Labastide-Marnhac

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Localisation

Commune de l'aire d'attraction de Cahors située dans le Quercy, près de la source du Lendou, sur la route nationale 659.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Cahors, Cézac, Le Montat, Pern-Lhospitalet, Trespoux-Rassiels et Villesèque.

Communes limitrophes de Labastide-Marnhac[1]
Trespoux-Rassiels Cahors
Villesèque Labastide-Marnhac Le Montat
Cézac Pern Lhospitalet

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 877 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Montat à 4 km à vol d'oiseau[8], est de 13,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 824,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Carte des ZNIEFF de type 1 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[11] :

  • la « haute vallée du Lendou et serres de Cézac » (1 133 ha), couvrant 5 communes du département[12] ;
  • le « Mont Saint-Cyr et environs, pechs et combes calcaires au sud de Cahors entre Saint-Georges et le Montat » (1 853 ha), couvrant 5 communes du département[13] ;
  • les « serres du Cluzel, de Cayroux Barrats, de Barbarou et de la Paillole » (1 609 ha), couvrant 5 communes du département[14].
  • le « vallon du Bartassec et coteaux attenants » (435 ha), couvrant 3 communes du département[15] ;

Urbanisme

Typologie

Au , Labastide-Marnhac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cahors, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 78 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (31,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,3 %), zones agricoles hétérogènes (24,7 %), prairies (11,3 %), zones urbanisées (4,2 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Labastide-Marnhac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

Risques naturels

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Cahors, regroupant 14 communes concernées par un risque de débordement du Lot et du ruisseau du Bartassec, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[19]. L'événement passé le plus significatif est la crue des 9 et où le Lot a atteint 8,90 m à Cahors après une montée très rapide des eaux. Seules les crues de 1783 et 1833 ont dépassé ces valeurs. Les dégâts ont été très importants. Deux crues survenues sur le Bartassec en 1996 et 2010 ont eu un très fort impact sur les activités économiques de l'agglomération de Cahors. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[20]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1996, 1999 et 2010[21],[17].

Labastide-Marnhac est exposée au risque de feu de forêt du fait de la présence sur son territoire du massif de la Moyenne vallée du Lot. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de 50 mètres, aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de 200 mètres de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation[22].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Labastide-Marnhac.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs, des glissements de terrain et des tassements différentiels[23]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[24].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 557 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 556 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[24].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[17].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[26].

Toponymie

Les mention anciennes de Marnhac sont : Maderniacum VIIIe siècle[27], Madrinagum XIe siècle[27], Marniacum 1147[27], La Bastide Marniac 1757[28], La Bastide Margnac v. 1850[29].

L'étymologie propose que Marnhac soit issu d'une forme *Matern[i]acum/*Matrin[i]acum, qui est un nom composé, d'époque gallo-romaine, de Matern-/Matrin- "de la Mére" + suff. -[i]acum "domaine de", d'où la signification de Marnhac "Domaine de la Mère"[27]. Le site a du être anciennement marécageux (fond de vallée, terrain J6, argileux) réputé habité par des divinités féminines[30].

La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[31].

Le nom La Bastide de Labastide-Marnhac est issu de l'occitan bastida et désigne un village fortifié, celle-ci fut construite vers le XIIIe siècle, près de Marnhac.

Histoire

C’est une de ses plus anciennes bastides, fondée par le seigneur de Lard, famille aisée de Cahors, (aujourd’hui dans la commune du Montat).

Les seigneurs de Labastide avaient le titre de barons.

La seigneurie passa ensuite à d'autres riches Cahorsins : les de Jean.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1796 Jean Couaillac    
1796 1799 Alazard    
1799 1801 Antoine Dufay    
1801 1805 Jean Pierre Desplas    
1805 1815 Chastagnier    
1815 1830 Tulle    
1830 1843 Jean Louis Vincens    
1848 1848 Pierre Bru    
1848 1870 Jean Alazard    
1870 1896 Joachim Valette    
1896 1913 Joachim Bonnet    
1913 1920 Théodore Dulac    
1920 1925 Jean Antoine Bru    
1925 1933 Louis Rouch    
1933 1944 Justin Passerieux    
1944 1972 Paul Gaillard    
1972 1977 Paul Couaillac    
1977 1995 André Massabie    
1995 en cours Daniel Jarry    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].

En 2022, la commune comptait 1 316 habitants[Note 4], en évolution de +8,13 % par rapport à 2016 (Lot : +1,31 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900768811860982916871880927
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
920933872872855852814761704
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
668622603634472410388335346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3543104275576918449309311 121
2014 2019 2022 - - - - - -
1 2001 2441 316------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

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