John Dalli

homme politique maltais From Wikipedia, the free encyclopedia

John Dalli, né le à Qormi, Malte, est une personnalité politique maltaise. Il appartient au Parti nationaliste (PN/NP). Il a occupé le poste de commissaire européen chargé de la Santé et de la Politique des consommateurs de 2010 à 2012, au sein de la Commission Barroso II. Accusé à tort de corruption liée à l'industrie du tabac, il démissionne le [1].

Naissance
Nationalité
Formation
École de droit Benjamin N. Cardozo (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Faits en bref Commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs, 2010-2012 ...
John Dalli
En .
Fonctions
Commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs
-
Ministre maltais des Affaires étrangères
-
Ministre maltais des Finances
-
Leo Brincat (en)
Ministre maltais des Finances
-
George Bonello Dupuis (en)
Lino Spiteri (en)
Membre de la Chambre des représentants de Malte
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
École de droit Benjamin N. Cardozo (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Parti politique
Fermer

Il est marié à Josette Dalli, née Callus. Le couple a deux filles.

Vie politique

Nommé secrétaire parlementaire du ministère de l'Industrie en . Élu à la Chambre des députés, il devient ministre des Affaires économiques en .

Il est nommé ministre des Finances à partir de . Il conserve ce poste jusqu'en , lorsqu'il est nommé ministre des Finances et des Affaires économiques. Il est nommé en , ministre des Affaires étrangères et de la Promotion des investissements en remplacement de Joe Borg, alors désigné commissaire européen. Réélu à la Chambre des députés en , John Dalli est nommé ministre de la Politique sociale le .

Le , il est nommé commissaire européen, poste auquel il succède à Joe Borg[2]. Au sein de la Commission, il occupe le portefeuille de la Santé et de la Protection des consommateurs.

Polémiques et démission

Le , John Dalli démissionne de son poste de commissaire européen[3] à la suite d'un rapport de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) faisant état de possible trafic d'influence[4]. D'après ce rapport, à la veille d'une révision de la Tobacco Products Directive[5], directive européenne concernant le tabac[6], le fabricant de tabac suédois Swedish Match a été approché par un entrepreneur maltais prétendant pouvoir user de ses relations avec John Dalli pour faire lever l'interdiction du snus dans l'Union européenne contre le paiement de 60 millions d'euros[7]. Le directeur général de l'OLAF, Giovanni Kessler, précisant qu'« aucune preuve n'a permis de conclure que monsieur Dalli a été l'instigateur ou le cerveau opérationnel de cette demande de fonds, […] aucune somme n'a été payée, même en partie[8]. » L'ensemble des accusations sont rejetées par John Dalli qui indique vouloir défendre sa réputation en dénonçant dans la presse maltaise une campagne de son propre parti politique[9] et un piège de l'industrie du tabac[10]. L'Alliance européenne pour la santé publique (EPHA) espère que la démission du commissaire européen « n'aboutira pas à ce que l'industrie veut précisément depuis le début avec cette action : bloquer une future directive[10] ». Le Partenariat pour un monde sans fumée a mis le législateur européen en garde, soulignant « comment l'industrie du tabac tente d'influencer la législation et, lorsqu'elle ne peut pas, essaie de bloquer ou retarder la procédure[10] ».

Une enquête, racontée par José Bové dans son livre de 2014 Hold-up à Bruxelles (adapté par Antoine Raimbault en 2024 sous le nom Une affaire de principe), révèle l'ambiguïté de cette accusation et blanchit l'ancien commissaire, qui a vraisemblablement été la proie d'un coup monté par Swedish Match[11]. Un propos plus nuancé selon les commentateurs. L'affaire révèle des dysfonctionnements graves dans le fonctionnement de la Commission européenne et une proximité trop grande avec les lobbys[12]. Saisi, le tribunal de l'Union européenne a rejeté, le , la plainte du commissaire, l'estimant non fondée[13]. Il a pris essentiellement en compte le poste politique, estimant que les règles habituelles entourant une démission ne pouvaient être appliquées[14]. Le procès contre Giovanni Kessler révèle qu'il a perdu sa femme. Giovanni Kessler est, lui, condamné en 2023, à 14 mois de prison avec sursis pour écoute illégale[15].

En , son nom est cité dans les Pandora Papers[16].

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI