Makaravank
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Makaravank | ||
Sourp Astvatsatsin à droite et le gavit à gauche. | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Nom local | (hy) Մակարավանք | |
| Culte | Apostolique arménien | |
| Type | Monastère | |
| Rattachement | Église apostolique arménienne | |
| Début de la construction | Xe siècle | |
| Fin des travaux | XIIIe siècle | |
| Autres campagnes de travaux | Restauration en 1940 et dans les années 1970 | |
| Style dominant | Arménien | |
| Géographie | ||
| Pays | Arménie | |
| Région | Tavush | |
| Province historique | Gougark | |
| Ville | Achajur | |
| Coordonnées | 40° 58′ 27″ nord, 45° 07′ 20″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Arménie
| ||
| modifier |
||
Makaravank (en arménien Մակարավանք, « monastère de Macaire ») ou monastère de Saint-Macaire est un monastère arménien situé près de la communauté rurale d'Achajur dans le marz de Tavush, en Arménie du nord-est. Il a été fondé au IXe siècle sur un plateau boisé, et agrandi au XIIIe siècle. Restauré au XXe siècle, il a fait l'objet dans les années 2000 de mesures visant à consolider le sol sur lequel il est bâti.
Composé d'une ancienne église, d'une église principale Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu ») et de leur gavit commun, ainsi que d'une petite église Sourp Astvatsatsin et de divers bâtiments en ruine, ce monastère doté de remparts est particulièrement renommé pour ses décors sculptés. Son potentiel touristique est cependant encore peu exploité.
Le monastère est situé sur un plateau boisé près d'un versant du mont Paytatap[1], au nord-est du haut-plateau arménien et sur la bordure extérieure du Petit Caucase[2]. Depuis son emplacement, une large vue s'ouvre sur la vallée de l'Aghstev et, par-delà la frontière azerbaïdjanaise, sur celle de la Koura[3].
Makaravank est situé à 3 km au sud-ouest de la localité d'Achajur, sur le territoire de la communauté rurale du même nom, dans le marz de Tavush, au nord-est de l'Arménie[1].
Historiquement, Makaravank est situé dans le canton de Mets Kuenk de la province d'Artsakh, devenu au Moyen Âge le canton de Kolbopor de la province de Gougark[1], ces deux provinces étant comptées parmi les quinze provinces de l'Arménie historique selon le géographe du VIIe siècle Anania de Shirak[4].
Toponymie
En arménien, Makaravank signifie « monastère de Macaire »[5]. Selon la tradition locale, Macaire, ou Makar, était un des maîtres maçons en charge au monastère qui, devinant la mort de son fils que ses proches tentaient de lui cacher, se jeta du sommet d'un des bâtiments et fut enterré sous l'un des murs du monastère, lui donnant ainsi son nom[6]. Il est cependant plus probable que le nom de l'établissement lui vienne du saint auquel il a été dédié, saint Macaire[7].
Histoire
Le site du monastère semble avoir été occupé dès l'époque païenne d'après des traces découvertes près des sources locales ; des vestiges de constructions en bois attestent également de son occupation au IVe siècle[8].
L'actuel monastère de Makaravank est fondé au IXe siècle[9], mais il ne subsiste de cette époque que l'« ancienne église », probablement du Xe siècle[10]. À la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, il est fortement agrandi sous ses abbés Hovhannès Ier et David et en partie grâce au mécénat de la noblesse[11], participant ainsi au renouveau de l'Arménie zakaride[12]. Des réfections sont menées sous l'abbé Hovhannès II (1250-1276)[1]. L'époque à laquelle le monastère est abandonné n'est pas déterminée.
Au XXe siècle, fortement délabré[11], le site fait l'objet de restaurations en 1940[1] et dans les années 1970[13]. En outre, le terrain sur lequel le monastère est bâti étant soumis à un phénomène de solifluxion, des interventions ont été menées afin de le consolider au moyen de béton[14]. Un programme d'étude des glissements de terrain s'est déroulé de 2003 à 2005[15]. En dépit de ces travaux, le potentiel touristique du site reste encore peu exploité[16].

