Le Condottière (Georges Perec)

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PaysDrapeau de la France France
GenreRoman
Le Condottière
Image illustrative de l’article Le Condottière (Georges Perec)
Le Condottière d'Antonello de Messine (1474-1476), musée du Louvre, Paris.

Auteur Georges Perec
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Éditions du Seuil
Collection La Librairie du XXIe siècle
Date de parution 1er mars 2012
Nombre de pages 224

Le Condottière est un roman de style polar de Georges Perec publié en 2012 aux éditions du Seuil. L'auteur égara le manuscrit en 1966 pendant un déménagement. Retrouvé en 1992, dix ans après sa mort, l'ouvrage resurgit en 2012 à l'occasion des trente ans de la mort de Georges Perec. Celui-ci le considérait comme son « premier roman abouti[1] ».

Le roman raconte l'histoire d'un faussaire d'art appelé Gaspard Winckler qui essaye inlassablement de réaliser un faux Condottiere, tableau de 1475 d'Antonello de Messine. Il le fait pour le compte d'un certain Anatole Madera qu'il assassine pourtant dès les premières phrases. Le roman explore ensuite tous les mobiles possibles de ce meurtre dont l'un est l'incapacité du faussaire à rivaliser avec le peintre italien.

Georges Perec travailla à la rédaction de ce roman de 1957 à 1960, faisant suite à deux essais littéraires précédent, à savoir Les Errants, rédigé en 1955 et dont le manuscrit est perdu, et L'Attentat de Sarajevo, rédigé en 1957, qui fut refusé à la publication (retrouvé, il a été publié en 2016).

Le manuscrit, dans une première version beaucoup plus longue[2], est d'abord intitulée La Nuit puis Gaspard, puis enfin Gaspard pas mort. Pendant la rédaction, Perec écrit à son ami Jacques Lederer :

« Gaspard se précise, s'éparpille, se retroupe, fourmille d'idées, de sensations, de sentiments, de phantasmes (sic) nouveaux. »[3]

Tentative de publication

Georges Perec, alors inconnu, envoie le manuscrit aux éditions du Seuil qui le refusent. Il envoie alors en une version remaniée à Gallimard qui, par le biais de Georges Lambrichs, accepte de la faire passer par un comité de lecture et accorde à l'auteur un à-valoir de 75 000 anciens francs. Un an et demi plus tard, le refus tombe :

« On a trouvé le sujet intéressant et intelligemment traité, mais il semble que trop de maladresses et de bavardages aient braqué plusieurs lecteurs. Et même quelques jeux de mots, par exemple :  Un bon Titien vaut mieux que deux Ribera.  »[4]

Dépité, Perec range son histoire dans ses tiroirs. Il explique ce choix à son ami Jacques Lederer en  :

« Quant au Condottière, merde pour celui qui le lira. Le laisse où il est, pour l’instant du moins. Le reprendrai dans dix ans, époque où ça donnera un chef-d’œuvre, ou bien attendrai dans ma tombe qu’un exégète fidèle le retrouve dans une vieille malle t’ayant appartenu et le publie. »[5]

Perte du manuscrit

Publication

Annexes

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