Le Mené (Côtes-d'Armor)
commune des Côtes-d'Armor, France
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Le Mené [lə məne] est une commune nouvelle française du pays du Mené, constituée le par les communes membres de la Communauté de communes du Mené (Collinée, Le Gouray, Langourla, Plessala, Saint-Gilles-du-Mené, Saint-Gouéno, Saint-Jacut-du-Mené) situées dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Le Mené | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Gérard Daboudet (DVG) 2026-2032 |
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| Code postal | 22330 | ||||
| Code commune | 22046 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
6 556 hab. (2023) | ||||
| Densité | 40 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 17′ 46″ nord, 2° 31′ 17″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 79 m Max. 337 m |
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| Superficie | 163,23 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Le Mené (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plénée-Jugon | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.ccmene.fr/accueil | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune nouvelle se trouve dans l'est des Côtes-d'Armor, et est avec 163,23 km2, la plus vaste commune de la région. Le chef-lieu de la commune est situé à « La Croix Jeanne Even », au siège de l'ancienne communauté de communes, sur le territoire de la commune déléguée de Collinée[1].
Géologie et relief
La commune se situe dans les monts du Mené.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, l'Arguenon, le Lié, le Léry, le Penhouet et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].
La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[3].
L'Arguenon, d'une longueur de 53 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Manche en limite de Saint-Cast-le-Guildo et de Saint-Jacut-de-la-Mer, après avoir traversé dix communes[4].
Le Lié, d'une longueur de 61 km, prend sa source dans la commune de Plœuc-L'Hermitage et se jette dans l'Oust à Forges de Lanouée, après avoir traversé 15 communes[5]. Les caractéristiques hydrologiques du Lié sont données par la station hydrologique située sur la commune de La Prénessaye. Le débit moyen mensuel est de 3,48 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 52,3 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 76,4 m3/s, atteint le [6].
Le Léry, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Lié à La Motte[7].
Le Penhouet, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Lié à Plémet[8].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Bosny (1,24 ha)[Carte 1],[9].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[13]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 870 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 14 km à vol d'oiseau[16], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[19], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports
Urbanisme
Typologie
Au , Le Mené est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mené, dont elle est la commune-centre[Note 4],[21]. Cette aire, qui regroupe 6 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].
Toponymie et gentilé
Mené vient du breton menez qui signifie montagne. La commune nouvelle du Mené se situe sur une partie des monts du Mené[Note 5] dont le point culminant est le mont Bel-Air (339 m).
Le conseil municipal de la nouvelle commune a décidé que ses habitants seraient désignés comme "Ménéens".
Le nom de la commune nouvelle en breton est Ar Menez[24].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 14,2 % des toponymes de Collinée, 13,9 % de ceux du Gouray, 15,7 % de ceux de Langourla, 12,9 % de ceux de Plessala, 15,5 % de ceux de Saint-Gilles-du-Mené, 10,9 % de ceux de Saint-Gouéno et 8,6 % de ceux de Saint-Jacut-du-Mené sont bretons[25].
Histoire
La région du Mené au XIXe siècle
De nombreuses jeunes mères de la région du Mené qui venaient de mettre au monde un enfant quittaient leur famille, y compris leur propre nouveau-né, pour quelques mois, se rendant en ville, souvent à Paris, pour s'y placer comme nourrices dans des familles bourgeoises. Le recteur de Hénon se demande « si l'éloignement prolongé de la mère de famille ne constitue pas un dommage que ne saurait compenser le salaire reçu » ; un autre témoin en 1912 évoque le « fléau des nourrices », la famille étant désorganisée par l'absence de la mère, et leur propre nourrisson, mal nourri, décédant fréquemment. La loi Roussel, votée en 1874[26], tenta de mettre fin à ces séparations prématurées en obligeant la nourrice à produire un certificat de sa commune de résidence indiquant que son dernier enfant était vivant et âgé d'au moins sept mois révolus, ou qu'il était allaité par une autre femme. Certains médecins servaient de véritables bureaux de placement pour les nourrices ; une agence, dénommée « À la bonne nourrice bretonne » avait pignon sur rue dans le bourg de Saint-Carreuc[27]. Cette tradition se ralentit au début du XXe siècle, mais perdura jusqu'à la Seconde Guerre mondiale : en 1943 on comptait encore une dizaine de nourrices originaires de Saint-Gouéno[28].
Le XXIe siècle
La création de la commune nouvelle
Le , le projet de création d'une commune nouvelle est approuvé par les conseils municipaux des sept communes concernées : Saint-Gilles-du-Mené, Saint-Jacut-du-Mené, Plessala, Saint-Gouéno, Langourla, Collinée et Le Gouray[29]. L'arrêté préfectoral du a officiellement créé la nouvelle commune[1],[30].
L'usine « Géotexia », implantée à Saint-Gilles-du-Mené, inaugurée le en présence de Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'environnement, est pionnière pour la méthanisation en France car c'est la première unité en partenariat entre agriculteurs, industriels et associations dont la CUMA du Mené[31]. Elle est placée en redressement judiciaire en [32] et ravagée par un incendie le [33].
Une importante population roumaine
De 700 à 800 Roumains, la plupart travaillant dans les abattoirs de Kermené (qui employaient précédemment beaucoup de Portugais et de Maliens), vivraient dans la commune nouvelle du Mené en 2020, y constituant environ 10 % de la population[34].
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Le conseil municipal du Mené est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire[35]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 6] étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 devrait être de 29[36]. Toutefois la commune a été créée le et dans le cas d'espèce l'article L. 2113-8 du CGCT prévoit, lors du premier renouvellement suivant la création d'une commune nouvelle, que le conseil municipal comprend le nombre de membres correspondant à « la strate démographique immédiatement supérieure » à celle dont relève normalement la commune, cet effectif restant identique jusqu'au troisième renouvellement général des conseils municipaux suivant la création de la commune nouvelle[37]. Ce sont donc 35 sièges qui sont à pourvoir et 8 au conseil communautaire.
Une seule liste, menée par Gérard Daboudet, maire sortant[38], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 35 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement 8 conseillers communautaires sont élus pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 50,07 %[39],[40]. Gérard Daboudet est réélu maire pour un deuxième mandat le [41],[Note 7].
Liste des maires
| Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|
| Collinée | Yvon Perrin | Artisan menuisier | |
| Langourla | Michel Ulmer | Retraité de la fonction publique | |
| Le Gouray | Jean-Michel Donne | Enseignant | |
| Plessala | Roselyne Rocaboy | Retraitée de la fonction publique | |
| Saint-Gilles-du-Mené | Éric Jaffrot | Directeur de Maison familiale rurale | |
| Saint-Gouéno | Arlette Hingant | Retraitée de la fonction publique | |
| Saint-Jacut-du-Mené | Cyril Conan | Responsable de production |
Communes déléguées
| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
|---|---|---|---|---|---|
| Collinée (siège) | 22046 | CC du Mené | 7,06 | 921 (2013) | 130
|
| Langourla | 22102 | CC du Mené | 21,41 | 522 (2013) | 24 |
| Le Gouray | 22066 | CC du Mené | 30,50 | 1 263 (2013) | 41 |
| Plessala | 22191 | CC du Mené | 51,45 | 1 834 (2013) | 36 |
| Saint-Gilles-du-Mené | 22292 | CC du Mené | 12,92 | 468 (2013) | 36 |
| Saint-Gouéno | 22297 | CC du Mené | 20,08 | 689 (2013) | 34 |
| Saint-Jacut-du-Mené | 22303 | CC du Mené | 19,81 | 734 (2013) | 37 |
Population et société
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.
En 2023, la commune comptait 6 556 habitants[Note 8], en évolution de +2,17 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Parmi les entreprises implantées au Mené, il y a notamment l'entreprise agro-alimentaire Kermené dont les deux sites sont à Saint-Jacut-du-Mené (siège social) et à Collinée.