Le Mondain

poème de Voltaire From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Mondain est un poème philosophique écrit par Voltaire, écrivain et philosophe français des Lumières, en 1736. Il satirise l'imagerie chrétienne, notamment l'histoire d'Adam et Ève, pour défendre un mode de vie axé sur les plaisirs terrestres plutôt que sur les plaisirs promis par la religion dans l'au-delà. Il s'oppose à la morale religieuse (en) et notamment à l'enseignement du péché originel. Ses propos font écho aux Lettres philosophiques et aux Remarques sur Pascal, œuvres en prose de Voltaire. Voltaire a constaté une tendance à ne pas utiliser les formes poétiques pour développer des arguments philosophiques et a écrit Le Mondain en opposition délibérée à cette tendance[1].

Format
Langue
Auteur
Date de parution
Faits en bref Format, Langue ...
Le Mondain
Format
Langue
Auteur
Date de parution
Pays
Fermer

Contenu

Le poème se déroule dans le jardin d'Éden, mais contrairement à l'enseignement du péché originel, l'Éden n'est pas dépeint comme un paradis d'où l'homme serait expulsé, mais comme un lieu de barbarie. Les ongles d'Adam sont décrits comme longs et sales, car personne n'a encore inventé d'outil pour les couper ou les nettoyer. Cela implique que le monde que nous vivons n'est donc pas une prison dans laquelle nous aurions été jetés en guise de châtiment[2]. Au contraire, le dernier vers du poème dit : « Le paradis terrestre est où je suis ».

Réaction

Le vers 22 du poème, « Le superflu, chose très nécessaire », est devenu un slogan courant[1] [2].

En réponse aux réactions hostiles de 1737, Voltaire écrivit un poème dans le même style, Défense du Mondain ou l'apologie du luxe [2]. Les thèmes des deux sont quelque peu différents ; « Le Mondain » se concentre sur les avantages personnels des plaisirs terrestres, tandis que la Défense parle des avantages sociaux de la recherche du plaisir[1].

Le dramaturge français Alexis Piron a écrit un poème en réponse, L'Antimondain, de 1738. [1]

La publication du poème provoqua un scandale qui poussa Voltaire à fuir en 1738 le château de Cirey en France pour Bruxelles, où il a passé trois mois avant de revenir.

Le poème a été décrit comme embrassant la philosophie du doux commerce[3]

Éditions publiées

  • "Le Mondain" – Édition critique de Haydn T. Mason, dans Œuvres complètes de Voltaire, Volume 16 (Voltaire Foundation, Oxford)

Références

Lectures complémentaires

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI