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Flic Story

film français de Jacques Deray sorti en 1975 From Wikipedia, the free encyclopedia

Flic Story est un film policier franco-italien de Jacques Deray, sorti en 1975.

Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Flic Story
Réalisation Jacques Deray
Scénario Alphonse Boudard
Jacques Deray
Musique Claude Bolling
Acteurs principaux Alain Delon
Jean-Louis Trintignant
Sociétés de production Adel Productions
Lira Films
Mondial Televisione Film
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Policier
Durée 112 minutes
Sortie 1975

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Adaptation cinématographique du roman autobiographique du même nom écrit par Roger Borniche en 1973[1] scénarisée par Jacques Deray et Alphonse Boudard, le film met en scène Alain Delon, également producteur, et Jean-Louis Trintignant et raconte l'histoire, qui se déroule dans l'après-guerre, de la traque du dangereux truand Émile Buisson (Trintignant) par l'inspecteur de police Roger Borniche (Delon).

Synopsis

Le film relate l'histoire romancée de Roger Borniche, un inspecteur de police qui traque le dangereux criminel Émile Buisson dans le Paris d'après-guerre.

Le dangereux criminel vient de s'évader de l'asile psychiatrique de Villejuif [2] et très vite il abat Fredo, l'accordéoniste qui l'avait « donné », puis organise un hold-up dans un restaurant bien fréquenté, qui se termine par une poursuite sanglante dans les rues de Paris [2].

Aidé par un indic qui sera lui aussi vite assassiné, l'inspecteur Borniche, de la Sécurité Nationale, repère Buisson. Le criminel parvient cependant à s'échapper avec l'aide de deux complices : Jean-Baptiste, son frère, et Suzanne, sa petite amie, qui restent tous deux muets comme des tombes[2].

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques Unifrance, présente dans la section « Liens externes ».

Distribution

Genèse

En 1973 paraît Flic Story, ouvrage rédigé par Roger Borniche, ancien policier encore peu connu[a]. Le récit retrace la traque d’Émile Buisson, alors considéré comme l’ennemi public numéro 1[a]. En mai 1973, Alain Delon rencontre Borniche et expose sa vision du futur film :

« J'ai trouvé dans le livre de Roger tous les éléments qui prêtent à une adaptation cinématographique […]. D'abord parce qu'il y a la reconstitution d'une époque, ce qui est toujours intéressant pour le cinéma. L'époque de l'après-guerre, du gang des Tractions avant… Et puis, surtout, parce qu'il y a un thème général qui est la chasse à l'homme et parce qu'il y a des personnages exceptionnels : un flic exceptionnel et un gangster exceptionnel... Je ne suis pas un chasseur mais je pense que quand un chasseur va chasser une bête fauve, un lion ou un tigre, il est conscient des risques qu'il prend et il y a obligatoirement un certain respect pour cet adversaire. C'est ce que j'ai retrouvé dans les rapports entre Borniche flic et Buisson gangster. »

Au moment de la signature du contrat, Delon n’a pas encore décidé s’il jouera dans le film[a]. Après avoir incarné un policier chez Jean-Pierre Melville dans Un Flic, l’acteur souhaite reprendre le costume d’un inspecteur[b]. Jacques Deray s’engage à rédiger, en collaboration avec Alphonse Boudard, un scénario qui renforce la présence et la force du personnage de Borniche[b]. Delon accepte alors d’interpréter le policier, choix qui surprend car il présente peu de points communs avec le vrai Borniche[b].

« J’avais en Roger Borniche le modèle vivant [...]. J’ai pu calquer mon jeu sur son personnage. En fait, je n’ai pas pastiché Borniche, je l’ai observé tout au long des rencontres que nous avons eues et cela m’a permis de me faire une idée générale de son comportement. Mais, dans le détail, j’interprétais mon rôle de policier comme je le sentais, soucieux de lui donner une continuité psychologique durant toute l’action. »

Émile Buisson, interprété par Jean-Louis Trintignant.

Delon prend en charge le casting, assisté de Deray[c]. Il réunit plusieurs acteurs avec lesquels il a déjà tourné et fait appel à Henri Guybet pour le rôle d’un inspecteur de police[c]. Pour le rôle d’Émile Buisson, Deray, qui a dirigé Jean-Louis Trintignant dans Un homme est mort, propose ce dernier[c]. Trintignant hésite d’abord, puis accepte quinze jours avant le tournage :

« Quinze jours avant d'être Émile Buisson dans Flic Story, je ne voulais plus [...]. Je le sentais trop loin ... Je vivais avec des photos de lui quand j'ai eu l'illumination : il avait l'air d'un chien battu, apeuré. J'ai compris que je pouvais le jouer comme un homme qui mord parce qu'il a peur. Je ne lui ressemblais en rien physiquement mais je pouvais retrouver ce regard-là. »

Tournage

Près de deux ans après la signature du contrat d’adaptation, le tournage débute[c] et s'étale sur trois mois[d]. Les acteurs principaux (Delon et Trintignant) partagent peu de scènes, mais celles-ci suffisent à Trintignant pour observer Delon :

« Il n'arrête pas de se prouver des tas de choses. Curieux type, admirablement doué pour tout et qui a tant besoin de se rassurer. Il est très attachant. »[d].

De son côté, Henri Guybet incarne l’inspecteur Hidoine et découvre les deux acteurs[c] :

« Delon ne répétait pas [...]. Deray mettait tout en place avec sa doublure et disait : "Vous pouvez appeler M. Delon, c’est prêt." Delon arrivait. Il demandait: "Qu’est-ce que je fais?" Deray le lui expliquait ... Tout le monde faisait des boudouilles, lui jamais ... Je ne l’ai jamais vu se tromper. J’étais très impressionné par ça. C’était une espèce de mécanique extraordinaire. C’est là que je me suis aperçu que c’était un très grand acteur. Nous on se trompait, on recommençait, mais lui jamais. Jamais, jamais !... Il était d’une vérité dans le jeu. Ses regards, c’était extraordinaire ... Deray restait impassible. Je me demandais s’ils étaient copains, s’ils s’entendaient bien parce qu’ils se parlaient rarement. Je n’étais pas dans leurs conversations, mais ça n’avait jamais l’air brutal, ils n’avaient pas l’air de s’engueuler. C’était impressionnant. »

Delon engage Philippe Baronnet comme assistant-réalisateur, aux côtés de Jacques Deray[e].

Le film a été tourné dans les départements[4] :

Accueil

Flic Story sort sur les écrans français le [f]. Jacques Deray le présente dans un communiqué de presse : « Flic Story a son langage propre ; c’est un récit populaire où l’Histoire a pris les devants par rapport aux motivations des deux personnages, où l’intrigue est menée par les actions des deux protagonistes... C’est un film en dehors du sensationnel, du scandale. C’est l’analyse d’une "affaire" véridique dans laquelle les personnages ne sont pas les héros... Un langage réaliste dans la conception, dans les descriptions et dans les comportements ... Un film sur deux visages, deux regards, deux attitudes[f]. »

Contrairement aux craintes de Delon, la critique est globalement élogieuse[f]. Dans Le Figaro, Renaud Matignon écrit : « Film absolument désespéré, à l’image d’un Alain Delon qui a trouvé son meilleur contre-emploi. [...] C’est le plus grand rôle de Delon, de même que pour Trintignant, à la fois calme et hagard, fou et lucide[f]. Toute la distribution est d’une justesse et d’une qualité parfaites. Quant à Jacques Deray, il a fait, tout simplement, un chef-d’œuvre[f]. » La critique américaine se montre également positive[f].

Flic Story sort aux États-Unis sous le titre Cop Story, en Finlande sous le titre Passi ruumishuoneelle et en Allemagne de l’Ouest sous le titre Der Bulle und der Killer ou Flic Story - Duell in sechs Runden. Il est également distribué en Norvège.

Box-office

Il se classe 35e au box-office italien de la saison 1975-1976. Il permet à Delon et Trintignant de placer chacun deux films dans le Top 50 italien de la saison (Le Gitan pour Delon en 28e position, La Femme du dimanche pour Trintignant en 31e)[9].

Notes et références

Liens externes

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