LK II

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Le Leichte Kampfwagen II véhicule de combat léger 2 »), ou LK II, est un prototype de char d'assaut léger allemand construit à la fin de la Première Guerre mondiale. Développé à la suite du LK I, il ne connut pas le combat. Il est également à l'origine du char suédois Stridsvagn m/21.

Développement

Leichte Kampfwagen II
LK II
Image illustrative de l’article LK II
LK II au Musée allemand des Blindés de Munster
Caractéristiques de service
Type prototype de char léger
Service non déployé
Utilisateurs Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Conflits Première Guerre mondiale
Production
Concepteur Joseph Vollmer
Année de conception 1918
Constructeur Daimler-Benz
Production env. 10 ex.
Caractéristiques générales
Équipage 3
Longueur 5,1 m
Largeur 1,9 m
Hauteur 2,5 m
Masse au combat 8,75 tonnes
Blindage (épaisseur/inclinaison)
Blindage 4 à 14 mm
Armement
Armement principal canon de 37 mm
Armement secondaire mitrailleuse de 7,92 mm
Mobilité
Moteur Daimler modèle 1910 à 4 cylindres
Puissance 60 ch (45 kW)
Vitesse sur route 16 km/h
Puissance massique 6,85 ch/tonne
Autonomie 60 km

Au cours de la seconde partie de la Grande Guerre, l'Armée allemande ne comprend que trop peu, et trop tard, l'importance des tanks : si elle déploie une poignée de chars capturés et en 1918 des A7V nationaux, bien imparfaits, les autres projets de panzer n'aboutissent pas. Fortement influencés par les lignes des chars alliés, les Sturmpanzerwagen Oberschlesien et K-Wagen ne dépassent pas le stade de la planche à dessin. Un prototype de A7V-U (semblable aux Mark britanniques) et un du LK I (similaire au Whippet, mais pourvu d'une tourelle avec mitrailleuse) sont toutefois assemblés. Ce dernier possédant des caractéristiques intéressantes - outre d'être plus aisément usinable que les modèles susmentionnés, une pré-commande de 800 exemplaires est décidée avant que les tests à la mi-1918 ne demandent quelques améliorations.

Le LK II lui succédant doit répondre en outre à un cahier des charges du Ministère de la Guerre, mentionnant entre autres un poids maximum de 8 tonnes, l'emport d'un canon, et une vitesse de 14 km/h.

Caractéristiques techniques

Le Leichte Kampfwagen II reprend donc les caractéristiques de son prédécesseur, conçu par l'ingénieur Joseph Vollmer, le créateur de l'A7V. Le châssis en particulier est toujours celui d'une automobile Daimler ; la motorisation est également assurée par un Daimler-Benz Otto modèle 1910 à 4 cylindres. Une des particularités des LK est le moteur placé à l'avant du véhicule, comme sur le Whippet britannique.

Deux thèses s'opposent quant à l'armement et son installation en tourelle :

  • La plus commune soutient que le LK II ne porte plus à l'arrière une tourelle mais une casemate fixe avec un armement plus important : un canon de 57 mm Sokol (d'origine russe) ou un de 37 mm Krupp porté par une rotule semblable à celle de l'A7V. Une version à tourelle battant sur 360° et pourvue d'une ou deux mitrailleuses, comme sur le modèle précédent, est uniquement dessinée. Il n'existe pas actuellement d'illustration (photographie ou plan) de cette configuration à casemate.
  • Le LK II reprend la tourelle rotative de son prédécesseur, avec l'emport d'un canon, une mitrailleuse de7,92 mm étant installée dans la coque, près du poste de pilotage. Un canon de 57 mm est testé le mais est jugé trop puissant et imposant pour la tourelle exiguë. Est décidé alors l'installation du 37 mm Krupp. Cette configuration à tourelle a le mérite d'être en accord avec les livraisons à la Suède, qui procéda au ré-assemblage de dix exemplaires avec tourelle (v. plus bas)[1].

L'équipage de trois membres est protégé par un blindage maximal de 14 mm (tout comme le Whippet et légèrement moindre que pour le Renault FT, avec lequel il peut toutefois soutenir la comparaison).

Utilisation

Deux prototypes furent réalisés en et testés. Les évaluations sont positives et le 23 du mois, une commande est passée pour 580 exemplaires. La production en série prévue pour devait être de 200 unités mensuelles. Les usines Steffen & Heymann (Berlin), avec châssis motorisés par Daimler, livrèrent 6 exemplaires avant la fin de la guerre. Aucun ne fût envoyé au combat. Un total d'au moins 10 exemplaires auraient été construits. Une version améliorée et à moteur arrière ( à l'exemple du Renault FT), le LK III, demeura à l'état de projet.

À l'armistice, la société Daimler démonte, stocke en secret les exemplaires de LK II (vraisemblablement non armés) et les soustrait à l'investigation de la Commission interalliée du désarmement. Le Traité de Versailles () interdisant à la Reichswehr l'emploi de blindé et même leur développement, les pièces détachées du LK n'ont plus dès lors aucune application possible sur le territoire.

Stridsvagn m/21 et Stridsvagn m/21-29

Postérité

Liens externes

Notes et références

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