Jupiter-C

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Jupiter Composite Reentry Test Vehicle

Pays d’origineDrapeau des États-Unis États-Unis
ConstructeurChrysler pour le ABMA
Rocketdyne
Premier vol
Dernier vol
Jupiter-C
Fusée de recherche et développement
Jupiter-C RS-27 sur son pas de tir à Cap Canaveral.
Jupiter-C RS-27 sur son pas de tir à Cap Canaveral.
Données générales
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Constructeur Chrysler pour le ABMA
Rocketdyne
Premier vol
Dernier vol
Statut Hors statut
Lancements (échecs) 3 (1)
Diamètre 1,78 m
Base(s) de lancement Base de lancement de Cap Canaveral
Autres versions Juno I
Famille de lanceurs Redstone
Motorisation
Ergols 1er étage
Carburant : Alcool éthylique sur RS-27, Hydyne sur les deux autres vols.
Comburant : Oxygène liquide
1er étage 1 North American Aviation (Rocketdyne) 75-110-A-7
2e étage 11 x Thiokol XM100
3e étage 3 x Thiokol XM100
Missions
Test des têtes de rentrées de missiles Jupiter

Jupiter-C, de son nom complet Jupiter Composite Reentry Test Vehicle, est une fusée de recherche et de développement américaine de la famille Redstone, dérivée du Jupiter-A avec l’ajout d’étages à propergols solides venant du missile MGM-29 Sergeant, pour l’essai des têtes nucléaires lors de la rentrée atmosphérique, du missile balistique à portée intermédiaire PGM-19 Jupiter. Jupiter-C sera reconvertie comme lanceur spatial et renommée Juno I, pour l’envoi des premiers satellites américains Explorer.

Contexte

En , s’organise l’Année géophysique internationale durant laquelle les États-Unis et l’Union des républiques socialistes soviétiques déclarent vouloir chacun placer leurs satellites en orbite terrestre. Le mois précédent les dirigeants américains décident dans cette perspective de développer un nouveau lanceur de trois étages, le lanceur Vanguard, signifiant en français "Avant-Garde", qui comporte un grand nombre d'innovations techniques à l’époque par rapport aux fusées développées jusque-là. Au niveau des soviétiques, les capacités et l'avance soviétique sont également sous-estimées[1].

Développement du Jupiter-C et transformation en Juno-I

Au sein de l’Army Ballistic Missile Agency, une équipe menée par l’ingénieur allemand Wernher von Braun travaille sur le missile balistique à courte portée Redstone. Elle propose de l’adapter pour lancer le satellite dans l’espace. En parallèle, le Naval Research Laboratory planche sur Vanguard, un projet similaire. Désireux de conserver le caractère civil au programme, le président Eisenhower entérine le le choix du comité scientifique chargé de sélectionner le vainqueur, qui est Vanguard.

Dès 1955, Wernher von Braun entame le développement d’une fusée Jupiter-C, pour la mise au point de la rentrée atmosphérique des têtes nucléaires du missile balistique à portée intermédiaire Jupiter dont le développement est en cours sous sa supervision, et les lancements réalisés sous l’étroite surveillance du Department of Defense.

Le , Spoutnik 1 devient le premier satellite artificiel de la Terre, et suivi par la suite un mois plus tard par Spoutnik 2 à bord duquel se trouve la chienne Laïka. Au lendemain de cette seconde humiliation pour les américains, le Department of Defense demande à von Braun de préparer sa fusée tout en maintenant la priorité au Naval Research Laboratory. L’explosion au décollage de Vanguard occasionne des retards pour les Etats-Unis. Après ces déconvenues, tous les espoirs se portent sur la fusée de von Braun. Le , elle parvient à lancer le satellite Explorer 1 dans l’espace, mettant ainsi les Etats-Unis au rang de seconde puissance spatiale. Cinq autres suivront jusqu’en avant de passer à Juno II[1].

Numéro de série chiffré

Le Jupiter-A et C, faisait partie du projet Jupiter, dont la séquence de fabrication des fusées (qui ne sont pas nécessairement lancées dans l'ordre, et peuvent être améliorées au fur et à mesure que des solutions aux problèmes techniques sont élaborées lors de tests) a été considérée comme un secret militaire. Ainsi, la désignation peinte sur la façade des fusées n'était pas un numéro de série, mais employait un simple chiffrement de transformation que le personnel serait sûr de ne pas oublier. La clé a été tirée du nom de la base de conception et de test: Huntsville, Alabama, donnant HUNTSVILE, avec la lettre double L supprimée[2],[3] :

H → 1 / U → 2 / N → 3 / T → 4 / S → 5 / V → 6 / I → 7 / L → 8 / E → 9 / X → O

La lettre X est rajoutée au codage, représentant le 0.

RS et CC peuvent être aussi figurés sur le nom de la fusée : RS signifie que la fusée est de construction de l’arsenal de Redstone, CC signifie de construction de Chrysler Corporation[4].

Chronologie des lancements

Historique des vols
Vol n° Numéro de série Date de lancement Site de lancement Pad de tir Charge utile particulier Notes Dispersion radiale (en m) Résultat Image
1 RS-27 /
RS-UI
Cape Canaveral LC-6 Succès
2 RS-34 /
RS-NT
Cape Canaveral LC-6 Échec
3 RS-40 /
RS-TX
Cape Canaveral LC-6 Succès

Caractéristiques techniques

Un jeton Shell dédié au Jupiter-C

Notes et références

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