Ce roman se veut une œuvre satirique. En effet, à travers cette œuvre, Justin Lhérisson propose une critique de la politique haïtienne en oeuvre à cette époque et une réflexion sur des mœurs haïtiennes, comme le phénomène du plaçage[2].
En voici un résumé de Les Libraires[3] :
Éliezer Pitite-Caille est le « héros » de cette audience. Le mari de Velléda, la tireuse de cartes, est un homme d’affaires madré qui paiera au prix fort ses ambitions politiques. À sa mort, ses deux enfants dilapideront l’héritage familial et Velléda sera contrainte de devenir une des maîtresses du Général Pheuil Lamboy.
Le succès du roman tient tout autant à la description comique des mœurs politiques haïtiennes qu’à l’habileté linguistique de l’auteur. Ce dernier passe avec le plus grand naturel du français au créole, mélangeant les deux langues, les incorporant l’un à l’autre . Et c’est dans la bouche de l’agent électoral Boutenègre que ce créole francisé — ou ce français créolisé — prend toute sa saveur.