La Parade (Ravel)
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| La Parade | |
Première page du manuscrit autographe. | |
| Genre | Esquisse de ballet pour piano |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 1 |
| Musique | Maurice Ravel |
| Dates de composition | 1901-1902 ? |
| Création | Palais des beaux-arts de Monte-Carlo |
| Interprètes | Antonine Meunier, Suzanne Mante, Virginie Hugon |
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La Parade est une œuvre pour piano de Maurice Ravel, non datée et sous le pseudonyme de Jack Dream ou Jacques Dream, composée pour la danseuse Antonine Meunier qui l'a créée à Monte-Carlo le .
La partition de Ravel est une « esquisse de ballet » sur un argument perdu d'Antonine Meunier[1], danseuse de l'Opéra de Paris et professeure d'académies privées[2]. Marcel Marnat ajoute : « Probablement écrit pour un divertissement chorégraphique privé. Pas de mentions écrites[1] ».
La Parade est constituée de « deux valses, deux marches et une mazurka[1] ».
Le manuscrit de La Parade conservé à la Bibliothèque nationale de France n'est pas daté mais le musicologue Marcel Marnat, biographe du compositeur, estime que la composition daterait de « 1896 (?) mais plutôt en 1892/93[1] ».
Le musicologue Manuel Cornejo date la composition plus tardivement en 1901-1902, ayant trouvé les dates de deux premières auditions avec danses de La Parade, Maurice Ravel usant les deux fois du pseudonyme Jack Dream ou Jacques Dream[3],[4],[5],[6]. La création a eu lieu le au Palais des beaux-arts de Monte-Carlo (détruit en 1930), par les danseuses Antonine Meunier, Suzanne Mante et Virginie Hugon[4],[5],[6].
La première audition parisienne a eu lieu le à un concert Five O’Clock du quotidien Le Journal, 100, rue de Richelieu, avec les trois mêmes danseuses qu'à Monte-Carlo, Antonine Meunier, Suzanne Mante et Virginie Hugon, le piano étant tenu par Mlle Grandjean[7],[8]. La première parisienne a eu lieu, à quelques heures de différence, le même jour que la création des Jeux d'eau de Maurice Ravel par Ricardo Viñes à l'ancienne Salle Pleyel du 22, rue de Rochechouart.
Analyse
Marcel Marnat note que « ces musiques de salon arborent un titre dont le sens sera révélé dix-neuf ans plus tard par Cocteau », pour Parade d'Erik Satie : « les saltimbanques offrent ce menu fretin mais le vrai travail est ailleurs. Il arrive que l'on prenne la parade pour le spectacle. Ce ne sera pas le cas pour Ravel[9] ».
Christian Goubault juge que les dix-sept pages autographes de ce « premier essai de « divertissement chorégraphique » » sont « assez faibles »[10].
La musicologue Bénédicte Palaux Simonnet relève que le compositeur « s'y amuse, offrant aux entrechats des petites danseuses, traits de fusée, notes perlées, accords graves, rythme enlevé, installant mezza-voce les échos d'airs à la mode : depuis As-tu vu la casquette, la casquette (du Père Bugeaud) à Do, do, l'enfant do. Illustrant les multiples sens du mot parade[2] ».
Dans le catalogue des œuvres de Ravel, la pièce porte le numéro O 11[1].
Publication

La partition a été publiée de manière posthume, en 2008, par les Éditions Durand-Salabert-Eschig, d'après le manuscrit autographe conservé à la Bibliothèque nationale de France, à laquelle il a été donné en 1972, année de la mort d'Antonine Meunier.
Discographie
En 1994, alors que la partition était encore inédite, François-Joël Thiollier a été le premier à avoir enregistré La Parade dans son intégrale de l'œuvre pour piano seul de Ravel pour le label Naxos.
Par la suite, La Parade a été enregistrée en 2003 par Alexandre Tharaud dans son intégrale de l'œuvre pour piano seul de Ravel pour le label Harmonia Mundi[11] puis en 2008 par François Dumont dans son intégrale de l'œuvre pour piano seul de Ravel pour le label Piano Classics.