Kevin Chen
pianiste canadien
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Kevin Chen, né le à Edmonton (Alberta), est un pianiste canadien.
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En -, il gagne coup sur coup le concours de Genève et le concours Rubinstein. En , il remporte le deuxième prix du concours Chopin.
Biographie
Enfance et études
Chen naît le [1],[2] à Edmonton[réf. souhaitée] dans une famille chinoise. Il commence à apprendre le piano à l'âge de cinq ans et se produit pour la première fois à l'âge de sept/huit ans[3],[4].
Ses professeurs sont Colleen Athparia, Krzysztof Jabłoński (pl) et Marilyn Engle[4],[5]. Il étudie également la composition avec Jared Miller (en)[6].
Il poursuit ses études auprès d'Arie Vardi (en) à la Hochschule für Musik, Theater und Medien Hannover[7].
Victoires à des concours prestigieux (2019-2023)
De 2019 à 2023, il gagne plusieurs concours d'un prestige croissant, notamment :
- en 2019, le Minnesota International Piano-e-Competition (en) dans la catégorie junior[8] ;
- en 2020, le Concours international de piano de Hilton Head (en)[9] ;
- en 2021, le Concours international de piano Franz-Liszt Budapest (en)[10] ;
- en 2022, le Concours international de musique de Genève, qui se tient cette année-là dans la discipline piano[11],[5],[12] ;
- en 2023, le Concours international de piano Arthur-Rubinstein[13],[5],[12].
En 2024, il joue au Lille pianos festival[14].
Deuxième prix au concours Chopin (2025)
En , Kevin Chen obtient le deuxième prix de la dix-neuvième édition (en) du Concours international de piano Frédéric-Chopin, derrière l'Américain Eric Lu[15],[16]. À l'annonce des résultats, Christophe Huss, du quotidien québécois Le Devoir, défend Lu face aux critiques concernant sa victoire, et remarque par ailleurs que l'un des ex-professeurs de Chen, Krzysztof Jabłoński (pl), faisait partie du jury. Il formule alors l'hypothèse que le Polonais aurait favorisé son ancien élève. Cette éventualité n'ayant eu de toute manière aucune incidence sur le classement final, Huss s'empresse d'ajouter qu'il n'y a « aucun scandale » lors de cette édition du concours Chopin[17].
Accueil critique
En 2024, lors du passage de Chen au Lille pianos festival, Benedict Hévry, du webzine français ResMusica, remarque, « outre des moyens techniques impressionnants, les très réelles qualités musicales de ce jeune virtuose, parfois encore un rien superficiel[14]. »
En 2025, Jed Distler (Gramophone) commente sa prestation à la finale du concours Chopin en ces termes : « sa Polonaise-Fantaisie s'est distinguée par son éclat technique, mais j'attendais davantage de drame et de mélodie que ce que le pianiste était prêt à concéder. Une interprétation lourde, rigide et sans charme du Concerto no 1 semblait interminable[18]. » Maciej Chiżyński (ResMusica) livre une critique plus positive : « dans la Polonaise-Fantaisie, il en souligne – sur un Steinway – l'intensité tout comme la clarté formelle, élément difficile à saisir pour cette partition. Dans le Concerto no 1, il impressionne par la virtuosité, les contrastes de nuances ainsi que la transparence des textures[19]. »