Lac de Louvain-la-Neuve
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| Lac de Louvain-la-Neuve | |||
Vue depuis la pointe nord du lac. | |||
| Administration | |||
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| Pays | |||
| Région | |||
| Province | |||
| Ville | Ottignies-Louvain-la-Neuve | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 50° 40′ 00″ N, 4° 36′ 19″ E | ||
| Type | Lac d'eau douce | ||
| Superficie | 5 ha |
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| Longueur | 750 m | ||
| Profondeur · Moyenne |
1,2 m |
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| Îles | |||
| Nombre d’îles | 1 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Brabant wallon
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Le lac de Louvain-la-Neuve est un lac artificiel situé à Louvain-la-Neuve, section de la ville belge d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, en Brabant wallon.
Le lac
Le lac de Louvain-la-Neuve a été aménagé en 1984 pour servir d'étang de pêche et de bassin d'orage afin d'éviter les inondations dans le bas de la ville et dans la vallée[1],[2],[3].
En 2009, un examen montre que les eaux du lac sont fortement polluées[1]. L'Université catholique de Louvain décide alors de vider le lac (mise en assec) pour l'assainir et réaménager ses abords[1] : le lac reste à sec pendant près d'un an [1] (voir plus bas pour les détails sur les assecs).
Une deuxième opération de mise en assec du lac en 2014 est un fiasco parce qu'elle n'est que partielle[4].
En 2014, un pélican blanc venu du parc Pairi Daiza est observé sur le lac du au [5]
En 2017, après des abus commis malgré des mesures préventives comme la sensibilisation par des éducateurs de rue et la mise à disposition de sacs-poubelle, la commune impose un couvre-feu autour du lac après 22h30[6],[7].
En , une troisième mise en assec du lac est opérée car l'eau du lac est redevenue très trouble et certaines plantes comme les nénuphars et l'élodée ont disparu (voir plus loin)[4].

Infrastructures culturelles aux abords du lac
Aula Magna
En 1999-2001[8], l'architecte Philippe Samyn érige au nord-est du lac l'Aula Magna, un vaste complexe constitué de différentes salles dont un théâtre de 1000 places, le Foyer du Lac de 250 places, des salles de réunions et un vaste hall de 1 700 m2[9].
Projets avortés de musée au bord du lac
En 1990, à une époque où le musée de Louvain-la-Neuve est encore installé dans le Collège Érasme à la place Blaise Pascal, son directeur Ignace Vandevivere envisage de construire un nouveau musée sur les bords du lac de Louvain-la-Neuve et demande un projet de bâtiment à l'architecte japonais Risho Kurokawa[10],[11].
Mais le projet sombre en 1996 et cède la place vers 2000 à un projet plus modeste de musée à côté de l'Aula Magna, par Philippe Samyn[10],[11]. Ce musée de 4 000 m2 aurait dû voir le jour en 2003[11] mais il n'est pas construit, contrairement à l'Aula Magna.
En 2006, un généreux mécène, Jean Peterbroeck, fondateur de la société de bourse Petercam et diplômé de l'UCL, offre 10 millions d'euros pour la construction du nouveau musée[12]. En 2008, sur base d'un concours international auquel 38 projets sont présentés, c'est le projet du bureau américain Perkins+Will associé au bureau belge Émile Verhaegen qui est choisi[12]. Ce nouveau musée de 5 000 m2 aurait été situé en contrebas de l'Aula Magna, avec une vue superbe sur le lac[12]. Cette construction basse énergie, toute en courbes afin d'épouser les contours du lac, aurait été dotée d'une toiture végétale inclinée[13]. L'UCL cherche alors des dons supplémentaires pour arriver à un budget total de 18 millions d'euros : elle obtient le permis d'urbanisme en mais la famille Peterbroeck annonce alors le retrait de son don (retrait dans lequel la mort de Jean Peterbroeck en a sûrement joué un rôle)[12].
- L'Aula Magna construite par Philippe Samyn près de la pointe nord du lac.
- L'Aula Magna à la pointe nord du lac.
- La pointe nord du lac où aurait dû se dresser le musée de Louvain-la-Neuve selon le projet Perkins+Will.
« Maison Blanche »

Près des rives du lac, au n° 10 du sentier Rêverie du Promeneur solitaire, se dresse une petite maison blanche qui a été habitée jusqu'à la fin des années 1990[14] avant d'abriter un temps des ateliers de la maison des jeunes de Louvain-la-Neuve Chez Zelle après que celle-ci se soit fait expulser en 2008 du parc de la Source pour la construction du musée Hergé[15],[16]. Le bâtiment, laissé ensuite à l'abandon pendant 7 ans et couvert de tags, appartient à l'UCLouvain[17],[18]. L'université a déjà eu plusieurs projets pour cette maison, mais aucun ne s'est jamais concrétisé[17].
Le , un collectif appelé « Maison Blanche », composé d'étudiants, de jeunes travailleurs sans emploi et d'habitants de Louvain-la-Neuve, décide d'occuper la maison pour en faire centre culturel et social autogéré et y organiser des activités accessibles à tous[17],[19],[20],[21]. Les membres du « collectif Maison Blanche » déplorent que « la plupart des lieux qui organisent ce genre d'activités à Louvain-la-Neuve ont une entrée payante », et se disent prêts à entamer eux-mêmes des travaux de rénovation[17],[21]. Le collectif reçoit le soutien de six associations du Brabant wallon, actives dans le secteur de l'éducation permanente[17].
Mais l'UCLouvain, propriétaire du lieu, s'oppose à cette occupation car le bâtiment est insalubre, est potentiellement dangereux et n'est plus aux normes de sécurité[17],[20],[22]. Un rapport des pompiers de la Zone de secours du Brabant wallon conclut de façon défavorable à l'occupation du bâtiment et relève seize points problématiques, notamment l'absence totale de mesures de prévention incendie, le manque de conformité électrique et de gaz, le manque de résistance au feu des planchers et toiture et le fait que le bâtiment n'est pas accessible aux véhicules de pompiers[18],[19].
Le , un groupe de jeunes occupe les lieux et barricade les portes et fenêtres, ce qui contraint la bourgmestre Ecolo Julie Chantry à faire évacuer les lieux par la police locale assistée de la police fédérale[19],[18],[23]. 19 personnes sont arrêtées et mises au cachot pour quelques heures[18].
Les images de cette évacuation font réagir les réseaux sociaux, où circulent « des réactions très virulentes et vindicatives »[19]. Ces réactions amènent les conseillers communaux Ecolo à déplorer dans une tribune libre publiée dans le bulletin communal d'Ottignies-Louvain-la-Neuve le fait qu'« un article mis sur un site web lu par 200 000 personnes traite la bourgmestre de semi-nazie, suppôt du grand capital »[19] et à regretter le manque de prise de recul de ce genre de médias, où « l'immédiateté est la norme »[19].
En 2025 commence un chantier de rénovation et de désamiantage de la maison[14]. L'annexe qui jouxte le corps de logis sera remplacée par un volume à toiture plate[14].
Description du lac et de ses abords
Un bassin d'orage
Le lac, situé en contrebas du centre-ville, s'étend sur 5 hectares (85.000 m³). Il sert de bassin d'orage (sa profondeur moyenne est de 1,2 m) et permet ainsi d'éviter les inondations dans le bas de la ville et dans la vallée[24],[1],[2],[3].
Orienté du sud-ouest au nord-est, il prend la forme d'une lettre C dont les extrémités sont recourbées vers l'est.
Le réseau d'égouts de Louvain-la-Neuve est un « réseau séparatif » : chaque rue possède un double réseau d'égouts et chaque habitation un double raccordement, respectivement pour les eaux de pluie et pour les eaux usées[4],[25],[26],[27]. Les eaux usées sont dirigées vers le collecteur de la Dyle et la station d'épuration de Wavre tandis que les eaux de pluie sont déversées dans le lac de Louvain-la-Neuve[4],[25],[26] puis dans la rivière la Malaise et les nappes phréatiques en aval[27].
Le système séparatif présente l'avantage de ne pas surcharger les stations d'épuration avec des eaux pluviales en principe peu polluées, mais il impose que les eaux de ruissellement soient aussi propres que possible[27].
- Les eaux gelées de la pointe nord du lac.
- Le lac gelé durant l'hiver 2018.
- La rive orientale.
Aménagement des abords

Une promenade longue de 1.570 mètres, appelée « la Rêverie du Promeneur solitaire » en référence à un tableau du peintre surréaliste René Magritte, permet de faire le tour du lac et d'en admirer toutes les richesses[1],[24],[3],[28],[2]. Elle a été entièrement rénovée en 2012[3].
Ce chemin pédestre est longé sur une longueur de 1.100 mètres par une piste finlandaise, une piste de course réalisée en copeaux de bois pour ménager les articulations des sportifs et offrir un confort s'approchant de celui des chemins dans les bois[3],[29]. Des plaquettes jaunes indiquent la distance tous les 100 mètres de façon à permettre aux joggeurs de mieux gérer leur effort[30].
Le lac est également fréquenté par les pêcheurs[24]. La pêche est cependant privée et réservée aux détenteurs du permis de pêche délivré par le club des pêcheurs de la Malaise. La convention passée avec le club, arrivée à échéance en 2020, n'est cependant pas renouvelée[31].
Quant à la baignade, elle est strictement interdite dans le lac.

