Serment rompu
film japonais de Keisuke Kinoshita sorti en 1948
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Serment rompu (破戒, Hakai, litt. Commandement brisé, enfreindre le commandement) est un film japonais réalisé par Keisuke Kinoshita sorti en 1948. Il est adapté du livre de 1906 de Tōson Shimazaki (1872-1943), traduit en français sous le titre La Transgression, qui aborde le thème des burakumin à l'ère Meiji. Kon Ichikawa tournera une nouvelle adaptation du livre en 1962, Le Serment rompu (破戒).
Hakai
| Titre original |
破戒 Hakai |
|---|---|
| Réalisation | Keisuke Kinoshita |
| Scénario | Eijirō Hisaita (ja) |
| Musique | Chūji Kinoshita (ja) |
| Acteurs principaux |
Ryō Ikebe Yōko Katsuragi Chieko Higashiyama |
| Sociétés de production | Shōchiku |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame |
| Durée | 99 min |
| Sortie | 1948 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
Vers la fin de l'ère Meiji, en 1902, malgré l'abolition du système de castes au Japon, les discriminations envers les burakumin, considérés comme des parias, persistent. Segawa, un jeune homme brillant issu de cette communauté, a quitté son village sur la promesse faite à son père de ne jamais révéler ses origines. Alors qu'il tombe amoureux d'Oshiho, la fille de son mentor, il est déchiré entre son amour et la peur que son secret soit découvert, se demandant s'il est juste d'épouser une femme sans lui révéler la vérité.
Fiche technique
Ces informations proviennent du générique du film[1], de la fiche Wikipedia japonaise du livre et du film, du livre Japanese Film Directors d'Audie Bock[2], de la base IMDb[3] et de la base de données japonaise JMDb[4].
- Titre : Serment rompu[5]
- Titre original : 破戒 (Hakai)
- Titre anglais : Apostasy
- Réalisation : Keisuke Kinoshita
- Scénario : Eijirō Hisaita (ja), adapté du roman La Transgression (en) de Tōson Shimazaki
- Musique : Chūji Kinoshita (ja)
- Photographie : Hiroyuki Kusuda (ja)
- Direction artistique : Isamu Motoki
- Montage : Hisashi Sagara
- Production : Kōichirō Ogura
- Assistants réalisateurs : Masaki Kobayashi, Yasuo Takaki
- Sociétés de production : Shōchiku (Kyoto Studio)
- Pays de production :
Japon - Langue originale : japonais
- Format : noir et blanc - standard
- Genre : drame
- Durée : 99 minutes (métrage : 11 bobines - 2 717 m[4])
- Dates de sortie :
Distribution
- Ryō Ikebe : Segawa Ushimatsu
- Yōko Katsuragi : Oshiho
- Osamu Takizawa (Troupe Mingu-Geijutsu) : Rentarō Inoko
- Jūkichi Uno (Troupe Mingu-Geijutsu) : Tsuchiya
- Eitarō Ozawa (Troupe Haiyuza (en)) : Risaburō Takayanagi
- Chieko Higashiyama (Troupe Haiyuza (en)) : la femme du temple Renge-ji
- Eijirō Tōno (Troupe Haiyuza (en)) : le directeur de l'école
- Yoshi Katō : un enseignant
Autour du film
Audie Bock note que ce « film de contestation sociale illustre l'humanisme sentimental de Kinoshita. Un jeune instituteur, membre de la classe des parias du Japon (burakumin), cache son identité jusqu'à l'assassinat du leader intellectuel de sa communauté qu'il admirait. Des rumeurs se propagent sur ses origines et les autorités scolaires tentent de le renvoyer, mais il finit par confesser la vérité devant ses élèves en larmes. Le message de liberté et d'égalité est ici fortement souligné par l'émotion. Il est intéressant de comparer cette œuvre avec la version de 1961 de Kon Ichikawa basée sur la même histoire.[2]» p 210
- De nombreux acteurs du théâtre shingeki sont présents dans la distribution : la troupe Haiyu-za (劇団俳優座, Gekidan Haiyūza) et la troupe du Théâtre des Arts du Peuple (民衆芸術劇場, Mingu-Geijutsu). (d'après le générique)
- Yutaka Abe avait entrepris en 1948 une adaptation du roman de Tōson Shimazaki, basée sur un scénario d’ Eijirō Hisaita (ja). Toutefois, le conflit social survenu la même année au sein de la Tōhō entraîna l’abandon du projet. Abe choisit alors de quitter ce studio pour rejoindre la Shintōhō. Par la suite, le projet fut repris par la Shōchiku et mené à bien par le réalisateur Keisuke Kinoshita. (d'après la fiche wikipédia japonaise Yutaka Abe note n°5)
Distinctions
- Prix du film Mainichi 1948 : meilleur réalisation pour Keisuke Kinoshita (conjointement pour : Une femme et Le Portrait)[7]
- Serment rompu est classé à la 6e place du classement des dix meilleurs films japonais de 1948 établi par la revue Kinema Junpō[8].