Ktuts Anapat

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Nom local(hy) Կտուց Անապատ
CulteAbandon (anciennement apostolique arménien)
Début de la constructionXVIIIe siècle
Ktuts Anapat
Le monastère vu depuis le sud(gavit à gauche, Sourp Karapet à droite).
Le monastère vu depuis le sud
(gavit à gauche, Sourp Karapet à droite).
Présentation
Nom local (hy) Կտուց Անապատ
Culte Abandon (anciennement apostolique arménien)
Type Monastère
Début de la construction XVIIIe siècle
Architecte Khoshkhabar
Style dominant Arménien
Géographie
Pays Turquie
Région Van
Province historique Vaspourakan
Coordonnées 38° 36′ 32″ nord, 43° 05′ 02″ est
Géolocalisation sur la carte : Turquie
(Voir situation sur carte : Turquie)
Ktuts Anapat

Ktuts Anapat (en arménien Կտուց Անապատ, « ermitage de Ktuts ») est un ancien monastère arménien situé en dehors des frontières arméniennes actuelles, en Turquie (province de Van, ancien Vaspourakan), sur une île proche de la rive orientale du lac de Van.

L'établissement a des origines incertaines mais est attesté au XVe siècle (en raison notamment de son scriptorium) et reconstruit au XVIIIe siècle. Il sert de refuge lors des massacres hamidiens de 1894-1896, avant d'être abandonné lors du génocide arménien de 1915-1916. Il n'en reste aujourd'hui que l'église Sourp Karapet Saint-Jean-le-Précurseur ») et le gavit.

Il peut être visité en louant une embarcation à partir de Van.

Photographie du lac Van par un satellite

Le monastère est situé sur une des quatre (autrefois sept[1]) îles du lac de Van, l'île de Ktuts[2] bec », aujourd'hui Çarpanak), non loin de la rive orientale du lac[3], à 1,5 km d'un promontoire[4].

L'île fait aujourd'hui partie de la province de Van (région de l'Anatolie orientale), en Turquie orientale[3]. Elle est située à 25 km au nord-ouest de la ville de Van[4].

Historiquement, le complexe est situé dans le canton d'Arberani de la province de Vaspourakan[3], une des quinze provinces de l'Arménie historique selon le géographe du VIIe siècle Anania de Shirak[5].

Histoire

Selon la tradition, le monastère aurait été fondé au IVe siècle par saint Grégoire l'Illuminateur, lors de son retour de Rome[6]. Il y aurait déposé une relique de saint Jean-Baptiste, un bras, pour laquelle un reliquaire, aujourd'hui conservé au patriarcat arménien de Jérusalem, est ultérieurement réalisé[7].

Le monastère n'est cependant attesté qu'au XVe siècle, période pendant laquelle se distingue son scriptorium[3], dont quelques rares manuscrits sont aujourd'hui préservés au Matenadaran d'Erevan[8]. Il est probablement détruit lors du séisme de 1648[9], avant d'être reconstruit au XVIIIe siècle sur financement des habitants de la ville de Baghesh (aujourd'hui Bitlis)[3].

Il devient alors un des deux sièges du diocèse de Lim et Ktuts[10] et sert d'ermitage[11], mais aussi de lieu de villégiature[8]. Lors des massacres hamidiens de 1894-1896, il voit affluer nombre de réfugiés ; la situation ne se réédite pas lors du génocide arménien de 1915-1916, des gendarmes gardant l'accès à l'île[8].

Le monastère est depuis lors abandonné, et il n'en subsiste plus que l'église et son gavit[12]. Il se visite de manière peu aisée[13] par bateau louable à Van[4]. Le vice-gouverneur de la province de Van a toutefois annoncé en février 2010 une restauration ultérieure du monastère[14].

Bâtiments

Notes et références

Voir aussi

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