellegrini et par l'ancien skieur Alberto Tomba. Le vote a été ouvert du 7 au de la même année et le résultat a été annoncé lors d'un événement de diffusion en direct, organisé le à midi simultanément depuis le Hall d'honneur du Foro Italico de Rome et depuis l'Isozaki[14]. Tour à Milan, sur les pages sociales officielles du comité d'organisation, en présence du président du CONI Giovanni Malagò, de la sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil des ministres chargé du sport Valentina Vezzali et du président du CIP Luca Pancalli[15].

L'emblème le plus voté a été Futura, qui a reçu 75 % des préférences sur un total de 871 566 votes valides en provenance d'Italie et de l'étranger. Cet emblème est constitué d'un signe graphique continu représentant le nombre 26 de couleur blanc/argent, qui fait référence aux sillons laissés par le passage sur un manteau neigeux. Sous l'emblème se trouve l'inscription MILANO CORTINA 2026 en lettres majuscules et avec les extrémités des lettres M et A tendues vers l'extérieur[16].

Hymne

Après le choix de l’emblème, il a été décidé d’utiliser la même méthode pour l’hymne officiel des Jeux.

L'initiative, appelée MiCo Song, à laquelle a également collaboré le ministère de l'Université et de la Recherche et dont la direction artistique a été confiée à Peppe Vessicchio, a impliqué diverses fanfares civiles et militaires, chorales et conservatoires de toute l'Italie pour créer et proposer des chansons originales inspirées par les valeurs olympiques et paralympiques[17].

Parmi toutes les propositions reçues, deux chansons ont été sélectionnées : la première, intitulée Fino all'alba (« Jusqu'à l'aube »), a été composé par Francesco Marrone et Giulio Gianni, deux membres du groupe musical de la Cittadina di Seveso, et est interprétée par Arisa; la seconde, Un po' più in là (« Un peu plus loin »), a été composée par Gaetano Dino Chirico, Veronica Gori, Giovanni Muggeri et Marco Pezzali, étudiants de l'Institut de musique CPM de Milan, et interprétée par Malika Ayane. Toutes deux ont été présentées pour la première fois le , lors de la deuxième soirée du Festival de Sanremo, tandis que le vote en ligne était ouvert à partir de la même date jusqu'au suivant[17]. Fino all'alba a été choisie en recueillant 72 % des votes[18].

Mascotte

Un vote en ligne a eu lieu le pour sélectionner les deux mascottes de l'événement parmi une liste de candidates. Les gagnantes, conçues par les étudiants d'une école de Taverne et inspirées des hermines, ont été présentées lors de la deuxième soirée du Festival de Sanremo 2024, le . Leurs noms Tina et Milo (dérivés des noms des villes hôtes) ont été révélés, et elles sont présentées comme sœur et frère. Le choix de l'hermine a été expliqué par l'incarnation par ces animaux de « l'esprit italien contemporain » de curiosité, de capacité à changer avec les saisons et à s'adapter à des habitats difficiles. Les deux mascottes principales sont également accompagnées de six fleurs perce-neige, appelées The Flo[19].

Torche olympique

Vasque olympique à Milan pour les Jeux olympiques de 2026.

Le modèle de la torche olympique est présentée lors de l'EXPO 2025 au Japon, dans le pavillon italien[20],[21]. Les différents exemplaires de la torche sont présentés le par quatre athlètes : Stefania Belmondo, dix médailles olympiques et dernière relayeuse de la flamme à Turin 2006 et Bebe Vio, multiple médaillée paralympique, à Milan. Du côté d'Osaka, on retrouvait la championne paralympique Martina Caironi et Carolina Kostner, médaillée olympique de bronze en patinage artistique à Sotchi en 2014.

Conçus par l’architecte italien Carlo Ratti, les torches aux couleurs bleu et vert sont essentiellement composés de matériaux recyclés — alliage d'aluminium et de laiton — et pourront être rechargées en gaz, jusqu'à dix fois ; son équivalent pour les Jeux paralympiques sera couleur bronze.

La flamme olympique est allumée à Olympie, en Grèce, le [22]. Une fois la torche allumée arrivée à Rome le débutera officiellement le relais de la flamme olympique le , deux mois avant l'ouverture des Jeux[22].

Identité visuelle et affiches artistiques

Pour l'édition des Jeux olympiques d'hiver de 2026 à Milan-Cortina, le comité d'organisation relance la tradition des affiches artistiques et iconiques, en collaboration avec la Triennale de Milan, pour créer un héritage culturel associant art contemporain et sport[23],[24].

Le projet, dirigé par Damiano Gullì, implique dix artistes italiens de moins de 40 ans, dont huit avaient participé à l'exposition Pittura italiana oggi à la Triennale de Milan en 2023[25], pour produire dix affiches originales sur des thèmes comme l'inclusion, la solidarité et la relation entre corps, nature et compétition[26].

Les affiches iconiques, réalisées par Olimpia Zagnoli (olympique) et Carolina Altavilla (paralympique), se distinguent du logo « Futura » en mettant l'accent sur la diversité et les paysages alpins[27],[28],[29].

Ces œuvres constituent une collection présentée dans des institutions muséales[30].

Nations participantes

Trois pays pourraient participer pour la première fois aux Jeux d'hiver : le Bénin grâce à la performance de son skieur de Slalom géant Nathan Tchibozo[31], les Émirats arabes unis grâce à la performance de leurs skieurs de slalom Alexander Astridge et Piera Hudson[32], la Guinée-Bissau grâce à la performance de son skieur de slalom Winston Tang[33].

Davantage d’informations Afrique, Amérique ...
Les 92 délégations participantes aux Jeux de 2026 (entre parenthèses : nombre d'athlètes)
Afrique Amérique Asie Europe Océanie
8 pays15 pays20 pays47 pays2 pays
Fermer

Les États-Unis et le Canada envoient les plus grandes délégations avec respectivement 235 et 211 athlètes. L'Italie, pays hôte, suit avec 195 sportifs et sportives.

Athlètes individuels neutres

La Russie avait été exclue des Jeux olympiques d'hiver 2022 par l'Agence mondiale antidopage pour dopage organisé[34] mais les athlètes russes pouvaient participer sous la bannière ROC aux couleurs du comité national. En , le Comité international olympique choisit d'exclure les comités olympiques de Russie et de Biélorussie des Jeux olympiques d'été 2024 après l'invasion de l'Ukraine en 2022 mais annonce qu'il autorisera certains de ses athlètes à participer individuellement en tant Athlètes individuels neutres[35] sans qu'aucune couleur ni aucun symbole ne puissent faire référence à ces deux pays.

En , la participation des équipes russes était toujours incertaine même si, par exemple, l'IIHF a bloqué provisoirement sa place pour participer au tournoi de hockey sur glace[36]. En , l'ISMF autorise cinq russes à participer à la saison 2024/2025[37], qualificatif pour les Jeux. En , l'ISU adopte un protocole pour permettre à certains athlètes russes et biélorusses de se qualifier pour toutes les épreuves de patinage[38]. Le , le CIO confirme la décision d'interdire la participation d'une équipe neutre regroupant des athlètes individuels neutres[39], confirmant ainsi le repêchages des deux équipes françaises de hockey sur glace pour remplacer la Russie[40]. En , le CIO décide d'appliquer aux athlètes individuels les mêmes dispositions que pour les Jeux olympiques de 2024[41].

Lors de son 73e congrès en , la Fédération internationale de luge a décidé de prolonger sa décision de suspension de la participation des athlètes russes et biélorusses aux compétitions, invoquant des risques pour la sécurité des compétitions sans mettre en œuvre un programme qui aurait permis aux athlètes de participer en tant qu'« athlètes neutres individuels » (AIN)[42]. Fin , le tribunal arbitral du sport a admis partiellement le recours déposé par six athlètes russes sans toutefois accorder à ces derniers l'autorisation d'y participer sous leurs couleurs[43] ; des athlètes russes sous bannière neutre ont ainsi pu concourir en pour l'épreuve de test sur la piste olympique comptant pour les qualifications. En décembre, le TAS enjoint également la Fédération internationale de ski et de snowboard d'autoriser sous les mêmes conditions les athlètes russes et biélorusses[44]. Concernant le bobsleigh et le skeleton, le tribunal ordonne en octobre l'ISBF à lever partiellement l'interdiction[45].

Le , la BBC révèle que trois des athlètes russes approuvés par le CIO comme n'ayant pas soutenu l'invasion russe de l'Ukraine l'ont en réalité soutenue, ou ont participé à l'occupation russe de l'Ukraine. Piotr Goumennik, qualifié pour le patinage artistique, « a occupé le poste d’"ambassadeur du sport" » de la Crimée occupée, « a participé à des événements dans de nombreux territoires occupés » par la Russie dans l'est de l'Ukraine, et « a donné des spectacles pour les familles de soldats russes ». Dariya Nepryaeva, qualifiée pour le ski de fond, a suivi des entraînements en Crimée occupée après le début de l'invasion plus générale de l'Ukraine en 2022. Et Kseniia Korzhova, qualifiée pour le patinage de vitesse, a exprimé son soutien à des messages pro-guerre sur Instagram[46].

Compétitions

Sports au programme

Nouveautés

Lors de sa 138e session, le , le CIO a approuvé une proposition du comité d'organisation visant à ajouter le ski-alpinisme comme discipline optionnelle pour la première fois aux Jeux olympiques[47]. Il comprendra trois épreuves médaillées : le sprint masculin, le sprint féminin et le relais mixte[48].

En , la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) a conclu un accord avec la Ligue nationale de hockey (LNH) pour une interruption de sa saison régulière, afin de permettre aux joueurs de la ligue de participer aux Jeux olympiques pour la première fois depuis 2014. La LNH devait initialement participer aux Jeux de 2022, mais s'était retirée en raison de la pandémie de COVID-19[49].

La fédération de ski souhaitait intégrer le combiné nordique féminin, dernier sport olympique d'hiver à ne pas être mixte[50] ; en effet, un classement féminin est apparu lors de la Coupe du monde 2020-2021. Ce projet a été finalement refusé par la commission exécutive du CIO, tout comme le ski cross par équipe mixte et le snowboard parallèle par équipe mixte[51]. La FIS avait également émis le souhait[52] que le télémark soit représenté.

Changements

Les Jeux olympiques d'hiver de 2026 proposent 116 épreuves médaillées réparties dans 16 disciplines, soit sept épreuves et une discipline de plus qu'à Pékin en 2022, le ski alpinisme. Parmi les nouvelles épreuves figurent les bosses en ski acrobatique (hommes et femmes), le retour des épreuves de luge en double messieurs et femmes (qui remplacent l'épreuve de double messieurs et femmes), le combiné alpin par équipes messieurs et femmes, le saut à ski individuel sur grand tremplin femmes et le relais mixte en skeleton. Ces Jeux enregistrent le plus fort pourcentage de participation féminine de l'histoire des Jeux olympiques d'hiver, à 47 %[47],[53]. Le combiné nordique demeure la seule discipline exclusivement masculine.

L'épreuve de ski alpin mixte par équipes parallèles est supprimée. Le combiné alpin passe d'une formule individuelle à une formule par équipes de deux ; cette épreuve, qui connaissait une baisse de participation en raison de l'évolution des exigences techniques et d'entraînement, avait été retirée du circuit de la Coupe du monde de ski alpin FIS en 2020[47],[54],[49]. Le saut à ski par équipes et le combiné nordique passent également à une formule par équipes de deux, ce dernier adoptant un grand tremplin / 2 × 7,5 km (4,7 mi) parcours[53]. Pour la première fois, les femmes parcourent les mêmes distances que les hommes en ski de fond[53].

En résumé :

  • ski-alpinisme (+3) : nouveau sport olympique avec trois épreuves (sprint hommes, sprint femmes et relais mixte) ;
  • luge (+1 et ch.) : ajout d'une épreuve de double féminin et remplacement d'une épreuve double « open » par une épreuve de double masculin ;
  • skeleton (+1) : ajout d'une épreuve par équipe mixte ;
  • saut à ski (+1) : ajout d'une épreuve individuelle féminin sur grand tremplin ;
  • ski acrobatique (+2) : ajout d'une épreuve bosses en parallèle masculin et féminin ;
  • ski alpin (-1) : suppression de l'épreuve parallèle par équipe mixte et modification des épreuves combinées en compétitions par équipes masculin et féminin.

Disciplines

Ces Jeux comprennent 116 épreuves (54 épreuves masculines, 50 féminines et 12 mixtes) pour 16 disciplines.

Davantage d’informations Disciplines, Hommes ...
Nombre d'épreuves par discipline
Disciplines Hommes Femmes Mixte TOTAL
BiathlonBiathlon 5 5 1 11
BobsleighBobsleigh 2 2 0  4
Combiné nordiqueCombiné nordique 3 0  0  3
CurlingCurling 1 1 1 3
Hockey sur glaceHockey sur glace 1 1  0 2
LugeLuge 2 2 1 5
Patinage artistiquePatinage artistique 1 1 3 5
Patinage de vitessePatinage de vitesse 7 7 0  14
Patinage de vitesse sur piste courteShort track 4 4 1 9
Saut à skiSaut à ski 3 2 1 6
Skeletonskeleton 1 1 1 3
Ski acrobatiqueSki acrobatique 7 7 1 15
Ski alpinSki alpin 5 5 0  10
Ski alpinismeSki alpinisme 1 1 1 3
Ski de fondSki de fond 6 6 0  12
SnowboardSnowboard 5 5 1 11
TOTAL (16 disciplines) 54 50 12 116
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Calendrier

Légende
      Cérémonies       Jour de compétition    4   Jour de finale (Nombre de finales)       Gala d’exhibition
Davantage d’informations Sports, Jour de compétition (février 2026) ...
Calendrier général des Jeux olympiques d'hiver de 2026 avec le nombre de finales par jour et par sport
Sports Jour de compétition (février 2026)
4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22
Cérémonies Drapeau olympique OC
Curling Pictogramme Curling C C C C C C 1 C C C C C C C C C C 1 1
Glisse Bobsleigh Pictogramme Bobsleigh C 1 1 C 1 1
Luge Pictogramme Luge C 1 C 1 2 1
Skeleton Pictogramme Skeleton C 1 1 1
Hockey sur glace Pictogramme Hockey sur glace C C C C C C C C C C C C C C 1 C C 1
Patinage Artistique Pictogramme Patinage artistique C C 1 C C 1 1 C 1 C 1 G
Vitesse Pictogramme Patinage de vitesse 1 1 1 1 1 1 1 1 2 1 1 2
Short-track Pictogramme Short-track 1 2 1 1 2 2
Ski acrobatique Pictogramme Ski acrobatique C 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 3
Ski alpin Pictogramme Ski alpin 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Ski-alpinisme Pictogramme Ski-alpinisme 2 1
Ski
nordique
Biathlon Pictogramme Biathlon 1 1 1 1 1 2 1 1 1 1
Combiné nordique Pictogramme Combiné nordique 1 1 1
Saut à ski Pictogramme Saut à ski 1 1 1 1 1 1
Ski de fond Pictogramme Ski de fond 1 1 2 1 1 1 1 2 1 1
Snowboard Pictogramme Snowboard C 1 2 1 C 2 2 1 C 1 1
4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22
Jour de compétition (février 2026)
Fermer

Tableau de médailles

Davantage d’informations Rang, Nation ...
Rang Nation Or Argent Bronze Total
1 Norvège18121141
2 États-Unis1212933
3 Pays-Bas107320
4 Italie1061430
5 Allemagne810826
6 France89623
7 Suède86418
8 Suisse69823
9 Autriche58518
10 Japon571224
11 Canada57921
12 Chine54615
13 Corée du Sud34310
14 Australie3216
15 Grande-Bretagne3115
Pour consulter ou modifier les données, voir le tableau complet
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Droits télévisés

Ci-dessous la liste des diffuseurs (en) sélectionnés pour les JO d'hiver de 2026 et 2030 ainsi que les JO d'été de 2028 et 2032 :


Le , le CIO a annoncé avoir renouvelé son accord de droits de diffusion européens avec Warner Bros. Discovery Sports, qui durera de 2026 à 2032. Le contrat couvre les droits de télévision payante et de streaming des Jeux olympiques d'été, d'hiver et de la jeunesse sur Eurosport et Discovery+ dans 49 territoires européens[62]. Contrairement au contrat précédent, où la société mère Discovery, Inc. était responsable de la sous-licence à des diffuseurs dans chaque pays[63],[64], des droits en clair ont été attribués simultanément à l'Union européenne de radio-télévision (UER) et à ses membres, couvrant au moins 100 heures de contenu lors de chacun des Jeux olympiques d'hiver[62].

Aux États-Unis, ces Jeux sont à nouveau diffusés par les propriétés de NBCUniversal, dans le cadre de son contrat de 7,75 milliards de dollars[65] pour diffuser les Jeux olympiques jusqu'en 2032[66]. Selon les nouveaux accords de droits médiatiques de la National Football League (NFL) qui débutent en 2023, NBC diffuse également le Super Bowl (qui est maintenant tourné entre les quatre principales chaînes de télévision gratuites commerciales des États-Unis) pendant les années des Jeux olympiques d'hiver couvertes par le contrat[67],[68].

Le déroulement

Cérémonie d'ouverture

Une scène de la cérémonie d'ouverture : le dévoilement des anneaux olympiques.
La vasque olympique à Milan sur l'arc de Triomphe.

La cérémonie d'ouverture se tient le au stade San Siro de Milan, sous le titre « Armonia (« Harmonie »)[47].

La cérémonie a été produite par Banijay Live (Balich Wonder Studio). Marco Balich, directeur artistique de la cérémonie d'ouverture, a expliqué que le mot harmonie dérive du grec ancien : « Il signifie “rassembler”, en termes musicaux, différents éléments. »[69]

La cérémonie d'ouverture a également été marquée par une prestation de la chanteuse américaine Mariah Carey[49],[70],[71] et des artistes italiens Laura Pausini et Andrea Bocelli[72]. Deux vasques olympiques sont allumées, à Milan et à Cortina d'Ampezzo, une première dans l'histoire des Jeux[73].

Cérémonies de réattribution de médailles

Lors de ces Jeux, plusieurs athlètes ont l'honneur de recevoir officiellement leurs médailles gagnées lors de précédentes olympiades le [74] :

Cérémonie de clôture

Parade des athlètes pendant la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver de 2026.

La cérémonie de clôture a lieu aux Arènes de Vérone le , intitulé « La beauté en action »[47]. Outre les segments culturels, la cérémonie a compris les remarques de clôture et la passation officielle aux Alpes françaises en tant que région hôte des Jeux olympiques d'hiver de 2030[75].

Affaires et controverses

Tentatives d'infiltration de la mafia

Avant le début de l'événement, des experts de la mafia italienne ont révélé que cette dernière a tenté d'infiltrer l'organisation de l'événement, notamment dans la construction d'infrastructures : « en 2025, le ministère de l'Intérieur a exclu 54 entreprises qui ont candidaté pour les travaux, pour des liens présumés avec des organisations criminelles », affirme le journaliste Paolo Valenti[76],[77].

Dans ce sens, la police de Cortina d'Ampezzo arrête trois personnes « sérieusement soupçonnées, à des degrés divers et de connivence, d'extorsion aggravée par méthode mafieuse »[76],[78]. Parmi eux, deux frères ultras de la Lazio et connus pour être proche du crime organisé romain. Les forces de l'ordre les suspectent d'avoir tenté de prendre le contrôle du trafic de drogue à Cortina d'Ampezzo, de faire pression sur des établissements de nuit de la ville et de s'ingérer dans des contrats liés aux JO, afin de blanchir de l'argent sale[76],[79].

Pour tenter de faire face à ce problème récurrent en Italie, des groupes citoyens et associations se mobilisent. Libera crée le programme Open Olympics 2026[80], afin de rendre le plus transparent possible les attributions de marchés publics liés à ces Jeux Olympiques d'hiver[76],[81]. L'association dénonce notamment la Fondazione Milano Cortina comme « un véritable gouffre de transparence »[76].

Notes et références

Voir aussi

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Timelines

Top Qs

Fact Checks