Laetitia Saint-Paul

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Laetitia Saint-Paul, née Bruneau le à Chartres (Eure-et-Loir), est une femme politique française, ancien officier de l'armée de terre, ancienne élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.

Faits en bref Fonctions, Députée française ...
Laëtitia Saint-Paul
Illustration.
Laetitia Saint-Paul en 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(9 ans, 2 mois et 7 jours)
Élection 18 juin 2017
Réélection 19 juin 2022
7 juillet 2024
Circonscription 4e de Maine-et-Loire
Législature XVe, XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique RE (2017-2024)
HOR (depuis 2024)
Prédécesseur Michel Piron
Vice-présidente de l'Assemblée nationale

(2 ans, 8 mois et 20 jours)
Président Richard Ferrand
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Carole Bureau-Bonnard
Successeur Naïma Moutchou
Biographie
Nom de naissance Laetitia Rachèle Bruneau
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Chartres (Eure-et-Loir, France)
Nationalité Française
Parti politique RE (2017-2024)
HOR (depuis 2024)
Diplômée de École spéciale militaire de Saint-Cyr
Site web laetitia-saint-paul.fr
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Membre de La République en marche, elle est élue députée en 2017 dans la quatrième circonscription de Maine-et-Loire (Saumur Sud) et réélue en 2022 avec 60,33% des voix. Elle est la première militaire d'active à siéger à l'Assemblée nationale depuis 1918[1],[2]. Membre de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, elle y officie comme coordinatrice pour le groupe LREM, jusqu’en . Entre et , elle est vice-présidente de l'Assemblée nationale chargée des activités internationales. Depuis sa réélection, elle est membre de l'UIP (Union interparlementaire). Elle préside en outre le groupe d'études Eau et Biodiversité de l'Assemblée nationale.

Biographie

Famille

Ses parents tenaient un bureau de tabac dans une ZUP de Rennes[3].

Née Laetitia Bruneau, mariée avec le capitaine Alexandre Saint-Paul, lui-même officier à l’école de cavalerie de Saumur[3], elle est mère de deux enfants.

Carrière militaire

Après une classe préparatoire effectuée au Prytanée militaire de La Flèche (1999-2002), elle intègre l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr en 2002, au sein de la promotion général Gabriel de Galbert. En 2021, elle révèle qu'elle a été l'objet à Saint-Cyr de harcèlement et d'humiliations de la part d'élèves masculins pour la contraindre à la démission[4],[5]. À l'issue de trois années de scolarité, elle choisit l'arme du matériel.

En tant que commandante d'unité, elle prend pendant quatre ans la tête d'une compagnie de 200 militaires au sein de la brigade franco-allemande[6].

Parcours politique

Alors qu'elle souhaite devenir conseillère municipale à Turquant, sa commune de 600 habitants, elle en est empêchée par le droit militaire[7],[6].

En , candidate investie par La République en marche, elle est élue députée au second tour des élections législatives, dans la quatrième circonscription de Maine-et-Loire face au candidat UDI Éric Touron, avec 58,23 % des voix[8],[9]. Elle devient ainsi le premier militaire en activité élu député depuis 1918[10],[11], en même temps que la première femme ancienne combattante à entrer au Palais-Bourbon et la première femme élue dans sa circonscription[6].

En , elle est élue juge à la Cour de justice de la République, compétente pour juger les ministres pour des faits commis dans le cadre de leurs fonctions[12][source insuffisante].

Fin 2017, après l'élection de Christophe Castaner au poste de délégué général de LREM, elle figure sur la liste « diversité des territoires » menée par Joachim Son-Forget pour l'élection du bureau exécutif du parti[13].

En , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité macroniste, elle se porte candidate au sein de son groupe parlementaire à la vice-présidence de l'Assemblée et est élue au second tour face à Émilie Cariou, la sortante Carole Bureau-Bonnard ayant été éliminée au premier tour[14].

En , elle publie son premier livre chez Lattès, où elle revient sur son parcours autant comme officier militaire que députée[15],[16].

En , le bureau de l'Assemblée nationale confie à Laëtitia Saint-Paul une mission en prévision de la présidence française du Conseil de l'Union européenne[17].En , elle préside l’une des conférences thématiques organisées dans ce cadre et relative aux politiques européennes au service des citoyens[18].

Cette même année, elle est missionnée par la majorité pour préparer le programme des élections présidentielles sur les sujets de Défense[19],[20].

Lors des élections législatives françaises qui suivront, en , elle se représente dans la quatrième circonscription de Maine-et-Loire (Saumur Sud) : elle est réélue, avec un score de second tour (60,33 % des suffrages exprimés) meilleur qu'en 2017 et le soutien d'élus locaux[21].

En , étant la première à soutenir Manon Dubois, victime d’agression sexuelle dans la marine[22],[23],de nombreuses victimes se sont tournées vers elle et dans un article du Monde[24] elle dévoile que sa boîte mail est devenue le MeToo des armées[25].Face à cette accumulation de témoignages, elle demande une enquête de commandement au ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Elle soutient la création d’une mission sur les mesures de prévention des victimes et de sanctions des agresseurs[26],[27].

Dès le lendemain de sa réélection le comme députée du Maine-et-Loire, elle quitte Renaissance et rejoint Horizons d'Edouard Philippe qui « correspond mieux à ses attentes »[28].

Publication

  • Mission : Tenir : de l'Armée à l'Assemblée nationale, éditions JC Lattès, . ISBN 9782709668057

Décorations

Notes et références

Liens externes

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