La Horse
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Pierre Granier-Deferre
d'après le roman de Michel Lambesc
Michel Colombier
Marc Porel
| Réalisation | Pierre Granier-Deferre |
|---|---|
| Scénario |
Pascal Jardin Pierre Granier-Deferre d'après le roman de Michel Lambesc |
| Musique |
Serge Gainsbourg Michel Colombier |
| Acteurs principaux |
Jean Gabin Marc Porel |
| Sociétés de production |
SNC Gafer Romana Films Roxy film |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame |
| Durée | 77 minutes |
| Sortie | 1970 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
La Horse est un film français réalisé par Pierre Granier-Deferre en 1969 et sorti en salles en .
En argot, le terme « horse » désigne l'héroïne.
Auguste Maroilleur (Jean Gabin), propriétaire terrien établi en Normandie, vit en pater familias sur son exploitation. Dans ses terrains de chasse, Bien-Phu (André Weber), ancien d'Indochine et employé de Maroilleur, a découvert qu'un gabion (affût enterré pour la chasse au gibier d'eau) sert à cacher de l'héroïne. Auguste Maroilleur comprend que son petit-fils Henri (Marc Porel), barman au Havre sur un bateau, appartient à un réseau de trafiquants de drogue. Plus tard, dans la ferme, et devant le regard impuissant d'Henri, Auguste détruit l'héroïne sans hésitation. Le gang réagit immédiatement en détruisant un hangar, en tuant du bétail et en violant la petite-fille de Maroilleur. Celui-ci, désireux d'éviter la prison à son petit-fils pour trafic de drogue, refuse d'alerter la gendarmerie et fait front avec sa famille. La guerre engagée coûte la vie à cinq truands ce qui entraîne une enquête de police. Maroilleur tient tête aux interrogatoires. Le gang est finalement anéanti et l'affaire est classée par la police et par le juge d'instruction, faute de preuves. Henri travaillera à la ferme et l'équilibre du clan sera préservé.
Fiche technique
- Réalisation : Pierre Granier-Deferre
- Scénario, adaptation et dialogues : Pascal Jardin et Pierre Granier-Deferre, d'après le roman de Michel Lambesc (Éditions Gallimard, série noire)
- Assistants réalisateurs : Denis Amar, Philippe Lefebvre
- Images : Walter Wottitz
- Opérateur : Philippe Brun et pour la seconde équipe : Raymond Picon-Borel
- Assistants opérateur: Valery Ivanov, Jacques Lefrancois
- Son : Jean Rieul, assisté de Vartan Karakeusian
- Perchman : Marcel Corvaisier
- Bruitage : Daniel Couteau
- Décors : Jacques Saulnier, assisté de Marc Frédérix
- Montage : Jean Ravel, assisté de Michèle Robert
- Musique : Serge Gainsbourg et Michel Colombier
- Direction musicale : Jean-Claude Vannier (Éditions Hortensia)
- Script-girl : Hélène Sebillotte
- Costumes : Jo Ranzatto
- Habilleuses : Micheline Bonnet, Élise Servet
- Maquillage : René Dandin, Yvonne Gaspérina
- Ensemblier : Robert Turlure
- Photographe de plateau : Marcel Dole
- Régisseur général : Marc Goldstaub
- Régisseur extérieur : Jean Nossereau
- Régisseur adjoint : Roger Pera
- Effets spéciaux : François Suné, et François Nadal
- Chargé de presse : Paulette Andrieux
- Tournage dans les studios Franstudio, ainsi que dans différents lieux dans le Calvados : dans le haras de Gruchy à Saon, à Géfosse-Fontenay, dans l'ancien palais de justice de Caen, place Fontette, à Caen.
- Pellicule 35 mm, couleur par procédé Eastmancolor
- Enregistrement Westrex 1135, société S.N.E.C - auditorium Paris Studio Cinema de Billancourt - Caméra de location Chevereau
- Tirage : Laboratoire Franay L.T.C. Saint-Cloud
- Générique : C.T.R.
- Distribution : S.N.C.
- Production : France, Société Nouvelle de Cinématographie (SNC), Production Artistique et Cinématographique, Gafer ; Italie, Romana Films ; Allemagne, Roxy film
- Producteur : Gérard Beytout, Cyril Grise, René Pignères, Luggi Waldleitner
- Directeur de production : Cyril Grise
- Producteur délégué : Paul Cadéac
- Administrateur de production : Odette Hainsseli
- Première présentation le
- Durée : 77 minutes
- Genre : drame policier
- Affiche : Jacques Vaissier (France)
Distribution
- Jean Gabin : Auguste Maroilleur, propriétaire terrien
- André Weber : Bien-Phu, un neveu d'Auguste Maroilleur
- Marc Porel : Henri, petit-fils d'Auguste, fils de Mathilde et Léon
- Éléonore Hirt : Mathilde, une fille d'Auguste
- Christian Barbier : Léon, le gendre d'Auguste, mari de Mathilde
- Danièle Ajoret : Louise, la seconde fille d'Auguste
- Michel Barbey : Maurice, le second gendre d'Auguste, mari de Louise
- Orlane Paquin : Véronique, la fille de Louise et Maurice
- Julien Guiomar : le commissaire de police
- Henri Poirier : le commissaire de police adjoint
- Pierre Dux : le juge d'instruction
- Félix Marten : Marc Grutti, l'émissaire des truands
- Armando Francioli : Francis Grutti, un truand
- Henri Attal : Louis, un truand
- Dominique Zardi : Tony, un truand
- Gabriel Gobin : le brigadier de la gendarmerie
- Reinhard Kolldehoff : Hans
- Astrid Frank : l'amie de Hans
- Tony Roedel : le chef de chantier
- André Rouyer : un voisin
- Paul Bonifas : un témoin lors de l'accident de la voiture
- Jacques Galland : Roger
- Ermanno Casanova : un inspecteur de police
- Bob Sissa : Mario
- Jean Cherlian : le gros
- Rita Maiden : la secrétaire
- Corrado Guarducci
- Albert Delpy
- Yves Lefrançois
- Bernard Ristroph
- François Nadal
Analyse
La Horse est une sorte de transposition précise de certaines péripéties de l'affaire Dominici croisée avec l'ambiance du Goupi Mains Rouges de Jacques Becker en 1943, gommant les aspects sordides du premier et la sourde angoisse continuelle du second. Subtil et malin, ce film plus complexe qu'il n'y paraît fut vomi par la critique et adoré du public. L'interrogatoire du grand-père et du petit-fils par le juge d'instruction (Pierre Dux) est à lui seul un régal. La musique signée de deux très grands noms (Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier) est aussi un élément essentiel, particulièrement réussi, de l'ambiance de ce film.
Lieux de tournage
Il est évoqué une commune de l'Orne, du nom de « Messais », visible sur le panneau d'entrée du village[1].
Le film a été tourné :
- dans l'Eure à Marais-Vernier ;
- dans le Calvados
- à Crépon,
- Caen (palais de justice),
- Géfosse-Fontenay,
- Saon ;
- à l’aéroport de Genève Cointrin ;
- au tennis de Territet (près de Montreux) et dans les escaliers de l’Hôtel National.

