Joseph Keiley
photographe américain
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Joseph Keiley, né à Baltimore (Maryland) le et mort à New York le , est un photographe, critique d'art et écrivain américain, membre fondateur du Photo-Secession.
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Biographie
Joseph Turner Keiley est l'un des sept enfants de John Denis et de Mary Ellen Turner[1]. Peu après sa naissance, la famille déménage à Brooklyn, où il grandit. On sait peu de choses sur son enfance.
Il fait ses études de droit à la Columbia Law School, il devient avocat, fondant le cabinet Keiley & Haviland à Manhattan. Il débute la photographie au milieu des années 1890 et rencontre sa collègue photographe new-yorkaise Gertrude Käsebier, qui, à l'époque, photographie des Amérindiens participant au Wild West Show de Buffalo Bill. Keiley photographie également certains de ces sujets et, en 1898, neuf de ses tirages sont exposés au Philadelphia Photographic Salon[2]. L'un des jurés du Salon était Alfred Stieglitz, qui rédige également une critique élogieuse du travail de Keiley[3].
Grâce à son succès au salon de Philadelphie, Keiley devient l'année suivante le quatrième Américain élu au cercle britannique The Linked Ring, alors la plus importante société photographique au monde promouvant le pictorialisme.
En 1900, il rejoint le Camera Club de New York et se voit proposer une exposition personnelle dans la galerie du club. Stieglitz était alors vice-président du club et rédacteur en chef de la revue officielle, Camera Notes : Keiley devint rapidement son plus proche allié. Stieglitz lui proposa de devenir rédacteur en chef adjoint de la revue, et au cours des années suivantes, Keiley fut l'un de ses contributeurs les plus prolifiques, publiant des articles sur l'esthétique, des comptes rendus d'expositions et des articles techniques. Plusieurs de ses photographies furent également publiées dans la revue.
Lui et Stieglitz commencèrent à expérimenter une nouvelle technique de tirage au platine développée à la glycérine et corédigèrent un article sur le sujet, publié ultérieurement, toujours dans Camera Notes[4].
En 1902, Stieglitz incluait Keiley parmi les membres fondateurs de la Photo-Secession, et quinze de ses tirages (un de plus qu'Edward Steichen) furent montrés lors de l'exposition inaugurale de la Photo-Secession au National Arts Club[5].
Lorsque Stieglitz lança la revue Camera Work en 1903, il demanda à Keiley de devenir rédacteur en chef adjoint. Pendant les onze années suivantes, il fut le deuxième, après Stieglitz, à gérer la publication de la revue. Il contribua à des dizaines d'essais, de critiques et d'articles techniques, et conseilla Stieglitz sur les nouveaux photographes européens prometteurs[2].
Keiley fit publier sept photogravures dans Camera Work, une en 1903 et six en 1907.
Plus tard, il voyagea en Europe et au Mexique, et passa plusieurs années à tenter d'installer un ami radical à la présidence du Mexique, par un coup d'État pacifique[6].
En janvier 1914, Keiley mourut de la maladie de Bright. Stieglitz écrivit un long éloge funèbre pour son ami dans Camera Work, et il conserva le nom de Keiley en tête de la revue jusqu'à sa cessation de publication en 1917.
Galerie
- Zitkala-Sa (Camera Notes, V-01, 1901).
- The Last Hour (Camera Work, III, 1903).
- A Bit of Paris (Camera Work, XVII, 1907).
- Lenore (Camera Work, XVII, 1907).