Lars Boje Mathiesen devient professeur des écoles en 2005[1].
Son engagement politique commence au sein de l'Alliance libérale, dont il est tête de liste aux élections municipales de 2013 à Aarhus[2]. Il est élu conseiller municipal, marquant pour la première fois l'entrée de son parti au conseil municipal de la ville[3]. Il est élu à la tête de la section locale du parti en 2014[1].
En , il quitte l'Alliance libérale, après que le parti lui ait refusé son investiture pour les futures élections législatives[4]. Quelques jours plus tard, il annonce rejoindre La Nouvelle Droite[5]. Investi candidat aux élections législatives par sa nouvelle formation, il annonce en qu'il ne se représentera pas aux élections municipales de afin de se concentrer sur la politique nationale[6].
Il est élu député au Folketing lors des élections législatives du sous l'étiquette de La Nouvelle Droite[7]. Après son élection, il devient le porte-parole du nouveau groupe parlementaire de La Nouvelle Droite pour les questions de finances, de fiscalité, d'emploi, de santé et de logement[8].
Le , Pernille Vermund, présidente de La Nouvelle Droite depuis sa fondation en 2015, annonce quitter la direction du parti. Lars Boje Mathiesen se déclare candidat à sa succession le , avec notamment le soutien de Peter Seier Christensen, vice-président et confondateur du parti[10]. À la date de clotûre du dépôt des candidatures le , il est le seul candidat déclaré à la présidence[11]. En dépit de l'absence d'adversaire pour la présidence, son ascension à la direction du parti suscite des tensions, notamment du fait de sa ligne politique, perçue comme plus contestataire et libérale que celle de Vermund[12]. Ces tensions conduisent notamment à la démission des principaux responsables du mouvement de jeunesse du parti, ou du départ du député Mikkel Bjørn pour le Parti populaire danois[13],[14]. Il est formellement élu président de La Nouvelle Droite à l'unanimité lors d'un congrès exceptionnel du parti à Fredericia le [15].
Seulement un mois après son élection, il est démis le de ses fonctions de président du parti après des controverses sur sa rémunération et le financement du mouvement. Il est exclu du mouvement le lendemain[16]. Après cette exclusion, il siège au Folketing en tant qu'indépendant, et plusieurs partis de droite font savoir qu'ils ne souhaitent pas que Lars Boje Mathiesen rejoigne leurs rangs[17].
Il déclare en qu'il réfléchit à la création d'un nouveau parti[18]. En , il annonce son souhait de créer un parti, sans préciser son nom ou son organisation[19]. Il lance officiellement le Parti citoyen le [20]. Le mouvement obtient le le nombre de signatures requis pour participer aux élections législatives[21].
En , dénonçant que les partis de droite n'aient pas encore désigné de candidat commun au poste de Premier ministre, il déclare sa propre candidature pour représenter le bloc de droite lors des prochaines élections légisaltives[22].
Son parti participe à son premier scrutin lors des élections législatives anticipées de . Il rassemble alors 2,1% des suffrages, dépassant de justesse le seuil de 2% nécessaire pour obtenir des élus, et obtient quatre sièges au Folketing[23]. Il est lui-même personnellement réélu dans sa circonscription du Jutland de l'Est[24]. Dans les jours suivant l'élection, le parti est au cœur de plusieurs controverses avec l'exclusion de l'un de ses trois nouveaux députés, Jacob Harris, suite à des accusations de détournement de fonds, le départ d'une de ses cofondatrices, ou encore le refus par Lars Boje Mathiesen de déclarer que Samira Nawa, députée d'origine afghane, est bien danoise après la révélation d'un commentaire fait par Nadja Natalie Isaksen l'année précédente prétendant le contraire[25],[26],[27]. Le , une autre des députées du parti, Emilie Schytte, annonce à son tour son départ du mouvement, critiquant le leadership de Boje qu'elle juge autoritaire[28].
Le , les statuts du Parti citoyen sont rendus publics pour la première fois, et révèlent que Lars Boje Mathiesen dispose de pouvoirs plus étendus que la plupart des chefs de partis danois. Son premier mandat à la présidence est notamment de quatre ans, sans possibilité de révocation, avec un salaire annuel équivalent à celui d'un ministre[29].