Naïma Moutchou
avocate et femme politique française
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Naïma Moutchou, née le à Ermont (Val-d'Oise), est une avocate et femme politique française.
| Naïma Moutchou | |
Naïma Moutchou en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre des Outre-mer | |
| En fonction depuis le (7 mois et 23 jours) |
|
| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Sébastien Lecornu |
| Gouvernement | Lecornu II |
| Prédécesseur | Manuel Valls |
| Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, de l’Intelligence artificielle et du Numérique | |
| – (7 jours) |
|
| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Sébastien Lecornu |
| Gouvernement | Lecornu I |
| Prédécesseur | Clara Chappaz (Intelligence artificielle et Numérique, ministre déléguée) Laurent Marcangeli (Fonction publique) |
| Successeur | David Amiel (Fonction publique, ministre délégué) Anne Le Hénanff (Intelligence artificielle et Numérique, ministre déléguée) |
| Vice-présidente de l’Assemblée nationale | |
| – (3 ans, 3 mois et 2 jours) |
|
| Élection | 19 juillet 2024 |
| Président | Yaël Braun-Pivet |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Prédécesseur | Laetitia Saint-Paul |
| Successeur | Nadège Abomangoli |
| Députée française | |
| – (8 ans, 4 mois et 22 jours) |
|
| Élection | 18 juin 2017 |
| Réélection | 19 juin 2022 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 4e du Val-d'Oise |
| Législature | XVe, XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | LREM (2017-2022) HOR (depuis 2022) |
| Prédécesseur | Gérard Sebaoun |
| Successeur | Benoît Blanchard |
| Vice-présidente du groupe Horizons et indépendants à l'Assemblée nationale | |
| – (27 jours) |
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| Élection | |
| Président | Laurent Marcangeli |
| Prédécesseur | Création du groupe |
| Successeur | Thomas Mesnier |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ermont (France) |
| Nationalité | Française Marocaine |
| Parti politique | LREM (2016-2021) HOR (depuis 2021) |
| Diplômée de | Université de Cergy-Pontoise |
| Profession | Avocate |
| modifier |
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Coordinatrice du groupe LREM à la commission des Lois de l'Assemblée nationale, elle est première vice-présidente de ce groupe en 2019 et devient vice-présidente de la commission des Lois en 2020.
Après avoir rejoint le parti Horizons présidé par Édouard Philippe, elle est vice-présidente de l'Assemblée nationale de 2022 à 2025.
Dans le gouvernement Lecornu I formé en 2025, elle est nommée ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, de l’Intelligence artificielle et du Numérique. Elle devient ministre des Outre-mer dans le gouvernement Lecornu II en .
Biographie
Famille et formation
Naïma Moutchou naît le à Ermont dans le département du Val-d'Oise[1]. Sa famille est d'origine marocaine, sa mère est au foyer, et son père est aide-soignant ; elle a cinq frères et sœurs[2],[3].
Elle possède la binationalité franco-marocaine[4],[5].
Elle grandit à Eaubonne puis fait des études de droit, à l'université de Cergy-Pontoise où elle obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de juriste-conseil d'entreprise, et à l'université Paris-Panthéon-Assas ou elle est titulaire d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en droit international et commercial[1].
Parcours professionnel
En 2008[1], Naïma Moutchou est admise au barreau de Paris. En 2010[1], elle intègre le cabinet du bâtonnier Christian Charrière-Bournazel, en droit des affaires et en droit de la presse[6],[7]. En 2010 également, elle est membre de la commission juridique de la Licra[7].
Parcours politique
Députée
Venue de la droite[8], Naïma Moutchou s'engage avec En marche ! pour l'élection présidentielle de 2017 qui a mené Emmanuel Macron au pouvoir. Choisie par le mouvement comme candidate pour les élections législatives de 2017 sous les couleurs de La République en marche !, elle est élue le députée de la quatrième circonscription du Val-d'Oise en obtenant au second tour 59,4% des suffrages face à Claude Bodin[9].
Membre de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, elle exerce le rôle de « whip » (responsable de groupe) et assure à ce titre la coordination politique et la discipline au sein du groupe La République en marche ![10]. En , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité, elle se porte candidate à la présidence de la commission des Lois[11].
En , dans le cadre du projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, Naïma Moutchou soutient un amendement, soutenu de longue date par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et finalement adopté, qui enrichit le Code pénal d'une peine d'inéligibilité applicable aux personnes reconnues coupables de racisme, d'antisémitisme, de négationnisme, d'homophobie, d'incitation au terrorisme, d'apologie de crime contre l'humanité et de toute forme de discrimination[12].
En , elle est nommée par la commission des Lois rapporteure de la loi relative à la lutte contre les fausses informations, dite loi contre les infox. Elle est également rapporteure de la mission d'information sur l'aide juridictionnelle en 2019, membre de la mission d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, et juge titulaire à la Cour de justice de la République[7] dont elle démissionne en , en signe de protestation contre l'enquête lancée contre Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux[13].
En 2020, Naïma Moutchou est membre de la mission Perben relative à l’avenir de la profession d’avocat[14] et rapporteure du projet de loi prévoyant d'adapter la législation française à la création du Parquet européen — « instance supranationale chargée de la lutte contre les atteintes aux intérêts financiers de l'Union européenne (escroqueries à la TVA, corruption, détournement de fonds publics…) » — et d'« améliorer les dispositions actuelles de la justice pénale spécialisée, en particulier contre la délinquance environnementale »[15].
Selon Le Figaro, elle a « joué un rôle actif pour la cohésion du groupe majoritaire au moment du délicat examen du projet de loi asile et immigration en 2018 »[7]. Elle est rapporteure, en 2021, du texte de loi relatif à l'irresponsabilité pénale[16].
Après le départ au gouvernement d'Amélie de Montchalin, elle est nommée 1re vice-présidente du groupe LREM[7]. Elle démissionne après trois mois et remplacée à ce poste en par Marie Lebec.[réf. nécessaire]
Naïma Moutchou, à la suite de la démission de Coralie Dubost, est élue, le , vice-présidente de la commission des Lois de l'Assemblée nationale.
Elle rejoint le parti Horizons en 2021 et devient coresponsable du pôle Idées[17].
Le , elle est élue vice-présidente de l'Assemblée nationale[18]. Le Figaro la désigne en comme « l'une des pièces maîtresses du dispositif d’Édouard Philippe au Parlement »[8].
Lors des élections législatives de 2024, elle bénéficie au second tour du soutien du candidat de l’alliance LR-RN Sébastien Meurant, qui se désiste en sa faveur[19],[20]. Elle est réélue vice-présidente de l'Assemblée nationale le [21], poste qu’elle conserve jusqu’au renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale où elle retire sa candidature le [22].
Ministre
Le , elle est nommée ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, de l’Intelligence artificielle et du Numérique dans le premier gouvernement de Sébastien Lecornu[23],[24], gouvernement démissionnaire dès le lendemain.
Dans le gouvernement Lecornu II, nommé le , elle est ministre des Outre-mer[25].
Invectives et racisme
En , Naïma Moutchou dépose plainte après la réception par courriel d'injures racistes[26],[27].
En , Sabrina Waz, journaliste du média Paroles d'honneur[a], la qualifie d'« Arabe de service qui donne la papatte ». Naïma Moutchou réagit en commentant : « C'est raciste et c'est répugnant. Pas étonnant de ces gens. Je suis l'ennemie numéro un de LFI. Ils ne supportent pas que je dénonce leur instrumentalisation. Mélenchon joue sur le ressentiment d'une partie de la communauté musulmane »[3].
Résultats aux élections législatives
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
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