Mustela sibirica
espèce de mammifère
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Kolonock, Vison de Sibérie, Putois de Sibérie, Belette de Sibérie
Statut CITES
Répartition géographique
- Natif
- Zones d’introduction
- Mustela sibirica (Pallas, 1773) (Protonyme)
- Martes Sibirica (Muirhead, 1819)
- Mustela Siberica (Griffith, 1822)
- Mustela (Putorius) Subhemachalanus (B. H. Hodgson, 1837)
- Mustela Canigula (B. H. Hodgson, 1842)
- Mustela humeralis (E. Blyth, 1842)
- Putorius Sibiricus (Lesson, 1842)
- Mustela Hodgsoni (J. E. Gray, 1843)
- Mustela Horsfieldii (J. E. Gray, 1843)
- Mustela subhemachalana (E. Blyth, 1863)
- Vison canigula (J. E. Gray, 1865)
- Vison horsfieldii (J. E. Gray, 1865)
- Vison sibirica (J. E. Gray, 1865)
- Vison subhemachalana (J. E. Gray, 1865)
- Putorius fontanierii (A. Milne-Edwards, 1871)
- Putorius Davidianus (A. Milne-Edwards in A. David, 1871)
- Mustela Fontanieri (A. Milne-Edwards in A. David, 1871)
- Putorius moupinensis (A. Milne-Edwards in A. David, 1871)
- Mustela Sibericus (A. R. Wallace, 1880)
- Putorius subhemachalanus (Büchner, 1891)
- Putorius sibiricus miles (Barrett-Hamilton, 1904)
- Putorius sibiricus noctis (Barrett-Hamilton, 1904)
- Putorius sibiricus typicus (Barrett-Hamilton, 1904)
- Lutreola davidiana (Matschie, 1908)
- Arctogale Fontanieri (Matschie, 1908)
- Lutreola moupinensis (Matschie, 1908)
- Lutreola Stegmanni (Matschie, 1908)
- Lutreola sibirica (O. Thomas, 1908)
- Lutreola tafeli (Hilzheimer, 1910)
- Lutreola quelpartis (O. Thomas, 1908)
- Lutreola major (Hilzheimer, 1910)
- Mustela manchurica (E. Brass, 1911)
- Putorius (Kolonokus) sibiricus australis (Satunin, 1911)
- Mustela (Lutreola) taivana (O. Thomas, 1913)
- Mustela hamptoni (O. Thomas, 1921)
- Lutreola melli (Matschie, 1922)
- Lutreola taivana (Kuroda, 1924)
- Kolonocus sibiricus coreanus (Domaniewski, 1926)
- Kolonocus sibiricus katsurai (Kishida & Mori, 1931)
- Kolonocus sibiricus peninsulae (Kishida & Mori, 1931)
- Kolonocus sibiricus quelpartis (Kishida & Mori, 1931)
- Kolonocus sibiricus (Kishida & Mori, 1931)
- Mustela (Kolonocus) sibirica charbinensis (Lowkashkin, 1934)
- Mustela sibirica taivana (Kuroda, 1935)
- Mustela sibirica moupinensis (H. E. Anthony, 1941)
- Mustela sibirica sibirica (Bannikov, 1952)
- Mustela (Kolonocus) sibirica sibirica natio australis (Stroganov, 1962)
- Mustela (Kolonocus) sibirica miles (Stroganov, 1962)
- Mustela sibirica canigula (Wozencraft, 2005)
- Mustela sibirica coreanus (Wozencraft, 2005)
- Mustela sibirica davidiana (Wozencraft, 2005)
- Mustela sibirica fontanierii (Wozencraft, 2005)
- Mustela sibirica hodgsoni (Wozencraft, 2005)
- Mustela sibirica manchurica (Wozencraft, 2005)
- Mustela sibirica quelpartis (Wozencraft, 2005)
- Mustela sibirica subhemachalana (Wozencraft, 2005)
Le Kolonock ou Kolonok, également connu sous les noms de Belette, Putois ou encore Vison de Sibérie (Mustela sibirica), est une espèce de mammifères carnivores de la famille des mustélidés.
Décrite pour la première fois par le naturaliste Peter Simon Pallas en 1773, l'espèce occupe une position taxonomique intermédiaire, présentant une allure svelte proche des belettes et hermines tout en étant anatomiquement apparentée aux putois et au vison d’Europe. Originaire d'Asie, elle se rencontre depuis la Sibérie jusqu'à l'Asie du Sud-Est, où elle fréquente principalement les zones forestières et les vallées fluviales.
Caractérisé par un pelage hivernal d'un fauve intense et un « masque » facial sombre, le Kolonock est reconnu pour la qualité de sa fourrure. Ses poils, particulièrement ceux de la queue, sont mondialement réputés dans le domaine des beaux-arts pour la confection des pinceaux de « martre Kolinsky ». Malgré une exploitation historique intense pour le commerce des peaux et son importance dans le folklore d'Asie de l'Est, l'espèce dispose d'une vaste aire de répartition. Elle fait ainsi l’objet d’un statut de « préoccupation mineure » (LC) selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)[1].
Dénominations
- Nom scientifique valide : Mustela sibirica (Pallas, 1773)[2] ;
- Noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Kolonock (parfois orthographié Kolonok), Belette de Sibérie, Putois de Sibérie, Vison de Sibérie ;
- Noms vernaculaires (langage courant) : Belette, Putois, Vison, Vison feu ;
- Autres dénominations (commerciales) : Martre Kolinsky.
Étymologie
Le nom « Kolonock » est étymologiquement proche du terme solongo, utilisé pour désigner la belette de montagnes (Mustela altaica) ; il provient des langues toungouso-mandchoues (χоlоngо, solongo ou šoiongo), où ce terme signifie originellement « belette » ou « putois »[3]. Le terme a été intégré à la langue russe sous la forme колонок, d'où il tire sa diffusion internationale.
Dans les langues occidentales, le mot « Kolinsky » est également emprunté au russe pour désigner spécifiquement la fourrure de l'animal. Bien que l’espèce ne soit pas présente sur la péninsule de Kola, cette appellation commerciale, dérivée de l'adjectif russe lié au nom de l'animal, s'est imposée au XIXe siècle lors du transit des peaux vers les marchés européens via les ports du Nord[4].
Taxonomie

Si le nom vernaculaire pour définir l’animal est aussi diversifié, c’est parce qu’il a fait l’objet de plusieurs reclassification au fil du temps, allant de belette, à putois et vison :
L’espèce fut d’abord décrite par le naturaliste allemand Peter Simon Pallas en 1773 : dans son ouvrage Reise durch verschiedene Provinzen des rußischen Reichs, il lui attribue le nom scientifique de Mustela sibirica et rapporte les dénominations locales de l'époque, à savoir « Kulon » chez les Tatars et « Kolonok » (Кулонок) chez les Russes. Pallas y précise que l'animal possède une taille proche de celle du putois (Putorii), mais une morphologie rappelant davantage l'hermine (Ermineae), et caractérise son pelage par une teinte fauve intense et uniforme [5].
Cuvier mettra cette espèce en 1817 dans le sous-genre Putorius en raison de ses caractéristiques crâniennes et dentaires [6].

En 1911, le zoologiste Alexei Satunin a proposé une distinction plus fine en créant le sous-genre Kolonokus, afin de regrouper les mustélidés asiatiques présentant cette morphologie intermédiaire entre le vison et l'hermine, comme l’Itatsi (Mustela itatsi) indigène du Japon. Cette velléité d'indépendance taxonomique a été poussée plus loin par d'autres auteurs, comme Janusz Domaniewski en 1926, qui a élevé ce groupe au rang de genre à part entière sous la graphie Kolonocus[7].
Une étude moléculaire publiée en 2008 par Kurose et al., fondée sur les ADN mitochondriaux 12S rRNA et cytochrome b, a montré que la position du Vison d'Europe doit être décalée au sein du groupe des putois (clade incluant Mustela putorius et Mustela eversmanii), invalidant la pertinence phylogénétique du sous-genre Lutreola tel qu'il était défini. Il a été révélé que le Kolonock et l'Itatsi forment un clade frère distinct, séparé du vison d’Europe et des putois[8].
Les deux espèces auraient divergé au début du Pléistocène, il y a environ 1,6 à 1,7 million d'années, suite à l'isolement géographique des populations sur l'archipel japonais[9]. Des fossiles de Kolonock ont été découverts dans la grotte de Denisova[10].
Dans la nature, ainsi qu'en captivité, le Kolonock peut former des hybrides fertiles avec le Putois d'Eversmann (Mustela eversmanii). En Russie, ces hybrides sont connus sous le nom de kokhosiki (кохосики), un mot-valise formé à partir de колонок (kolonok) et хорёк (khoryok, signifiant putois)[11].
De nombreuses sous-espèces ont été reconnues avec le temps : en 2005, Mammal Species of the World en reconnaissait une douzaine[12]. Cependant, des études ultérieures ont invalidé ces taxons et aujourd’hui, l’espèce tend à être considérée comme monotypique, selon ITIS (2025-12-31)[7].
Description

Le Kolonock est un mustélidé de taille moyenne dont la silhouette se caractérise par une élégance svelte et un corps particulièrement allongé et flexible, porté par des membres courts et vigoureux. Sa morphologie générale lui donne une allure agile, lui permettant de se faufiler avec aisance dans les espaces les plus étroits, comme des terriers ou les décombres de constructions[13]. La tête, petite et relativement étroite, présente un museau court se terminant par une truffe sombre. Les oreilles sont larges à la base mais peu allongée, ne dépassant que discrètement de la fourrure et possédant un sommet arrondi[14]. Les yeux, sombres en amande, sont entourés par un « masque » facial brun chocolat ou noirâtre qui contraste avec une coloration blanche très nette sur les lèvres, le menton et parfois la gorge de l'animal, prenant la forme de taches irrégulières[15].
La caractéristique la plus remarquable du Kolonock réside dans sa livrée, qui subit des transformations spectaculaires au fil des mues saisonnières. Durant l'hiver, l'animal se pare d'un pelage d'une densité exceptionnelle, long et soyeux, dont la teinte varie du jaune paille au rouge ocre flamboyant, lui valant ses appellations de « vison feu » ou « vison doré »[16]. Cette fourrure hivernale possède un sous-poil particulièrement fin et serré qui protège efficacement le mammifère des rigueurs du climat sibérien. À l'inverse, le pelage estival, acquis après la mue de printemps entre février et mai, est plus court, plus grossier et présente des teintes plus ternes, tirant sur le brun-roussâtre, rendant le masque facial moins saillant[17].
L'espèce présente un dimorphisme sexuel marqué, les mâles étant sensiblement plus imposants et massifs que les femelles. La longueur du corps varie généralement de 25 à 45 centimètres, tandis que la queue, qui représente environ la moitié de la longueur totale, mesure entre 13 et 21 centimètres[14]. Cette queue est particulièrement fournie et touffue en hiver, rappelant celle d'une martre. Contrairement au Vison d'Amérique, les pattes du Kolonock ne sont que très partiellement palmées, en témoigne son mode de vie plus terrestre que semi-aquatique, bien qu'il soit un excellent nageur[18].
Au niveau de l'anatomie crânienne, le crâne du Kolonock est long et étroit, présentant des caractéristiques intermédiaires entre le putois et le vison, bien qu'il soit moins aplati que celui de ce dernier[15]. Sa dentition est adaptée à un régime de prédateur actif, avec des canines acérées et des carnassières développées. L'os pénien, ou baculum, est structurellement proche de celui du Putois d'Europe, bien qu'il s'en distingue par une finesse et une longueur moindres, mesurant environ 32 à 35 mm chez les adultes[19]. La qualité des poils de jarre, particulièrement ceux de la queue, est réputée pour sa solidité et sa finesse, des propriétés uniques qui expliquent son utilisation historique dans la confection des pinceaux de précision les plus précieux au monde.
- De profil
- Pelage d’été
Comportement et écologie
Activité
Le Kolonock est un animal essentiellement nocturne et crépusculaire, bien qu'il ne soit pas rare de l'observer en activité durant la journée, particulièrement en hiver ou lors des périodes de disette[20]. C'est un voyageur infatigable qui se déplace par bonds successifs d'environ 35 cm, pouvant atteindre plus d'un mètre lors de la chasse. En une seule nuit, un individu peut parcourir une distance considérable variant entre 8 et 12 km pour trouver sa nourriture[21].
Plutôt que de s'établir dans un terrier permanent, le Kolonock utilise plusieurs abris temporaires répartis sur son domaine vital. Ces gîtes peuvent être des terriers abandonnés par des rongeurs (comme le Tamia ou la Grande souslik), des anfractuosités sous des amas de pierres, des troncs d'arbres creux ou des souches renversées. À l'intérieur, le nid est généralement tapissé de plumes et de poils de rongeurs pour assurer une isolation thermique maximale[21].
Régime alimentaire
Prédateur opportuniste et particulièrement polyvalent, le Kolonock fonde l'essentiel de son régime alimentaire sur les petits mammifères, notamment les campagnols, les pikas, les rats et les écureuils. Sa morphologie svelte lui permet de poursuivre les rongeurs jusque dans leurs galeries souterraines ou sous la couche de neige en hiver[21]. Il est également capable de s'attaquer à des proies bien plus imposantes que lui, telles que le Lièvre de Mandchourie (Lepus mandshuricus), dont le poids peut tripler le sien[22].
Ses talents ne se limitent pas au milieu terrestre : excellent nageur, il poursuit les rats musqués et les campagnols jusque dans les rivières, et n'hésite pas à grimper aux arbres pour capturer des écureuils ou piller des nids d'oiseaux[17]. Il consomme également des amphibiens, des poissons et des insectes en complément. En automne, il adapte ses besoins en intégrant des végétaux comme des baies ou des pignons de pin à son régime[20].
Une caractéristique notable du comportement du Kolonock est sa tendance à l'accumulation de surplus alimentaires (thésaurisation). Contrairement à d'autres mustélidés, il transporte souvent ses proies vers un abri sûr pour constituer des réserves qu'il consommera lors des périodes de grand froid où la chasse devient impossible[22].
Interaction avec d'autres prédateurs
Le Kolonock évolue dans un environnement complexe où il entre en concurrence directe avec d'autres carnivores. Il partage des ressources similaires avec le Putois d'Europe et le Vison d'Europe dans les zones de chevauchement.
Le Kolonock est la proie de plusieurs animaux plus massifs. Les grands rapaces nocturnes comme le Hibou grand-duc, ainsi que les aigles, représentent une menace constante. Au sol, il doit faire face à la prédation du Renard roux, du Loup, de la Zibeline et parfois de la Martre à gorge jaune[23]. La zibeline, plus particulièrement, exerce une pression telle qu'elle évince souvent le Kolonock des meilleurs habitats forestiers vers des zones plus marginales[23]. En cas de danger, il se montre particulièrement agressif et capable d'émettre une sécrétion musquée puissante via ses glandes anales pour décourager ses assaillants.
Reproduction
Le Kolonock est un animal polygame dont le cycle de reproduction est étroitement lié aux conditions climatiques. La période du rut commence généralement au début du mois de février et peut se prolonger jusqu'à la fin du mois d'avril. Durant cette phase, les mâles se montrent particulièrement actifs et agressifs, s'engageant fréquemment dans des combats pour l'accès aux femelles[24].
La période de gestation dure environ 38 à 41 jours, bien que certaines sources russes mentionnent des variations allant de 28 à 35 jours selon les conditions environnementales[24]. Les portées sont généralement nombreuses, comptant entre quatre et dix petits, bien que des cas exceptionnels de douze nouveau-nés aient été observés[17].
À la naissance, les jeunes pèsent seulement entre 6 et 7 grammes. Aveugles et sourds, ils sont recouverts d'un fin duvet blanc qui laisse place, après quelques jours, à une fourrure fauve-cendrée. Le développement est rapide : ils entendent vers le 25e jour ouvrent les yeux au bout d'un mois. C'est également vers 30 jours qu'apparaît le masque facial sombre caractéristique[24]. La lactation dure environ deux mois. Les mâles ne participent pas à l'élevage des petits, mais les femelles défendent farouchement le nid. Les jeunes atteignent leur taille adulte fin août et leur maturité sexuelle vers dix mois[24].
Le Kolonock et l'Homme
Pinceaux de martre Kolinsky

L'importance économique du Kolonock repose principalement sur la qualité exceptionnelle des poils de sa queue, commercialisés mondialement sous l'appellation « martre Kolinsky ». Bien que l'animal appartienne au genre Mustela et non au genre Martes, ce nom d'usage s'est imposé dans le commerce de l'art.
Ce sont surtout les poils d'hiver des mâles vivant dans les régions les plus froides de Sibérie qui sont recherchés, car ils possèdent une résilience, une finesse et une capacité de rétention d'eau inégalées par les fibres synthétiques[25]. Ces pinceaux sont considérés par les peintres et les aquarellistes comme les outils de précision les plus précieux, leur pointe conservant une élasticité parfaite même après un usage prolongé. Dans la Russie impériale, la récolte de ces poils constituait une activité lucrative ; avant que la peau entière ne soit valorisée en pelleterie, l'animal était chassé presque exclusivement pour sa queue.
Culture et folklore
En Asie de l'Est, le Kolonock occupe une place singulière dans l'imaginaire collectif. En Chine, il est souvent perçu comme un esprit errant (shen) capable de dérober l'âme des humains pour la remplacer[26]. Il est désigné sous le nom de Huáng Xiān (黄仙, « l'Esprit Jaune ».
Selon le folklore traditionnel, il fait partie des « cinq grands immortels » (avec le renard, le hérisson, le rat et le serpent) capables de cultiver des pouvoirs spirituels. On lui prête la capacité de manipuler les esprits et de porter chance s'il est traité avec respect, ou de causer des malheurs s'il est offensé. En Corée, des croyances similaires existent, voyant souvent en lui un messager spirituel ou une créature malicieuse capable de métamorphose. Dans la nomenclature chinoise, ses poils sont appelés « poils de loup » (狼毫), par réduction de l'expression « loup-rat jaune » (黃鼠狼), à cause de sa réputation de prédateur rusé[27].
Statut de conservation

L'espèce est classée comme étant en « Préoccupation mineure » (LC) par l'UICN en raison de sa vaste aire de répartition et de la stabilité globale de ses effectifs[28]. Toutefois, elle a subi une pression de chasse intense au cours du XXe siècle. En URSS, durant les années 1920, on estime que près de 400 000 peaux étaient collectées annuellement pour l'industrie de la fourrure, où elles étaient souvent teintes pour imiter la Zibeline ou le Vison d'Amérique[23].
L'espèce est inscrite à l'Annexe III de la CITES en Inde, ce qui permet de réguler son commerce international et de protéger les populations locales de l'exploitation illégale[29]. Si l'espèce globale n'est pas menacée, certaines populations insulaires comme celle de l'île de Sakhaline (souvent rattachée à l'Itatsi) sont devenues extrêmement rares, avec seulement quelques centaines d'individus recensés[14].