Kingdom Come (album de Jay-Z)

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Enregistré 2006
Studios 301
(Drapeau de l'Australie Australie)
Baseline Studios
(Drapeau de l'État de New York New York)
Westlake Studios
(Drapeau de l'État de New York New York)
Sony Music Studios
(Drapeau de l'État de New York New York)
Avex Honolulu Studios
(Honolulu)
Record One Studios
(Sherman Oaks)
South Beach Studios
(Miami)
Studio Davout
(Paris)
Chalice Studios
(Los Angeles)[2]
Durée 59:21
Kingdom Come
Album de Jay-Z
Sortie Drapeau des États-Unis
Drapeau de la France [1]
Enregistré 2006
Studios 301
(Drapeau de l'Australie Australie)
Baseline Studios
(Drapeau de l'État de New York New York)
Westlake Studios
(Drapeau de l'État de New York New York)
Sony Music Studios
(Drapeau de l'État de New York New York)
Avex Honolulu Studios
(Honolulu)
Record One Studios
(Sherman Oaks)
South Beach Studios
(Miami)
Studio Davout
(Paris)
Chalice Studios
(Los Angeles)[2]
Durée 59:21
Genre Rap East Coast
Producteur Kanye West, Timbaland, The Neptunes, Dr. Dre, Just Blaze, Swizz Beatz, Chris Martin, Scyience, DJ Khalil, Mark Batson
Label Roc-A-Fella / Def Jam

Albums de Jay-Z

Singles

  1. Show Me What You Got
    Sortie : 10 octobre 2006
  2. Lost One
    Sortie : 4 décembre 2006
  3. 30 Something
    Sortie : 9 janvier 2007
  4. Hollywood
    Sortie : 20 mars 2007

Kingdom Come est le 9e album studio de Jay-Z, sorti en 2006.

C'est le premier album du rappeur depuis The Black Album sorti en 2003, après lequel il avait annoncé sa retraite. Avec 680 000 copies vendues dès la première semaine aux États-Unis, il est l'album du rappeur qui s'est le mieux vendu en une semaine. Il débute ainsi à la 1re place du Billboard 200 et a été certifié double disque de platine aux États-Unis[3]. Outre cet important succès commercial, l'album a reçu de bonnes critiques de la presse, atteignant notamment une moyenne de 67100 sur le site Internet Metacritic. Cependant, certaines critiques relativisent la qualité de l'album par rapport à l'attente énorme des fans.

La production de l'album est assurée par de nombreux producteurs, dont Just Blaze, DJ Khalil, Dr. Dre, The Neptunes, Swizz Beatz et Kanye West. Dr. Dre a par ailleurs entièrement mastérisé l'album. On y retrouve également des collaborations avec notamment John Legend, Beyoncé, Usher ou encore Ne-Yo.

Annoncé dès [4], Kingdom Come est le premier album de Jay-Z sorti sa retraite annonce par la sortie du Black Album (2003) et du film Fade to Black, largement présentés comme ses adieux. Le clip de la chanson 99 Problems  troisième et dernier single extrait du Black Album  se terminait par un Jay-Z terrassé par une pluie de balles. Dans des interviews, Jay-Z expliquait que cette scène symbolisait la « mort » de Jay-Z et la « renaissance » de Shawn Carter[5]. C'est pourquoi le rappeur avait un temps prévu de sortir ce nouvel opus sous son vrai nom, Shawn Carter. De plus, le Black Album s'achevait sur un titre intitulé My 1st Song rendant hommage à The Notorious B.I.G.[6].

Singles

Le premier single est Show Me What You Got. Le clip, tourné à Monaco, est réalisé par F. Gary Gray. Le second single est Lost Ones, dont le clip a été dirigé par Anthony Mandler. Le titre évoque notamment la séparation du rappeur avec Damon Dash, cofondateur du label Roc-A-Fella Records, le décès de son neveu ou encore sa supposée relation avec l'actrice Rosario Dawson[réf. nécessaire].

Critique

Notation des critiques
Score cumulé
SiteNote
Metacritic 67/100[7]
Compilation des critiques
PériodiqueNote
AllMusic 2,5/5 étoiles[8]
The A.V. Club B+[9]
Entertainment Weekly B[10]
The Guardian 4/5 étoiles[11]
Los Angeles Times 2,5/4 étoiles[12]
NME 8/10[13]
Pitchfork 5/10[14]
Rolling Stone 3,5/5 étoiles[15]
Uncut 3/5 étoiles[16]
USA Today 3/4 étoiles[17]

Kingdom Come reçoit des critiques mitigées de la part des critiques musicaux[18]. Sur l'agrégateur américain Metacritic, il reçoit une note moyenne de 67/100, basée sur 23 critiques[7]. Peter Macia du site Pitchfork écrit notamment : « Le consensus initial sur Kingdom Come [est] qu'il s'agissait de l'un des pires albums de Jay-Z. » Le journaliste fait malgré tout l'éloge de la chanson Minority Report : « C'est la seule chanson de Kingdom Come qui offre un véritable aperçu de la position unique dans laquelle se trouve Jay-Z, et peut-être la seule dont on se souviendra[14]. » Dans sa critique pour Rolling Stone, Rob Sheffield (en) déclare que « les hauts sont vraiment hauts, et les bas sont vraiment bas » tout en plébiscitant , les morceaux Kingdome Come et Trouble, tout en trouvant Beach Chair particulièrement horrible[15]. Nathan Rabin (en) de The A.V. Club écrit que malgré le battage médiatique qui a précédé sa sortie, Kingdom Come n'était « qu'un album solide de plus » d'un rappeur qui « réussit désormais grâce à son savoir-faire et à une expérience durement acquise plutôt qu'à la simple soif de succès », trouvant l'album dépourvu du sentiment d'urgence qui caractérisait ses précédents disques[9]. Le célèbre critique américain Robert Christgau donne à Kingdome Come une mention honorable dans son guide du consommateur pour MSN Music, citant les titres 30 Something et Minority Report comme points forts tout en écrivant que Jay-Z appréciait « les plaisirs de devenir légitime[19]. » Dans The New York Times, Kelefa Sanneh (en) juge comme une tentative intrigante mais « partiellement réussie » de la part d'« un rappeur adulte essayant de faire un album adulte »[20]. Andy Kellman, rédacteur en chef du site AllMusic, se montre plus critique, qualifiant le disque de « démonstration de complaisance et de redites — un tour de victoire gratuit et facilement résistible — qui rehausse très légèrement la valeur relative de The Blueprint²[8]. »

Dans Le Monde, on peut notamment lire « Kingdom Come raconte [...] l'ascension ahurissante d'un artiste devenu homme d'affaires sans perdre son talent. Ou presque. Jay Z nous a habitués à l'audace, ici intermittente. Il faut donc se contenter du quota de tubes flamboyants grâce à sa garde rapprochée de producteurs (Just Blaze, Kanye West, Swizz Beatz, Dr Dre, Neptunes). Parmi ces hits, Oh my God et Kingdom Come, ou Show Me What You Got, amoncellement de batteries, cuivres et claviers en transe[21]. »

Jay-Z lui-même sera très critique envers cet album. En , il fait une rétrospective de sa propre carrière et établit un classement de ses albums studio sortis jusque là. Le rappeur classe Kingdom Come à la 12e et dernière place, en précisant cependant « premier come-back, ne me tirez pas dessus »[22],[23].

En , pour les 10 ans de la sortie de l'album, Preezy Brown écrit un article sur l'album dans le magazine Vibe. Il écrit notamment que l'album « était bourré de tous les artifices possibles pour compenser toute rouille de la part de Hov, mais cela n'a finalement pas suffi à masquer les défauts de l'album. » Il passe également en revue ses morceaux préférés de l'album : The Prelude (« L'une des meilleures intros du catalogue de Jay-Z »), Lost Ones (« l'un des morceaux les plus sincères et authentiques de sa carrière »), Do U Wanna Ride (« une lettre ouverte à Emory Jones, son ancien associé devenu détenu, où Jay-Z laisse entrevoir le talent qui le distingue »), I Made It (« un autre bref moment de génie sur Kingdom Come, dédié à la réussite de sa mère, dont il est très fier »), Minority Report (« l'une des compositions les plus méconnues de Jay-Z et un exemple remarquable de son commentaire social sous-estimé ») et Beach Chair (« une expérience sonore intense où Jay-Z se remémore son passé, son présent et son avenir, et qui figure parmi les meilleurs morceaux de son premier album après sa retraite »)[24].

Malgré des avis négatifs sur l'album, la chanson Minority Report a attiré l'attention du public et des critiques musicaux, notamment pour sa production et son message. Mitch Findlay du site HotNewHipHop écrit en 2017 : « Bien que l'album Kingdom Come soit souvent décrié, considéré comme un album de retour médiocre, il recèle quelques pépites. La meilleure d'entre elles est Minority Report, une réflexion élégiaque sur les conséquences de l'ouragan Katrina. Jay-Z y est particulièrement sombre, déclamant des vers riches en images, déplorant les mauvais traitements infligés par le gouvernement et l'ancien président George Bush. On retrouve la présence de producteurs de renom, comme Dr. Dre à la production, et Ne-Yo conclut le morceau par un refrain poignant et puissant : seems like we don’t even care »[25],[26]. Dans une rétrospective des albums en 2017, l'équipe du magazine Spin salue également le morceau Minority Report « D'un point de vue purement esthétique, ce n'est pas le titre le plus agréable à écouter, avec le flow saccadé de Jay sur un rythme de piano lancinant. Mais la chanson se distingue par sa force et son authenticité » et le qualifie comme « l'un de ses morceaux de rap les plus intéressants »[27].

Ventes

Kingdom Come débute  comme les précédents albums du rappeur  directement à la première du classement Billboard 200, avec 680 000 exemplaires vendus sur le sol américain dès sa première semaine, selon Nielsen Soundscan[28]. Il devient donc le neuvième album numéro un de Jay-Z aux États-Unis, ce qui le place à l'époque à égalité avec les Rolling Stones pour la troisième place des albums numéro un aux États-Unis[28]. Pour sa seconde semaine, l'album descend à la 6e place du classement, avec 140 000 copies vendues[29]. En , il est certifié double disque de platine par la RIAA pour 2 millions de copies[30].

Liste des titres

NoTitreProducteursDurée
1.The PreludeB-Money2:44
2.Oh My GodJust Blaze4:18
3.Kingdom ComeJust Blaze4:24
4.Show Me What You GotJust Blaze3:43
5.Lost One (featuring Chrisette Michele)Dr. Dre & Mark Batson3:44
6.Do U Wanna Ride? (featuring John Legend)Kanye West5:28
7.30 SomethingDr. Dre4:14
8.I Made ItDJ Khalil3:28
9.Anything (featuring Usher & Pharrell)The Neptunes4:21
10.Hollywood (featuring Beyoncé)Syience & Ne-Yo4:18
11.TroubleDr. Dre & Mark Batson4:55
12.Dig a Hole (featuring Sterling Simms)Swizz Beatz4:12
13.Minority Report (featuring Ne-Yo)Dr. Dre4:34
14.Beach Chair (featuring Chris Martin)Chris Martin & Rick Simpson5:13

Édition Deluxe

Une édition limitée est commercialisée au Royaume-Uni et en Irlande. Elle contient le titre bonus 44 fours, qui reprend un sample de Walk on the Wild Side de Lou Reed. D'autres éditions deluxe, comme celle vendue en France, contiennent les clips ainsi que des extraits d'un concert de Jay-Z au Royal Albert Hall à Londres.

Certaines éditions proposent une pochette spéciale : un sur-emballage rouge transparent qui cache une partie de la pochette selon qu'on le laisse ou qu'on enlève.

Samples

Classements et certifications

Notes et références

Liens externes

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