Symphorose Chopin
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Symphorose Chopin est une mystique catholique française, née le à Courrières dans le Pas-de-Calais et morte le à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine.
Maladie
Pour l'universitaire Antoinette Gimaret, qui a rédigé sa notice dans l'ouvrage Les femmes mystiques, « la biographie de Symphorose Chopin reste extrêmement lacunaire. »[1]
Elle est l'aînée d'une famille de 4 enfants de condition modeste. Son père est mineur de fond. À l'âge de 7 ans, en raison des problèmes de santé de sa mère, elle est confiée à des religieuses. Après un accident à la mine, son père devient partiellement invalide. Toute la famille doit alors s'installer dans une maison en préfabriqué à Rueil-Malmaison[2].
Dès l'âge de 9 ans, afin de pourvoir aux besoins de sa famille, elle ramasse des balles perdues au golf de Saint-Cloud[3]. En 1936, alors qu'elle a 12 ans, son père tente de la violer profitant de l'absence de sa mère à la maternité. Pour lui échapper, elle saute par la fenêtre et tombe deux étages plus bas, chute qui lui occasionne une claudication[3].
Son père meurt en 1938. Sa mère épouse pendant la guerre un homme avec lequel elle a six autres enfants. Symphorose Chopin travaille dans une usine de cartonnages[2] et, avec ses jeunes sœurs, récupère le long de la voie ferrée des déchets de coke pour les revendre[3]. À l'âge de 19 ans, faute d'avoir rapporté ce qu'on attend d'elle, elle est violemment battue par son beau-père : sa colonne vertébrale est brisée[3]. Elle en garde des séquelles dont elle souffrira toute sa vie, l'obligeant par la suite à rester presque constamment alitée[1]. Elle reste cependant dans le domicile familial pour s'occuper notamment de ses trois sœurs[2].
Sa jambe est paralysée à l'issue d'une opération mal conduite. Elle souffre également d'une tuberculose pour laquelle elle est soignée au sanatorium d'Aincourt. Le 15 août 1954, elle est guérie à Lourdes, mais elle ne se présente pas au bureau des constatations médicales pour faire reconnaître sa guérison[4]. Peu après, elle entre au centre hospitalier de Villepinte pour y soigner un cancer. Elle y rencontre André Combes qui devient son directeur spirituel jusqu'à sa mort en 1969[1]. Elle tient à sa demande un journal spirituel, consigné dans les « cahiers noir et bleu »[1]. L'historien Joachim Bouflet la rencontre en 1970. À partir de 1973, elle connaît une période d'inédie presque totale. Elle reçoit de nombreux visiteurs, laïcs, prêtres et religieux, dont Marie-Dominique Philippe qui la mentionne dans l'un de ses livres[5]. Elle aide les démunis grâce à de généreux donateurs[2]. Sa notoriété se répand auprès des milieux conservateurs et des cercles aristocratiques français qui la consultent, parmi lesquels Henri d'Orléans. À ce dernier qui l'interroge sur le retour possible de la royauté en France, elle fait cette réponse : « Jamais vous ne régnerez, ni aucun de vos descendants. Dieu a sur la France d'autres desseins, car s'il n'oublie pas le passé, il ne veut pas que nous en soyons esclaves pour construire l'avenir. »[6]
Elle meurt à Rueil-Malmaison le à l'âge de 58 ans.
