L'Épée vivante
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Ikite iru Magoroku
| Titre original |
生きてゐる孫六 Ikite iru Magoroku |
|---|---|
| Réalisation | Keisuke Kinoshita |
| Scénario | Keisuke Kinoshita |
| Musique | Hikaru Saotome |
| Acteurs principaux |
Ken Uehara Takeshi Sakamoto Fumiko Katsuragi Mitsuko Yoshikawa |
| Sociétés de production | Shōchiku |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie |
| Durée | 89 minutes |
| Sortie | 1943 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
L'Épée vivante (生きてゐる孫六, Ikite iru Magoroku) est un film japonais réalisé par Keisuke Kinoshita tourné pendant la Seconde Guerre mondiale et sorti en 1943.
La famille Onagi, propriétaire des terres historiques de la bataille de Mikata-Ga-Hara où s'affrontèrent autrefois Takeda Shingen et Tokugawa Ieyasu, refuse de les cultiver à cause d'une ancienne malédiction interdisant d'y toucher. Lorsque des villageois demandent à défricher ces champs pour produire plus de nourriture, la famille hésite, déchirée entre tradition et nécessité. La situation se complique encore avec l'arrivée d'un médecin militaire intéressé par leur trésor familial : le légendaire katana « Seki no Magoroku ».
Fiche technique
Ces informations proviennent du générique du film[1], de la fiche Wikipedia japonaise, du livre d'Audie Bock[2] et de la base de données japonaise JMDb[3].
- Titre : L'Épée vivante[4]
- Titre original : 生きてゐる孫六 (Ikite iru Magoroku)
- Réalisation : Keisuke Kinoshita
- Scénario original : Keisuke Kinoshita
- Musique : Hikaru Saotome
- Photographie : Hiroyuki Kusuda (ja)
- Montage : Yoshi Sugihara
- Narration : Musei Tokugawa
- Décors : Isamu Motoki, Masao Kumagai (assistant)
- Instructeur de techniques de combat : Hiromasa Takano
- Costumes : Matsunosuke Matsushita
- Enregistrement sonore : Yoshisaburō Senoo
- Production : Toshichiro Isono
- Société de production : Shōchiku (Studio Ofuna)
- Pays de production :
Empire du Japon - Langue originale : japonais
- Format : noir et blanc - 1,37:1 - 35 mm - son mono
- Genre : comédie
- Durée : 89 minutes[3] - (métrage : neuf bobines - 2 446 m[3])
- Date de sortie :
Distribution
- Ken Uehara : Kiyomatsu Sagara
- Yasumi Hara (ja) : Yoshihiro Onagi
- Fumiko Katsuragi : la grand-mère de Yoshihiro
- Mitsuko Yoshikawa : Umeno Onagi, la mère de Yoshihiro
- Kurumi Yamabato : Makoto Onagi
- Toshio Hosokawa (ja) : médecin militaire
- Takeshi Sakamoto : le serviteur, Shuhei Hanai
- Fumiko Okamura : Oichi Hanai, sa femme
- Reikichi Kawamura : Mojiro Oda
- Tokusaburō Miyako : Koichi Oda, son fils
- Kuniko Igawa (créditée sous le nom de Toshiko Kōno) : Yaeko Oda, sa fille
Citations
« Pour un film aussi ancré dans son époque, L'Épée vivante débute de façon surprenante, en nous plongeant au cœur d'une guerre de clans de 1573. Dans ce préambule violent de cinq minutes, un tourbillon d'escarmouches de samouraïs au montage rapide et de travellings à travers les hautes herbes, Kinoshita fait étalage de son talent de jeune cinéaste et affirme que ce récit nationaliste d'honneur militaire, puisant dans le passé lointain du Japon, portera la voix de l'avenir de ce pays. Lorsque l'action se déplace à l'époque contemporaine, nous rencontrons un groupe de soldats (descendants de samouraïs, comme le révèle leur instructeur) s'entraînant sur les terres mêmes où s'est déroulée la bataille que nous venons de voir ; ils se préparent à combattre les Américains, tandis que leur général évoque le glorieux héritage militaire du Japon et son avenir prometteur. »[5]
« À mesure que les sujets abordés par le réalisateur devenaient de plus en plus graves au fil des années, il était inévitable qu'une telle vision du monde, empreinte d'humanité, se heurte aux exigences de la censure. Nulle part ailleurs cette dissonance n'est plus manifeste que dans « The Living Magoroku », le deuxième film réalisé par Kinoshita, également sorti en 1943. Centré sur une famille qui a préservé le caractère sacré de ses vastes terres pendant des siècles, le film oppose les idéaux du traditionalisme aux responsabilités supposées d'une nouvelle génération honorable lorsque l'armée commence à inciter, sans ménagement, la famille à cultiver ses terres. Ces actes de solidarité sociale et politique sont inscrits dans une continuité historique grâce à deux scènes d'ouverture qui dépeignent sans ambages l'héritage militariste du Japon, en opposant une bataille de samouraïs du XVIe siècle à un camp d'entraînement contemporain situé sur le même terrain. Des histoires individuelles, abordant des sujets plus civilisés, finissent par prendre le dessus (l'une d'elles, concernant la propriété d'une épée ancienne, donne son titre au film), mais il faut reconnaître à Kinoshita le mérite de ne pas compartimenter son propos. Les scènes de guerre, même si elles n'atteignent pas le niveau d'innovation de films comme Les Sept Samouraïs, sont en réalité plus stratégiquement réalisées que ce que Kurosawa lui-même faisait à la même époque avec ses premiers films. »[6]