Joseph-Louis Giret

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Décès
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Nîmes (Gard)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Abbaye de Châtrices (à partir d')
Abbaye Saint-Denis de Reims (à partir d')Voir et modifier les données sur Wikidata
Joseph-Louis Giret
Fonction
Juge
Gard
Tribunal criminel révolutionnaire (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 30 ans)
Nîmes (Gard)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Abbaye de Châtrices (à partir d')
Abbaye Saint-Denis de Reims (à partir d')Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Parentèle
Jacques-Luc Barbier-Walbonne (oncle du conjoint)
Pierre-Joseph Giret (d) (oncle)
Jean Giret (d) (oncle)
Louis Giret (d) (petit-neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Lieu de détention

Joseph-Louis Giret, né le à Florensac (Languedoc)[1] et mort le à Nîmes (Gard), est un prêtre catholique français qui devient homme politique et magistrat sous la Terreur pendant la Révolution française.

Famille

Joseph-Louis Giret naît le à Florensac (Languedoc)[2].

Il est le fils de Louis Giret (1734-1786), avocat en parlement[2], et de Marie Barral de Labaye (1736-1783). Par ailleurs, il est le neveu de Pierre-Joseph Giret (d) (1746-1826), garde du corps des rois Louis XV et Louis XVI[3],[4],[5],[6].

La famille Giret est une famille d'ancienne bourgeoisie du Languedoc.

Études religieuses et sacerdoce

Entreprenant des études religieuses, il entre comme novice à l'abbaye Saint-Quentin à Beauvais le [1],[2].

Il devient étudiant à Notre-Dame de Châtrices en [1].

Nommé sous-diacre à Noël 1786, il poursuit ses études à l'abbaye Saint-Denis de Reims à compter d'[1].

Il est ensuite ordonné diacre à Pâques 1788 et prêtre le [1],[7].

Il est nommé vicaire de la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier[8],[9] puis il enseigne comme professeur à l'abbaye Toussaint d'Angers de au [1].

Durant la Révolution française, il prête serment à la constitution civile du clergé et devient curé constitutionnel élu de Saint-Quentin (Gard) le [8],[10],[11],.

Juge révolutionnaire sous la Terreur

Acquis aux idées révolutionnaires, Joseph-Louis Giret est député de la Société populaire de Nîmes[1],[10] et membre du club des Jacobins.

Par ailleurs, il prend des responsabilités politiques en étant membre du directoire du département du Gard[12] et président de la commission d’Orange.

Résignant ses fonctions de curé constitutionnel, il s'engage à l'armée d'Italie[13], d'où il est délégué comme agent militaire pour le canton d'Uzès au printemps 1793[14].

Il devient magistrat en étant nommé juge au tribunal du district de Nîmes le [10],[12],[15],[16],[17].

Il prononce et imprime des discours jacobins à Marseille en 1793[18] et à Paris début 1794[1],[19].

Il se rend à Paris le 24 Nivôse an II (soit le ), où il réside rue des Petits-Champs, comme indiqué sur sa "carte de sûreté".

Nommé juge au tribunal criminel révolutionnaire du département du Gard à Nîmes le par arrêté de Jean Borie, représentant du peuple[8],[10],[12],[15], il est l'un des principaux meneurs de la Terreur dans le département du Gard[12],[20],[21],[22],[23].

Les autres meneurs nîmois sont le maire Jean-Antoine Courbis surnommé « le Marat du Gard », Jean-Marie Pallejay, président du tribunal criminel révolutionnaire, Baumet, juge, Boudon, juge, Louis Pelissier, juge suppléant, Colomb, agent national, Augustin Bertrand, accusateur public, Jean Allien, gardien de prison.

Ainsi composé et assisté, le tribunal criminel révolutionnaire du Gard, du 1er germinal au 14 thermidor an II, tient 30 séances et condamne 132 personnes à mort[24].

Arrestation et mort

A la suite de la chute de Robespierre le 9 Thermidor qui met fin à la Terreur, le juge Giret est arrêté, comme les autres membres du tribunal criminel révolutionnaire, le 19 Thermidor an II (soit le ) alors qu'il est au club des Jacobins de Nîmes[25],[26].

Incarcéré à la prison de Nîmes (citadelle)[26], il se donne la mort par pendaison dans son cachot le , soit trois semaines après son arrestation[25],[24],[27].

Vie familiale

Peu avant son arrestation, il épouse Marie-Thérèse Barbier (née en 1774) le 28 messidor an II (soit le ) à Nîmes[12]. Cette dernière est la fille de Joseph Barbier, marchand à Nîmes, et de Marie-Élisabeth Vincent, et la nièce du peintre Jacques-Luc Barbier-Walbonne.

Le couple n'a pas d'enfant connu.

Publications

  • Joseph-Louis Giret, Lettre de Giret à Monsieur l'abbé Sorbière, Académie de Nîmes, (lire en ligne)
  • Joseph-Louis Giret, Discours prononcé à l'assemblée générale des sociétés populaires du Midi, réunies à Marseille, Marseille, , 6 p. (lire en ligne)
  • Joseph-Louis Giret, Discours prononcé aux Jacobins, à la séance du primidi 11 Pluviose, Paris, Impr. des sans-culottes, , 24 p. (lire en ligne)

Bibliographie

Références

Voir aussi

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