Juan Carlos Wasmosy
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Juan Carlos Wasmosy | |
Juan Carlos Wasmosy en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de la république du Paraguay | |
| – (5 ans) |
|
| Vice-président | Ángel Seifart (es) |
| Prédécesseur | Andrés Rodríguez Pedotti |
| Successeur | Raúl Cubas Grau |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Juan Carlos María Wasmosy Monti |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Asuncion, Paraguay |
| Parti politique | Parti colorado |
| Profession | Ingénieur, entrepreneur |
|
|
|
| Présidents de la république du Paraguay | |
| modifier |
|
Juan Carlos Wasmosy (né le à Asuncion) est un ingénieur, entrepreneur et homme d'État paraguayen, président de la République du au . Membre du Parti colorado, il est le premier président civil après Alfredo Stroessner et le premier démocratiquement élu depuis 1811.
Né à Asunción, Juan Carlos Wasmosy suit une formation d'ingénieur civil et prend la tête du consortium paraguayen chargé du barrage d'Itaipu. Ce projet lui permet d'amasser une fortune considérable. Il est également ministre de l'Intégration sous la présidence d'Andrés Rodríguez.
Il nomme, sous la pression de Washington, le général Ramón Rozas Rodriguez chef de la lutte anti-drogue. Celui-ci est assassiné par balles en , peu avant de présenter son rapport sur les activités illicites de hauts responsables des forces armées, du gouverneur de l'Alto Paraná Carlos Barreto Sarubbi, de l'homme d'affaires brésilien Fahd Jamil et de plusieurs agents de la DEA américaine.
En , il démet de sa fonction de commandant en chef de l'armée de terre le général Lino Oviedo, tenant d'une ligne dure à l'intérieur du Parti colorado et ne cachant plus ses ambitions politiques. Avec le soutien d'un grand nombre d'officiers, Oviedo menace le président de lancer ses chars à l'assaut de l'ordre constitutionnel. Réfugié dans l'enceinte de l'ambassade américaine, Wasmosy négocie et lui promet de le nommer ministre de la Défense. Il revient rapidement sur sa décision devant la pression de manifestation, des États-Unis (qui menacent de suspendre l'aide militaire) et du Mercosur (qui menace d'exclure le Paraguay en cas de retour d'un régime militaire).
En 2002, Wasmosy est reconnu coupable de fraude envers l'État paraguayen et condamné à quatre ans de prison[1]. Il fait appel de cette sentence et sa peine est commuée en libération sous caution et assignation à résidence. En tant qu'ancien président du Paraguay, il est nommé sénateur à vie[2].