Le Gang (film)
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Xavier Depraz
Roland Bertin
Mondial Televisione Film
| Réalisation | Jacques Deray |
|---|---|
| Scénario |
Roger Borniche Alphonse Boudard Jean-Claude Carrière |
| Acteurs principaux |
Alain Delon Xavier Depraz Roland Bertin |
| Sociétés de production |
Adel Productions Mondial Televisione Film |
| Pays de production |
|
| Genre | Film de gangsters, drame |
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 1977 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Gang est un film franco-italien réalisé en 1976 par Jacques Deray et sorti en 1977.
Dans la France d'après-guerre, le gang des Tractions Avant défraie la chronique par ses exploits de cambrioleurs[1] qui ne causent jamais mort d'homme. Le film s'inspire de l'histoire du criminel français Pierre Loutrel, connu sous le nom de « Pierrot le Fou » et de son gang dit des « Traction Avant », du fait du type de voiture dans laquelle ils organisaient leurs vols.
Fiche technique
- Titre : Le Gang
- Titre italien : La gang del parigino (litt. Le Gang des Parisiens)
- Réalisation : Jacques Deray
- Scénaristes : Roger Borniche, Alphonse Boudard, Jean-Claude Carrière, d'après l'œuvre de Roger Borniche
- Photographie : Silvano Ippoliti
- Musique : Carlo Rustichelli
- Son : Guy Villette
- Décors : Théobald Meurisse
- Costumes : Jacques Fonteray
- Montage : Henri Lanoë
- Assistant-réalisateur : Romain Goupil, Thierry Chabert, Jean Couturier
- Photographe de plateau : Victor Rodrigue
- Producteur délégué : Alain Delon
- Directeur de production : Henri Jacquillard
- Pays de production :
France,
Italie - Format :
- Genre : film de gangsters et drame
- Durée : 100 minutes
- Date de sortie :
- Affiche : René Ferracci (France)
Distribution
- Alain Delon : Robert Lurcin, dit « Le Dingue »[2]
- Nicole Calfan : Marinette
- Xavier Depraz : Jo
- Adalberto Maria Merli : Manu
- Maurice Barrier : Lucien, dit « Le Mammouth »
- Catherine Lachens : Janine la femme de Lucien
- Roland Bertin : Raymond
- Agnès Château : la femme de Raymond
- Giampiero Albertini : Léon
- Laura Betti : Félicia la femme de Léon
- Raymond Bussières : Cornélius
- Gilette Barbier : Hélène la femme de Cornélius
- Nicole Desailly : la secrétaire de l'usine
- Marc Lamole : un employé de l'usine
- Albert Augier : le comptable de l'usine
- Yvonne Dany : témoin du hold-up à Soissons
- Jacques Plée : un employé des chemins de fer
- Albert Michel : le photographe
- Robert Dalban : le chasseur de rats
- Dominique Davray : la prostituée de la Goutte d'Or
- Jacques Pisias : un flic à la Goutte-d'Or
- Lionel Vitrant : un flic à la Goutte-d'Or
- Jo Dalat : le clochard au commissariat
- Roland Amstutz : un policier au commissariat
- Paul Mercey : un policier au commissariat
- Marc Eyraud : le prêtre au baptême
- Anne Jousset : une amie de Janine au baptême
- Henri Attal : Marcel, un ami, client de La Belle Oseille, chez Cornélius
- Jacques Sereys : le préfet
- François Lalande : le commissaire de police
- Carlo Nell : un inspecteur de police
- Frank Stuart : un employé de la dernière société cambriolée
- André Falcon : le bijoutier
- Carole Leroy : Louisette la femme du bijoutier
- Fred Smith : un soldat au Tango Bar
- Louise Chevalier : la garde-malade de Léon
- Robert Klein
- Yves Morgan-Jones (jouant son propre rôle)
- Jado
Production
Genèse et développement
Le policier Roger Borniche a rencontré le succès avec son livre Flic Story, paru en 1973, récit de sa traque du criminel Émile Buisson[3]. L'adaptation cinématographique avec Alain Delon par Jacques Deray en 1975 satisfait la critique et attire un million de spectateurs[4]. Borniche poursuit dans cette voie en relatant ses propres expériences dans René la Canne en 1974, sur le truand René Girier, et Le Gang en 1975, abordant le gang des Tractions Avant[5]. Ces deux récits attirent rapidement l'attention du monde cinématographique[5]. Francis Girod réalise le film René la Canne (1977), en en faisant une comédie burlesque, avec Gérard Depardieu[5]. Dès la publication du Gang, Delon en acquiert les droits par sa société Adel Productions[5]. Il place à nouveau le projet entre les mains de Jacques Deray[5]. Alain Delon incarne le bandit Robert Lurcat, surnommé « le Dingue », transposition de « Pierrot le Fou », chef du gang des Tractions Avant[5],[6]. Cette production marque la fin de la collaboration entre Delon et Borniche[7].
Tournage
La première affiche du film, présentée au festival de Cannes, montrait Delon aux cheveux courts, au visage fermé, dans la lignée de Flic Story[5]. Sur le tournage néanmoins, en dépit de l'incompréhension et de la perplexité de tout le plateau, Delon insiste pour porter une ridicule perruque frisée, selon lui destinée à casser les traits de son visage trop lisse, d'être plus à même de rendre crédible sa folie[5],[6]. Même Deray, pourtant habitué aux desiderata parfois surprenants de la vedette, ne parvient pas à lui faire changer d'avis[6].
Outre l'aspect physique, le rôle de Robert « le Dingue » détonne du personnage delonien habituel en lui donnant l'occasion d'exprimer la folie, l'exubérance et, lors de la scène de l'invasion du commissariat, de lancer un long flot d'injures, une violence de langage rare dans sa filmographie[6]. Nuance plus positive, le film montre des scènes d’ensemble chaleureuses, où le personnage delonien partage la camaraderie de son groupe[8].
Le film a été tourné dans les départements de