Kobayr
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| Kobayr | ||
Restauration du monastère de Kobayr (Katoghike vu depuis l'ouest). | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Nom local | (hy) Քոբայր | |
| Culte | Abandonné (anciennement apostolique arménien) | |
| Type | Monastère | |
| Rattachement | Église apostolique arménienne | |
| Début de la construction | 1171 | |
| Fin des travaux | XIIIe siècle | |
| Autres campagnes de travaux | Restauration en 1971, puis à partir de 2006 (en cours) | |
| Style dominant | Arménien | |
| Géographie | ||
| Pays | Arménie | |
| Région | Lorri | |
| Province historique | Gougark | |
| Ville | Toumanian | |
| Coordonnées | 41° 00′ 18″ nord, 44° 38′ 06″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Arménie
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Kobayr, Kobair ou Kober (en arménien Քոբայր ; en géorgien ქობაირი) est un monastère arménien des XIIe et XIIIe siècles situé dans le marz de Lorri, près de la ville de Toumanian. Ce monastère du nord de l'Arménie s'élève sur une pente de la gorge formée par le Debed.
Sa construction débute en 1171 sous l'égide de la branche cadette bagratide régnant sur le Lorri, les Kiourikides. Le monastère passe ensuite aux mains des Zakarian et est converti en un établissement chalcédonien. Il s'étend principalement à cette époque. Abandonné, il revient dans le giron de l'Église apostolique arménienne aux XVIIe et XVIIIe siècles avant d'être à nouveau délaissé. Kobayr fait depuis 2006 l'objet de campagnes de restauration financées par l'État arménien, avec l'aide de l'Italie.
Les bâtiments, aujourd'hui fort endommagés, peuvent être divisés en trois éléments disposés sur un axe nord-sud : le groupe du Katoghike, le clocher-tour et le réfectoire, et la chapelle funéraire. Le monastère est principalement renommé pour ses fresques.
Kobayr est situé sur un rebord[1] dominant la pente boisée de la gorge formée par le Debed[2], sur la rive gauche de celui-ci[3].
Le monastère s'élève sur le territoire de la communauté urbaine de Toumanian (la ville même est située à environ 2 km au sud[4]), à proximité de la localité de Kober, dans le marz de Lorri, en Arménie septentrionale[5]. La localité est dotée d'une petite gare[3], mais le monastère est toutefois difficile d'accès : dix minutes d'escalade sont nécessaires pour le rejoindre[6].
Historiquement, Kobayr est situé dans le canton de Tashir de la province de Gougark[2], une des quinze provinces de l'Arménie historique selon le géographe du VIIe siècle Anania de Shirak[7].
Histoire

Le site relève depuis la fin du XIe - début du XIIe siècle du patrimoine des rois de Lorri, des Bagratides d'une branche cadette, également connus comme les Kiourikides, mais sa construction ne semble débuter qu'en 1171, quand deux filles (dont une prénommée Mariam[6]) de Kiourikê III font ériger la chapelle Mariamashen et peut-être le Katoghike[2]. Ce monastère est ainsi la seule fondation royale[8] à pouvoir être clairement attribuée à cette dynastie[6].
Lorsque la région est libérée des Seldjoukides par les princes Zakarian, en 1195 et 1202, le site entre dans leurs possessions[4]. Passant à la branche de Chahenchah Zakarian (qui y est enterré en 1261), le monastère devient alors chalcédonien, s'étend et se rénove[2], et s'ouvre à l'influence géorgienne, tant au niveau des inscriptions, désormais en géorgien, que dans la composition des fresques[4].
Probablement abandonné à la période mongole, Kobayr est réoccupé aux XVIIe et XVIIIe siècles et retourne à l'Église apostolique arménienne, avant d'être à nouveau délaissé[2].
Fort endommagé, il connaît une restauration de ses fresques en 1971[4]. Une deuxième phase de restauration plus importante débute en 2006 et est cofinancée par l'Arménie et l'Italie (via le Centre d'étude et de documentation de la culture arménienne pour cette dernière) ; cette phase est toujours en cours en 2009[9],[10].


