Joseph Renaud
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| Joseph Renaud | |
Portrait de Joseph Renaud (1906-1978) | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (4 ans, 4 mois et 26 jours) |
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| Élection | 17 juin 1951 |
| Circonscription | Saône-et-Loire |
| Législature | IIe (Quatrième République) |
| Groupe politique | RPF |
| Sénateur français | |
| – (2 ans, 9 mois et 4 jours) |
|
| Circonscription | Saône-et-Loire |
| Groupe politique | CNIP |
| Maire de Sully | |
| – (26 ans) |
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| Prédécesseur | Pierre-Alexandre Jacqueson |
| Successeur | Claude Jacqueson |
| Conseiller général de Saône-et-Loire | |
| – (6 ans) |
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| Circonscription | Canton d'Épinac |
| Prédécesseur | Jean-Marie Mercier |
| Successeur | Jean-Pierre Collin |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Sully |
| Date de décès | (à 71 ans) |
| Lieu de décès | Sully |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RPF |
| Famille | Famille Renaud |
| Profession | Agriculteur exploitant |
| modifier |
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Joseph-Paul-Amédée Renaud, né le à Sully (Saône-et-Loire) et mort au même lieu le , est un homme politique français, parlementaire de Saône-et-Loire sous la IVe République.
Fils de Paul Renaud, agriculteur, et de Jeanne Bochot, Joseph Renaud est issu d'une ancienne famille de la bourgeoisie rurale[1], originaire de Sully, en Saône-et-Loire, et dont un membre, Fernand Renaud, est alors premier adjoint (1919-1932) puis maire d'Autun (1932-1944).
Après des études secondaires menées à l'institution Saint-Lazare à Autun jusqu'à l'obtention de la première partie du baccalauréat, il devient à son tour agriculteur exploitant à Sully. Peu après son mariage en 1932 avec Émilie Meillant et la naissance de sa fille Colette, il s'engage dans la vie politique : en 1935, il est élu conseiller municipal de sa commune et exerce aussitôt la fonction d'adjoint au maire. Lors des élections législatives de 1936, Joseph Renaud franchit une nouvelle étape en se présentant sous l'étiquette "républicain de gauche" (centre droit), avec le soutien de l'Alliance démocratique, dans la première circonscription d'Autun, mais il est battu[2]. Mobilisé en 1939, il rentre dans ses foyers en 1940.
Un engagement gaulliste et paysan
À la Libération, Joseph Renaud tente à nouveau, à l'occasion de toutes les élections, de gagner un siège dans une assemblée nationale.
Il est ainsi candidat lors de l'élection de la première Assemblée constituante en : il figure en troisième position sur une liste d'action sociale de la résistance qui recueille 39 404 suffrages sur 24 351 (soit 16,18%) mais n'a qu'un seul élu (Patrice Bougrain-Dubourg).
En , il gagne une place - son nom apparaît en deuxième position - sur une liste du cartel républicain, proche de celle de 1945. Mais si cette liste progresse en obtenant 51 539 suffrages sur 254 546 (soit 20,2%), elle n'a toujours qu'un seul élu (Patrick Bougrain).
En , Renaud retrouve la troisième position sur une liste du cartel républicain indépendant et gaulliste qui attire 64 450 voix sur 240 573 (soit 26,7%) et gagne deux élus (Patrice Bougrain et André Moynet). Il appartient alors à l'Union gaulliste de René Capitant et le préfet le présente comme "cultivateur, démocrate populaire". Joseph Renaud tente encore sa chance en présentant sa candidature au Conseil de la République en mais il échoue à nouveau.