La Race des seigneurs

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Scénario Pierre Granier-Deferre
Pascal Jardin
Pays de production Drapeau de la France France
La Race des seigneurs
Réalisation Pierre Granier-Deferre
Scénario Pierre Granier-Deferre
Pascal Jardin
Acteurs principaux Alain Delon
Sydne Rome
Jeanne Moreau
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 90 min.
Sortie 1974

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

La Race des seigneurs est un film français réalisé par Pierre Granier-Deferre et sorti le [1]. Il s'agit d'une adaptation du roman de Félicien Marceau Creezy, prix Goncourt 1969.

Député du Parti républicain unifié (PRU), Julien Dandieu est susceptible de prendre part au gouvernement qui se met en place. À sa carrière, il sacrifie sa famille tout comme sa maîtresse, la jeune mannequin Creezy. Ainsi, son épouse est internée pour dépression, alors que son fils de dix-sept ans ne parvient jamais à le joindre. Dandieu va jusqu'à trahir ses amis pour accéder au pouvoir. Mais une fois obtenu le poste tant convoité, il apprend que Creezy s'est donné la mort par sa faute.

Fiche technique

Distribution

Production

Sous la direction de Pierre Granier-Deferre, Alain Delon avait joué dans accepte de jouer dans La Veuve Couderc, adaptation d'un roman de Georges Simenon, avec Simone Signoret[2]. Le film avait rassemblé plus de deux millions de spectateurs en France[3]. Granier-Deferre s'attèle ensuite à une adaptation de Creezy, roman de Félicien Marceau[4]. Il modifie en profondeur le récit pour privilégier un portrait incisif des hommes politiques[4]. Le personnage principal, Dandieu, devient sous sa plume un homme politique de gauche, ambitieux, intelligent et calculateur[4]. Granier-Deferre à propos du rôle : « Nous avons écrit le rôle en pensant à Alain Delon. Parce que c'est l'histoire d'un homme qui vit toujours dans la fébrilité, la nervosité, la tension. Alain aussi est toujours sous tension. Un ambitieux qui n'arrive pas à assumer l'amour. Alain aussi a soif de marcher, d'avancer, de gagner, de séduire des gens et des choses. Mais, en même temps, il y a une distance entre le personnage et lui. Ce Julien qui veut à tout prix être ministre et qui le devient est un peu mégalomane. Pas Delon. »[4]. L'acteur accepte le rôle et s'offre ainsi la possibilité de jouer aux côtés de Jeanne Moreau[5].

Le nom du héros joué par Alain Delon – Julien Dandieu – a été repris l'année suivante pour celui du film Le Vieux Fusil (Robert Enrico, 1975), incarné par Philippe Noiret. Ce nom est souvent choisi par Pascal Jardin, qui a travaillé sur le scénario des deux œuvres et qui avait déjà nommé ainsi Alain Delon dans Madly.

Inspirations

Le personnage interprété par Alain Delon n'est pas sans évoquer un homme politique de cette époque, Jean-Jacques Servan-Schreiber, issu lui aussi des rangs d'un parti centriste (Parti radical) déchiré par l'idée de s'allier à la droite au pouvoir pour tenter d'infléchir la politique sociale de cette dernière. La scission possible du PRU est réellement arrivée dans le cas du Parti radical.

Il est évoqué dans le film le fait que la majorité a remporté de peu les élections législatives et qu'elle a besoin de s'ouvrir au centre pour conserver une majorité claire. C'est ce qui s'est passé lors des élections législatives françaises de 1973 où la majorité l'emporta d'une courte tête et tenta de rallier à elle le « Mouvement réformateur » de JJSS et Jean Lecanuet, dont le parti radical faisait partie.

De plus JJSS mettait en avant des idées novatrices qui bousculaient les habitudes radicales.

C'est encore un parallèle avec certaines scènes du film où l'on voit de vieux cadres du PRU reprocher à Julien Dandieu son arrivisme.

Il faut ajouter à cela le fait que JJSS eut de nombreuses conquêtes féminines.

Le personnage de Renée Vibert évoque Marie-France Garaud, qui a influencé de nombreux hommes politiques des années 1970, dont Jacques Chirac.

Exploitation et accueil

Notes et références

Annexes

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