Jules Mondos

acteur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jules Mondos, né à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) le [1] et mort dans le 9e arrondissement de Paris le [2], est un acteur français.

Décès (à 64 ans)
9e arrondissement de Paris
Nationalité Drapeau de la France Français
Lieux de résidence Paris
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jules Mondos
Description de l'image M. Mondos. (Odéon) - btv1b531706322.jpg.
Naissance
Charenton-le-Pont (Val-de-Marne)
Décès (à 64 ans)
9e arrondissement de Paris
Nationalité Drapeau de la France Français
Lieux de résidence Paris
Activité principale Acteur
Années d'activité 1888-1931
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Maubant
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Biographie

Fils de Jean Auguste Mondos[3] et de Marie Louise Lorrin, mariés à Sévignac (Basses-Pyrénées) en 1866, Jules Mondos, après avoir obtenu un deuxième prix de comédie[4] au Conservatoire de Paris[5] en [6], commence sa carrière théâtrale au théâtre du Palais-Royal[7] puis à partir de à l'Odéon[8] où il restera deux ans.

Ensuite il se produit sur de nombreuses scènes parisiennes dont le théâtre de l'Athénée, le Vaudeville  où il créa, le 23 décembre 1913, La Belle Aventure de Robert de Flers, Gaston Armand de Caillavet et Étienne Rey  et au théâtre de la Porte-Saint-Martin.

Jules Mondos effectue également de nombreuses tournées en province, à l'étranger (Belgique, Suisse) ainsi qu'en Algérie[9], en particulier avec les tournées Charles Baret.

En 1909, il entame parallèlement une carrière cinématographique en débutant dans deux courts-métrages d'André Calmettes et de Michel Carré, tous deux metteurs en scène issus du théâtre. Il tourne ainsi dans quelque 26 films (dont 3 parlants) jusqu'en 1931.

Comme pour la majorité de ses confrères non mobilisables, la première guerre mondiale va le contraindre à ralentir sérieusement ses activités, la plupart des théâtres ayant dû interrompre ou réduire leur programmation après l'envoi sur le front de leurs effectifs masculins les plus jeunes. Jules Mondos parvient néanmoins à obtenir les quelques engagements nécessaires à la satisfaction de ses besoins pendant les quatre années de conflit.

La réouverture des salles et la reprise des tournages après l'Armistice lui permettent de retrouver une activité normale jusqu'à la fin des années 1920. Mais le comédien vieillissant est désormais confronté à une nouvelle génération d'acteurs de formation moins classique et au jeu plus moderne qui vont progressivement le marginaliser. Le comédien « à la tête en caoutchouc », comme l'avait dépeint un critique de théâtre à ses débuts[10], qui pouvait passer indifféremment d'un rôle d'aristocrate à celui de domestique, ne fait plus recette. Son dernier engagement connu au théâtre remonte à 1930, et il tourne son dernier film en 1931. Pendant la dernière année de sa vie, Jules Mondos mène une existence modeste et effacée en vivant sur ses économies.

Sa mort serait sans toute passée totalement inaperçue si les circonstances dramatiques entourant sa disparition n'avaient fait l'objet de nombreux articles dans la presse de l'époque.

En 1932, les proches de Jules Mondos sont, depuis quatre mois, sans nouvelles du comédien. Le , le commissaire de police du quartier Saint-Georges, à la suite de la plainte de voisins, fait forcer la porte de son appartement situé au second étage de l'immeuble du 9 rue Clauzel dans le 9e arrondissement de Paris. Le corps de l'acteur est découvert allongé sur son lit dans un état avancé de décomposition. Le médecin légiste conclut à une mort due à des causes naturelles, sans doute une crise cardiaque[11],[12]. La date de son décès remonte très probablement au précédent, jour où il a été aperçu pour la dernière fois par la concierge.

Mort célibataire et sans famille connue, Jules Mondos est inhumé le au cimetière parisien de Pantin au frais de l'Union des artistes[13].


Théâtre

Filmographie

Notes et références

Liens externes

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