Joachim Bouflet
From Wikipedia, the free encyclopedia
Joachim Bouflet, né d'un père français et d'une mère allemande[1] le , est historien et spécialiste des phénomènes mystiques. Il est également consultant auprès des postulateurs de la Congrégation pour la cause des saints[1],[2] et membre de la société d'études et de recherches Anne-Catherine Emmerich.
Il effectue ses études secondaires au lycée Fabert à Metz de 1961 à 1965.
Alors qu'il suit des études d'histoire à Paris en 1968, Joachim Bouflet s'interroge sur sa foi et envisage un temps d'entrer chez les carmes[1]. Il intègre le Tiers-Ordre carmélitain vers l'âge de 30 ans[3].
À l'occasion d'un voyage en Italie avec des amis en 1968, il est amené à rencontrer Padre Pio, prêtre capucin, pour lui demander de prier en faveur d'une amie handicapée[2],[3]. Le saint stigmatisé joue un rôle décisif dans sa vocation d'« historien du surnaturel »[2]. Il l'envoie à San Damiano, près de San Giorgio Piacentino, où se déroulent de prétendues apparitions mariales qui suscitent un fort engouement, mais que le capucin qualifie d'«opera diabolica» (œuvres du diable). Joachim Bouflet passe plusieurs mois là-bas, rencontre la voyante Rosa Quattrini, dite «Mamma Rosa», ainsi que son entourage[2], et observe le travail de la commission d'enquête[1],[4]. De retour à Paris, il poursuit ses études jusqu'au doctorat et enseigne l'histoire pendant dix ans[3].

Travaux
Dans son Encyclopédie des phénomènes extraordinaires dans la vie mystique en trois volumes, publiés en 1992, 2002 et 2003, Joachim Bouflet se livre à une étude historique de manifestations surnaturelles telles que l'extase, la transverbération, la lévitation, la bilocation, l'inédie, la stigmatisation, etc[5].
Il étudie différentes apparitions mariales, comme celles de Garabandal et de Medjugorje[3]. Sur cette dernière mariophanie, il publie plusieurs ouvrages, dont Medjugorje ou la fabrication du surnaturel en 1999, qui mettent en doute la véracité de ces apparitions[2],[6].
En 2000, Il livre une « somme » de 700 pages rassemblant toute une série de fraudes mystiques intitulée Faussaires de Dieu[2],[7].
Il soutient en 2014 une thèse intitulée Institution et charisme dans l'église de 1846 à nos jours : la question du jugement épiscopal sur les apparitions mariales modernes et contemporaines dans le cadre de l'école doctorale Montaigne-Humanités de l'université Bordeaux-III[8],[9].
Il publie en 2020 aux éditions du Cerf un volumineux Dictionnaire des apparitions de la Vierge Marie qui comprend près d'un millier de notices[10]. Ce livre développe l'ouvrage Un signe dans le ciel. Les apparitions de la Vierge qu'il avait coécrit en 1997 avec l'historien Philippe Boutry[11].
Après la controverse suscitée par la parution en 2020 de La Fraude mystique de Marthe Robin du père Conrad De Meester, Joachim Bouflet publie Marthe Robin. Le verdict en [12].
Il fait paraître en Impostures mystiques parmi lesquelles il range un certain nombre de cas contemporains : Maria Valtorta, William Kamm, et des personnalités en lien avec les apparitions de Medjugorje comme Vicka Ivanković, Tomislav Vlašić et Theresa Lopez[13],[14],[15],[16].
Hélène Carrère d’Encausse lui décerne en le prix littéraire de l’Œuvre d’Orient pour son livre Mariam, une sainte arabe pour le monde paru en 2022[17].

Symphorose Chopin
En 1970, par l'intermédiaire d'une amie, Joachim Bouflet rencontre Symphorose Chopin qu'il côtoie jusqu’à sa mort en 1983[2],[3]. Il témoigne à son sujet de phénomènes inexplicables qu'il affirme avoir observés en présence de plusieurs témoins : lévitation à 30 cm du sol et phénomènes lumineux[2]. Il a été désigné comme expert en vue d'un éventuel procès en béatification[18].
