Langue directe-inverse

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La définition d’une langue directe-inverse reste à préciser, mais est généralement comprise comme impliquant des constructions syntaxiques différentes pour les prédications transitives selon les positions relatives de leurs sujet et objet selon une hiérarchie des personnes, qui résulte d’une combinaison de saillance et animéité spécifique à une langue quelconque.

La construction directe est la construction non marquée. Elle s’emploie quand le sujet de la proposition transitive a un rang plus haut dans la hiérarchie que l’objet, tandis que la construction inverse s’emploie quand l’objet est d’un rang plus haut que celui du sujet. L’existence d’un tel système morphosyntaxique s’accompagne souvent d’un système morphosyntaxique proximate-obviative, cette dernière dimension étant subsumée dans la dimension directe-inverse.

Du point de vue trans-linguistique, l’obviation implique presque toujours la troisième personne, mais il y aurait de l’obviation de la seconde personne dans quelques langues nilo-sahariennes[1]. L'alternance directe-inverse est généralement présentée comme une façon de marquer la distinction entre proximate et obviatif[Quoi ?] entre deux arguments de troisième personne dans une phrase.

Cependant, il y a au moins deux langues du Mésoamérique, le zoque et le huastèque, qui ont des systèmes inverses dont la construction syntaxique inverse ne s’emploie jamais quand le sujet et l’objet sont à la troisième personne mais seulement lorsqu’un des arguments est à la troisième personne et l’autre est un des participants dans la conversation (à la première ou deuxième personne)[2].

Variation morphosyntaxique

Notes et références

Voir aussi

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