Le Seigneur des anneaux (série de films)
trilogie cinématographique par Peter Jackson, adaptée du livre de Tolkien
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Le Seigneur des anneaux est une trilogie cinématographique américano-néo-zélandaise de fantasy réalisée par Peter Jackson et fondée sur le roman du même nom en trois volumes de J. R. R. Tolkien. Les films composant cette trilogie sont La Communauté de l'anneau (2001), Les Deux Tours (2002) et Le Retour du roi (2003).
| Titre original | The Lord of the Rings |
|---|---|
| Support d'origine | Roman Le Seigneur des anneaux (1954-1955) |
| Auteur d'origine | J. R. R. Tolkien |
| Nombre de films | 3 |
| Premier opus | Le Seigneur des anneaux : La Communauté de l'anneau (2001) |
| Dernier opus | Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi (2003) |
| Sociétés de production |
New Line Cinema WingNut Films |
|---|---|
| Pays d'origine |
|
| Genre | Fantasy et heroic fantasy[1],[2] |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Ce projet est considéré comme l'un des plus ambitieux de l'histoire du cinéma, avec un budget de 285 millions de dollars. Il a commencé à être développé par Jackson en 1995 et s'est concrétisé avec le studio de production New Line Cinema après que Miramax Films l'a abandonné. Le projet entier dura huit ans, bien que le tournage des trois films se déroulât simultanément entre et et eût lieu entièrement en Nouvelle-Zélande. Une version longue de chaque film de la trilogie est sortie en DVD et Blue-Ray environ un an après leur sortie au cinéma. Bien que les films suivent l'histoire du roman d'une façon générale, ils omettent certains éléments et en ajoutent d'autres, déviant ainsi de leur source.
Se déroulant dans le monde fictif de la Terre du Milieu, les trois films suivent le hobbit Frodon Sacquet (Frodo Baggins en anglais, joué par Elijah Wood) alors que lui et les autres membres de la Communauté de l'Anneau s'engagent dans une quête pour détruire l'Anneau unique, et ainsi provoquer la chute de son créateur, Sauron. La Communauté finit par se diviser et Frodon poursuit sa quête seulement accompagné de son loyal compagnon Sam (Sean Astin) et de la fourbe créature nommée Gollum (Andy Serkis). Pendant ce temps, le magicien Gandalf (Ian McKellen) et Aragorn (Viggo Mortensen), héritier en exil du trône de Gondor, rallient les peuples libres de la Terre du Milieu, qui finissent par remporter la guerre de l'Anneau.
Les trois films ont été un grand succès commercial, rapportant au total presque trois milliards de dollars lors de leur sortie dans les salles. Ils ont généralement reçu des critiques très positives, et ont été fortement récompensés, remportant notamment dix-sept Oscars sur trente nominations. Le dernier film de la trilogie, Le Retour du roi, remporta les onze Oscars auxquels il était nommé, égalant Ben-Hur et Titanic pour le record du plus grand nombre d'Oscars reçus pour un film. La trilogie reçut de nombreux prix pour la distribution, pour les effets spéciaux et pour l'infographie[3],[4],[5]. Les films ont également apporté un regain d'intérêt et une reconnaissance du grand public pour l'œuvre de Tolkien, malgré quelques controverses sur les différences entre les livres et leur adaptation.
Par la suite, après le succès de la trilogie, Peter Jackson décide de s'associer au studio Metro-Goldwyn Mayer en plus de la New Line afin d'adapter Le Hobbit au cinéma, entre 2012 et 2014.
À l’occasion du 25e anniversaire de la sortie du premier volet, la Monnaie de Paris a émis en 2026 une série de monnaies commémoratives inspirées de la trilogie[6],[7]. Cette émission se déroule en deux vagues : le 23 mars et le 14 septembre 2026. Chaque motif est tiré à 50 000 exemplaires. Les pièces sont l'œuvre du médailleur et graveur général des monnaies français, Joaquin Jimenez[8].

Développement du projet
Tentatives précédentes
Les précédentes tentatives d'adaptation des œuvres de J.R.R. Tolkien furent celles de William L. Snyder, Peter Shaffer et John Boorman. Ces tentatives aboutirent à quelques scénarios non produits, des illustrations conceptuelles et un court métrage d'animation. Parmi les autres cinéastes et producteurs intéressés par l'adaptation de Tolkien, on compte Walt Disney, Al Brodax, Forrest J. Ackerman, Denis O'Dell (qui envisagea Richard Lester pour la réalisation, mais se tourna finalement vers David Lean, Stanley Kubrick et Michelangelo Antonioni) et George Lucas. Les droits d'adaptation des œuvres de Tolkien passèrent entre les mains de plusieurs studios, ayant été brièvement loués à Rembrandt Films avant d'être vendus définitivement à United Artists. En 1976, UA céda les droits du Seigneur des Anneaux (et les droits de production du Hobbit) à Fantasy Films[9].
En 1977, Rankin/Bass produisirent une adaptation animée du Hobbit sous forme d'un téléfilm. En 1978, Ralph Bakshi réalisa un long métrage d'animation reprenant la première partie du Seigneur des Anneaux. Bien que rentable, le film ne généra pas suffisamment de recettes pour justifier automatiquement une suite qui aurait conclu l'histoire, et une dispute avec le producteur Saul Zaentz poussa Bakshi à abandonner le projet. Rankin/Bass enchaîna ensuite en 1980 avec une adaptation télévisée animée du Retour du Roi. Plusieurs autres films fantastiques inspirés de l'univers de Tolkien furent produits à cette époque, notamment Dark Crystal de Jim Henson et Frank Oz et Willow de George Lucas[10].
À la sortie du film de Bakshi, Peter Jackson, alors âgé de 17 ans, n'ayant pas lu le livre, mais en ayant entendu parler était allé voir le film[11] et à déclaré « J'ai bien aimé le début — il y avait des séquences pittoresques à Hobbitebourg, une rencontre inquiétante avec le Cavalier Noir sur la route et quelques scènes de bataille plutôt réussies — mais ensuite, à peu près à la moitié du film, la narration est devenue très décousue et déroutante, et je n'y comprenais plus rien. Cependant, cela m'a donné envie de lire le livre — ne serait-ce que pour savoir ce qui se passait ! »[12]. Jackson a ensuite acheté une édition de poche liée au livre. Plus tard, il a lu Le Hobbit et Le Silmarillion[13],[14] et a écouté l'adaptation radiophonique de la BBC de 1981. Supposant que quelqu'un l'adapterait un jour au cinéma, Jackson s'est renseigné sur les tentatives précédentes d'adaptation[15]. Il n'avait pas vu les téléfilms de Rankin et Bass[16].
Adaptation de Peter Jackson
Miramax

En 1995, alors qu'ils achevaient la post-production de Fantômes contre fantômes, Peter Jackson (maintenant devenu réalisateur) et Fran Walsh envisagèrent de réaliser un film fantastique original, mais ne parvenaient pas à concevoir un scénario qui ne soit pas inspiré de l'univers de Tolkien et finirent par se renseigner sur les droits d'adaptation[14]. Ils s'adressèrent à Harvey Weinstein de Miramax Films , qui les avait obtenus de Saul Zaentz. Jackson savait qu'il faudrait plusieurs films pour rendre justice à Tolkien[17],[18], et proposa initialement une trilogie basée sur Le Hobbit et, en cas de succès, deux films du Seigneur des Anneaux tournés simultanément[15]. Jackson se remit à relire Le Hobbit, à étudier les illustrations et à commander des croquis préparatoires, mais les droits s'avérèrent finalement inaccessibles, ayant été partagés entre Zaentz[19] et United Artists (Metro-Goldwyn-Mayer). Weinstein tenta de racheter la part d'UA, mais sans succès[20]. Entre temps, Universal Pictures propose à Jackson de réaliser un remake de King Kong à Jackson et en avril 1996, Jackson décide de se concentrer sur le remake, abandonnant Le Hobbit cependant, Universal annule le projet durant la fin d’année. Jackson décida de revenir sur Le Hobbit, dont Miramax a désormais les droits[21].
Le Hobbit étant reporté en vue d'une éventuelle préquelle ultérieure, Jackson a entrepris la réalisation de deux films du Seigneur des Anneaux. Jackson et Walsh présentèrent à Harvey et Bob Weinstein leur projet d'adaptation trois mois plus tard avec un premier film, The Fellowship of the Ring,s'achevant sur le départ de Gandalf et Pippin à Minas Tirith, et un scond nommé The War of the Ring[22]. Les deux frères producteurs donnèrent leur accord pour faire ces deux films avec un budget de 75 000 000 $[22]. Jackson et Walsh commencent alors à écrire le scénario avec l'aide de Stephen Sinclair et de sa compagne, Philippa Boyens, grande admiratrice des livres de Tolkien[17]. Ce processus d'écriture des deux films leur pris un peu plus d'un an[23]. Sinclair dut quitter le projet en raison d'autres obligations professionnelles. D'autres problèmes surgissent lorsque Miramax se rendit compte que les films étaient susceptibles de coûter le double du budget initial prévu. Les producteurs, qui avaient déjà investi 15 000 000 $, décidèrent de fusionner les deux films en un seul et, le , Bob Weinstein proposa à Jackson de faire un seul film de deux heures, suggérant de supprimer les passages concernant Bree et la bataille du gouffre de Helm, ainsi que le personnage de Saroumane, de faire du Rohan et du Gondor le même pays, avec Éowyn comme sœur de Boromir, de raccourcir considérablement les passages à Fondcombe et dans la Moria, et que les Ents empêchent les Uruk-hai d'enlever Merry et Pippin[22]. Jackson refusa et Harvey Weinstein menaça de remplacer Jackson par le scénariste Hossein Amini et les réalisateurs John Madden ou Quentin Tarantino. Jackson pensa qu'il s'agissait d'une menace en l'air pour le contraindre à réaliser lui-même une version en un seul film[24]. Bouleversé à l'idée de perdre la moitié de son projet, Jackson refuse et Harvey Weinstein lui laisse quatre semaines pour trouver un autre studio de production qui lui rachèterait les droits[23]. Jackson fait le tour des producteurs d'Hollywood en leur présentant une vidéo de 35 minutes de son projet mais personne ne semble intéressé alors que l'échéance arrive à son terme.
New Line Cinema
Jackson obtint une audience auprès de Robert Shaye, PDG de New Line Cinema et Mark Ordesky, qui accepta le projet, mais demanda qu'il soit développé en trilogie[23]. New Line Cinema avait de nombreuses raisons prometteuses quant au succès de la trilogie, ce qui les incita à signer[25]. Les droits de montage final étaient contractuellement partagés entre Jackson et Bob Shaye, mais Jackson n'eut jamais d'ingérence dans son montage[26]. Initialement, chaque film disposait d'un budget de production de 60 000 000 $, mais New Line accepta la demande d'augmentation de budget de Jackson après la présentation d'un extrait de 26 minutes du Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau au Festival de Cannes 2001[27],[28].
Jackson, Walsh et Boyens se remirent au travail pour écrire trois nouveaux scripts, l'expansion du projet étant un surcroît de travail mais leur accordant en contrepartie une plus grande liberté pour développer l'histoire. Les trois scénaristes décidèrent d'adopter une approche plus chronologique que celle des livres et de faire de la quête de Frodon l'élément central du scénario, l'intrigue autour d'Aragorn en étant l'élément secondaire. Le découpage des trois films ne fut en conséquence pas exactement le même que celui des trois volumes du livre et les personnages et les événements ne contribuant pas à ces deux éléments, tels que Tom Bombadil et le « nettoyage de la Comté » sont abandonnés[23]. La caractérisation de nombreux personnages fut altérée par rapport aux livres pour des raisons d'ordre dramatique et l'écriture du scénario continua d'évoluer pendant le tournage en raison des suggestions des acteurs concernant leurs personnages. Le changement le plus notable concerna le personnage d'Arwen, qui devait être à l'origine une guerrière plus impliquée dans les événements, et notamment dans la bataille du gouffre de Helm, avant que les scénaristes ne la fassent revenir à une image plus proche de celle du livre[29].
Production
Design

Peter Jackson commença à réaliser les storyboards avec Christian Rivers en et composa une équipe chargée de recréer la Terre du Milieu à la même période[30]. Il charge Richard Taylor, collaborateur de longue date et responsable de Weta Workshop, de s'occuper de l'aspect de cinq éléments majeurs : les armures, les armes, les prothèses de maquillage, les créatures et les maquettes. En , Alan Lee et John Howe, illustrateurs de nombreuses œuvres de Tolkien, rejoignèrent le projet[31]. L'aspect visuel des films est largement inspiré de leurs illustrations[32]. Le chef décorateur Grant Major fut chargé de transformer les dessins de Lee et Howe en véritables décors, alors que Dan Hennah, le directeur artistique, organisèrent les repérages des lieux de tournage et supervise les activités du département artistique.
Jackson demanda à son équipe de mettre l'accent sur le réalisme dans le but de faire de la Terre du Milieu un monde qui soit crédible. Des éléments propres à chaque culture (Elfes, Nains, Hobbits, Gondor, Rohan) étaient développés de façon que leur histoire se ressente à travers leurs différents styles et chaque accessoire du film soit conçu par le département artistique, parfois à plusieurs échelles[31]. La New Zealand Army aida à construire Hobbitebourg plusieurs mois avant le début du tournage afin que la végétation plantée spécialement ait le temps de pousser[33]. Les créatures furent conçues dans le même esprit de souci du détail, par exemple les énormes ailes des créatures volantes des Nazgûl[34]. Au total, 48 000 pièces d'armures, 500 arcs et 10 000 flèches sont créés par Weta Workshop[35]. Ngila Dickson et son équipe de couturières confectionnèrent environ 19 000 costumes et leur donnent un aspect vieilli pour plus de réalisme[36].
Tournage
Le tournage principal des trois films eu lieu simultanément dans les studios de Wellington et Queenstown et différents sites naturels de Nouvelle-Zélande, dont certains accessibles seulement en hélicoptères, entre le et le . Des pick-up, scènes supplémentaires rajoutées par la suite, sont tournés chaque année entre 2001 et 2004. Jusqu'à sept équipes différentes travaillaient ainsi simultanément sur plus de 150 lieux de tournage au total[35]. Peter Jackson supervisait le travail de ces différentes équipes par satellite, en plus de l'équipe de tournage principale qu'il dirigeait et des réécritures constantes du scénario, et dormait en moyenne quatre heures par nuit pendant le tournage[37]. Le New Zealand Department of Conservation fut par la suite critiqué pour avoir autorisé le tournage dans des parcs nationaux sans avoir étudié de façon précise son impact sur le milieu naturel et sans avoir averti le public[38]. Le tournage de scènes de batailles dans le parc national de Tongariro nécessitèrent ensuite un travail de restauration.
Fiche technique
| Film | |||
|---|---|---|---|
| La Communauté de l'anneau (2001) |
Les Deux Tours (2002) |
Le Retour du roi (2003) | |
| Réalisateur | Peter Jackson | ||
| Scénaristes | Peter Jackson | ||
| Fran Walsh | |||
| Philippa Boyens | |||
| Stephen Sinclair | |||
| Musique | Howard Shore | ||
| Photographie | Andrew Lesnie | ||
| Montage | John Gilbert | Michael J. Horton | Jamie Selkirk |
| Durée | 178 minutes | 179 minutes | 201 minutes |
| Durée des versions longues | 228 minutes | 234 minutes | 262 minutes |
| Sociétés de production | New Line Cinema | ||
| WingNut Films | |||
| The Saul Zaentz Company | |||
| Sociétés de distribution | |||
Distribution
Casting
Peter Jackson a entamé des discussions sur le casting lors du développement du scénario avec Miramax[39]. Jackson, Fran Walsh et Philippa Boyens ont dressé une liste de leurs souhaits pour l'attribution des rôles, incluant Cate Blanchett pour Galadriel et Ian Holm pour Bilbo[40]. Le rôle de Gandalf fut quant à lui sujet à de nombreux débats. Christopher Lee a envoyé à Jackson une photo de lui en costume de magicien, souhaitant incarner Gandalf[41]. Il a finalement obtenu le rôle de Saroumane car trop âgé pour effectuer les cascades requises pour jouer le personnage[42]. Miramax souhaitait un nom connu pour incarner Gandalf et suggéra Max von Sydow ou Paul Scofield. Désireux d'une star américaine, Miramax mentionna également Morgan Freeman[39],[43]. Lorsque New Line Cinema reprit le projet, le studio proposa Christopher Plummer ou Sean Connery pour le rôle bien que tous deux refusèrent[44]. Plus tard, lorsque von Sydow se renseigna sur le rôle, son agent lui répondit qu'ils recherchaient un acteur anglais[45]. Se demandant si Patrick Stewart conviendrait au rôle de Gandalf, Boyens a réalisé un enregistrement de lui jouant face à Ian McKellen, avant de suggérer ce dernier à Jackson[46],[47],[48]. McKellen est ensuite devenu le premier choix de Jackson pour Gandalf[49].
Lors du casting, Jackson a envisagé des acteurs de remplacement pour les différents rôles, notamment Lucy Lawless et Nicole Kidman pour Galadriel; Anthony Hopkins ou Sylvester McCoy (qui a finalement été choisi pour incarner Radagast dans la trilogie du Hobbit) pour Bilbo et Paul Scofield, Jeremy Irons, Malcolm McDowell ou Tim Curry pour Saroumane[50]. Pour Gandalf, ils ont considéré Tom Baker , Tom Wilkinson, Sam Neill, Bernard Hill (qui a finalement été choisi pour le rôle de Théoden)[46], et Peter O'Toole[51].
Miramax et Jackson ont discuté de caster Daniel Day-Lewis dans le rôle d'Aragorn, donnant lieu à des spéculations sur Internet selon lesquelles Day-Lewis aurait été approché à plusieurs reprises pour le rôle. Bien que Jackson ait finalement pris contact avec lui, il choisi à la place Stuart Townsend, que le studio jugeait trop jeune. Après le début du tournage, Jackson a revu son jugement et a décidé de recaster le personnage. Ils ont approché Viggo Mortensen et Russel Crowe avant de finalement donner le rôle à Mortensen[52]. Patrick McGoohan fut le premier choix concernant le rôle de Denethor. Cependant, McGoohan se révéla, selon Jackson, « plutôt grognon »[53] lors de leur rencontre et ils se tournèrent alors vers Donald Sutherland et John Rhys-Davies, et finirent par engager John Noble. Rhys-Davies fut choisi pour incarner Gimli, à la place de Billy Connolly (qui interprétera plus tard Dáin dans Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées), Robert Trebor et Timothy Spall qui étaient originalement envisagés. Lors de discussions avec Miramax, le nom de Liam Neeson fut évoqué[39] pour le rôle de Boromir, mais Jackson refusa. New Line suggéra Nicolas Cage , mais les réalisateurs déclinèrent également l'offre[44].
Distribution
Personnages inventés pour les films
- Éothain, joué par Sam Comery[54], est un jeune garçon du Rohan, frère de Freda. Sa sœur et lui sont envoyés par leur mère Morwen prévenir le roi Théoden de l'arrivée des Dunlendings. Ils retrouvent leur mère juste avant la bataille de Fort-le-Cor. Un personnage des livres est nommé Éothain.
- Freda, jouée par Olivia Tennet[54], est une jeune fille du Rohan, sœur d'Éothain, qui l'accompagne prévenir Théoden de l'arrivée des Dunlendings.
- Haleth, joué par Calum Gittins[54], est un des enfants qui combattent à la bataille de Fort-le-Cor. Plusieurs personnages de Tolkien portent ce nom.
- Irolas, joué par Ian Hughes[54], est un Gondorien, officier de Minas Tirith. Il devait au départ jouer le rôle de Beregond, mais son importance a été tellement réduite qu'il a été jugé préférable de lui donner un nom différent[54].
- Lurtz, joué par Lawrence Makoare[54], est un Uruk. Son nom n'est pas attesté dans l'œuvre de Tolkien et n'est jamais prononcé dans le film ; il n'apparaît que dans les crédits de La Communauté de l'anneau. Lurtz est le premier Uruk-hai de Saroumane à être créé, et il est à la tête des Uruks envoyés contre la Communauté de l'Anneau à Amon Hen. Il tue Boromir, puis se fait tuer à son tour par Aragorn. Dans le livre, c'est Uglúk qui mène les Uruk-hai qui s'en prennent à la Communauté de l'Anneau, et Boromir est tué par un ou des Orques anonymes (il est décrit comme étant « mort transpercé par de nombreuses flèches »). Le personnage permettait pour les scénaristes de personnifier la menace Uruk et donner un méchant spécifique au film : en effet, contrairement aux Deux Tours et au Retour du Roi, où Saroumane et Sauron jouent le rôle d'adversaires principaux, La Communauté de l'Anneau n'en avait pas ; Lurtz permettait d'avoir un adversaire à vaincre à la fin du film. Lurtz est également un des « héros » de l'Isengard dans le jeu PC La Bataille pour la Terre du Milieu.
- Madril, joué par John Bach[54], est un des Rôdeurs d'Ithilien, plus exactement l'aide de camp de Faramir.
- Morwen, jouée par Robyn Malcolm[54], est la mère d'Éothain et Freda. Par amour pour ses enfants, au lieu de les accompagner, elle les envoie tout seuls jusqu'à Edoras, puis les retrouve plus tard au Gouffre de Helm. Plusieurs personnages de Tolkien portent ce nom.
- Sharku, joué par Jed Brophy[54], est un des capitaines orque de Saroumane. Dans le livre, ce nom est donné à Saroumane par ses serviteurs orques et humains en Isengard, puis dans la Comté (sous la forme Sharcoux, Sharkey en anglais).
Post-production
La post-production de chaque film (effets spéciaux, composition de la musique, enregistrement des voix, tournage de scènes complémentaires…) dure près d'une année, ce qui explique le délai entre la sortie de chaque film. Le tournage des scènes de combat a nécessité le développement d'un nouveau logiciel, Massive, par la firme des effets spéciaux de Peter Jackson, Weta Digital. Ce logiciel permet de donner un comportement réaliste à chacun des 100 000 personnages de synthèse apparaissant dans des scènes de foule ou de bataille. Perfectionné dans le dernier opus, il confère un réalisme accru à des chevaux de synthèse et autorise des cascades virtuelles irréalisables autrement. Le personnage de Gollum, entièrement réalisé en images de synthèse d'après les captures de mouvements de l'acteur Andy Serkis, révolutionne la notion d'acteur virtuel.
Effets spéciaux
Les trois films utilisent des trucages et des effets spéciaux numériques novateurs. Le premier film compte près de 540 effets, le deuxième 799, et le troisième 1488 (2730 en tout)[55]. Avec les versions longues, les films en comprennent 3420. Deux cent soixante personnes ont travaillé sur les effets spéciaux de la trilogie[56], le nombre doublant pour Les Deux Tours[57]. L'équipe, menée par Jim Rygiel et Randy Cook, a longuement travaillé, y compris la nuit, pour produire les effets spéciaux dans un court laps de temps. Par exemple, ils ont produit plusieurs enregistrements majeurs du gouffre de Helm pendant les six dernières semaines de post-production des Deux Tours[57], et le même nombre pendant les six dernières semaines du Retour du roi[58]. Bien que Weta Workshop soit la principale force stylistique derrière les films, une unique scène où Arwen affronte les Cavaliers Noirs dans La Communauté de l'anneau a été faite par Digital Domain[56].
La production a été compliquée par l'utilisation d'échelle double, et a imposé la perspective à un niveau jamais vu précédemment dans l'industrie cinématographique. Elijah Wood mesure 1,68 m dans la réalité, mais son personnage de Frodon Sacquet seulement 1,06 m. Des maquettes à petite et grande échelle ont été utilisées dans certaines scènes, tandis que certains décors, notamment Cul-de-Sac à Hobbitebourg, ont été construits à deux échelles différentes, pour que les personnages semblent avoir la bonne taille. À un moment du film, Frodon est suivi par Gandalf dans un couloir de Cul-de-Sac. Elijah Wood et Ian McKellen ont été filmés dans deux versions différentes du même couloir, construits à deux échelles différentes, les deux enregistrements étant ensuite superposés pour que les deux personnages apparaissent en même temps dans le même couloir[59].
La perspective forcée a aussi été employée pour les moments où les Hobbits interagissent avec des Hommes et des Elfes, plus grands. À la surprise de l'équipe, le simple fait de s'agenouiller a souvent suffi à donner l'effet désiré. Quelques acteurs ont également porté des costumes sur-dimensionnés pour avoir l'air plus grands que d'autres et des doublures de petite taille, portant parfois des masques en latex pour ressembler aux acteurs, ont été utilisées sur les plans larges ou de dos[59],[60].
Dans le monde de la Terre du Milieu, les Hobbits mesurent environ 1,10 m, tandis que les Nains sont plus grands, environ 1,40 m, et que les Hommes et les Elfes ont une taille humaine normale. Cependant, les films utilisent seulement deux échelles et non trois : la différence est compensée par le choix d'acteurs plus grands pour jouer les Nains, et en combinant Nains et Hobbits sur un même plan. Par exemple, John Rhys-Davies, qui interprète Gimli, est plus grand qu'Elijah Wood, qui joue Frodon. Ainsi à la fin de la scène du conseil d'Elrond, quand les neuf membres de la Communauté de l'anneau sont debout ensemble, Rhys-Davies et les quatre acteurs hobbits ont été filmés en une seule fois, alors que les personnages de taille humaine (Gandalf, Aragorn, Boromir, Legolas) ont été filmés dans un second temps, les deux enregistrements étant ensuite combinés pour donner une seule image, dans laquelle les hobbits semblent plus petits que le Nain. L'avantage est que les scènes ne comprenant que des Nains et des Hobbits ne nécessitaient pas l'emploi d'un double décor. Par exemple, lorsqu'ils entrent en Lothlórien pour la première fois et que Gimli parle à Frodon, la scène n'a pas nécessité l'emploi de double échelle, car Rhys-Davies a naturellement la bonne taille par rapport aux acteurs jouant les Hobbits. Dans les scènes où Gimli se trouve en présence d'Hommes, c'est l'acteur Brett Beattie qui double John Rhys-Davies[61]. Le nombre de scènes jouées par Beattie est, d’après certains documentaires, plus important que le nombre de celles jouées par Rhys-Davies.
Weta Workshop a inventé le terme de « bigature » pour parler des 72 grandes maquettes fabriquées pour les films[62], par allusion à leur taille extrême. Ces miniatures comprennent une échelle au 1:4 du gouffre de Helm[63], qui avec celles de Khazad-dûm et Osgiliath, a été l'une des premières construites[64]. La plupart des maquettes ont été construites pour se combiner avec les décors et les peintures. C'est le cas par exemple de l'Argonath, de Minas Tirith, de la tour et des cavernes d'Isengard, de Barad-dûr, des arbres de Lothlórien, de la forêt de Fangorn et de la Porte Noire. Alex Funke a dirigé les gréements des caméras de motion control, et John Baster et Mary Maclahlan ont dirigé la construction des maquettes. L'équipe responsable des maquettes est celle qui a le plus travaillé parmi toutes les équipes responsables des effets spéciaux : plus de mille jours. Ils ont organisé des fêtes pour célébrer les dates repères, comme pour célébrer le 666e jour de travail[65]. Leur dernier enregistrement a été un de la Porte Noire, pour le troisième film, en [58].
Les créatures comme les Trolls, le Balrog, les Ents, les montures des Nazgûl, les Wargs, les mûmakil et Arachne ont été entièrement conçues par ordinateur. Les concepteurs ont passé des mois à les créer et à les modifier avant que les versions finales ne soient sculptées dans des maquettes hautes de 1,50 m et que ces dernières ne soient scannées. Les animateurs ont truqué les squelettes et les muscles avant l'animation et finalement, se sont appuyés sur les scans colorés et détaillés des maquettes peintes[56]. Sylvebarbe possède un visage numérique incrusté sur l'animatronique original, dont le scan a servi de modèle pour la version numérique qui apparaît dans le film[57].
Musique

Howard Shore a composé, orchestré, dirigé et produit la musique de la trilogie. Il a visité le plateau en 1999 et a composé une version du thème de la Comté et du thème de Frodon avant le début du tournage par Jackson[66]. En août 2000[67], il est retourné sur le plateau et a visionné des versions de montage de La Communauté de l'Anneau et du Retour du Roi[67]. Dans sa musique, Shore a inclus de nombreux leitmotivs (85 à 110) pour représenter différents personnages, cultures et lieux –la bande originale est le plus grand catalogue de leitmotivs de l'histoire du cinéma, surpassant, à titre de comparaison, celui de toute la saga Star Wars. Par exemple, il existe plusieurs leitmotivs dédiés aux Hobbits et à la Comté. Bien qu'une partie de la musique du premier film ait été enregistrée à Wellington, la quasi-totalité de la musique de la trilogie a été enregistrée à l'hôtel de ville de Watford et mixée aux studios Abbey Road[68]. Jackson prévoyait de superviser pendant six semaines la musique du film à Londres pour les trois films bien qu'il resta le double pour les Deux Tours[69].
La musique fut principalement interprétée par le London Philharmonic Orchestra, dont l'effectif varia de 93 à 120 musiciens tout au long de l'enregistrement. London Voices, la chorale de garçons Schola de la London Oratory School, et de nombreux artistes tels que Sheila Chandra, Enya, Renée Fleming, James Galway, Annie Lennox et Emilíana Torrini y ont également contribué. Les acteurs Billy Boyd, Viggo Mortensen, Liv Tyler et Miranda Otto (pour des versions longues uniquement) ainsi que Peter Jackson (pour un simple son de gong dans le deuxième film) ont aussi participé à la composition. Fran Walsh et Philippa Boyens ont écrit les paroles des différentes musiques et chansons, traduites par David Salo dans les langues de Tolkien. La chanson finale du troisième film, « Into the West », est un hommage à Cameron Duncan, un jeune cinéaste ami de Jackson et Walsh, décédé d'un cancer en 2003 à l'âge de 17ans[70].
Shore a composé un thème principal distinct pour la Communauté de l'Anneau plutôt que de nombreux thèmes pour les différents personnages, et ses forces et faiblesses sont représentées par des variations de l'orchestration, à différents moments de la trilogie. En plus de cela, des thèmes individuels ont été composés pour représenter les différentes cultures. La musique originale des versions longues des trois films, appelée The Complete Recordings, est disponible sur dix disques (respectivement trois, trois et quatre pour chacun des films).[70]. En 2015, la musique de la série avait été élue meilleure bande originale de film de tous les temps pendant six années consécutives, devançant La Liste de Schindler, Gladiator, Star Wars et Out of Africa[71].
Bande Originale
| Titre | Date de sortie | Durée | Compositeur | Label |
|---|---|---|---|---|
| La Communauté de l'Anneau : Bande originale du film | 20 novembre 2001 | 71:29 | Howard Shore | Reprise Records |
| Les Deux Tours : Bande originale du film | 10 décembre 2002 | 72:46 | ||
| Le Retour du Roi : Bande originale du film | 25 novembre 2003 | 72:05 |
Sortie et accueil
La sortie de cette trilogie est répartie sur trois années consécutives et synchronisée, au jour près, durant les fêtes de Noël, dans les salles du monde entier. Pour les sorties DVD, un concept original est mis en place : chaque film paraît d'abord dans sa « version cinéma » (agrémentée d'un disque de bonus) avant de faire l'objet, quelques mois plus tard, d'une « version longue » (comportant des séquences inédites et deux disques de bonus avec commentaires audio, portée ultérieurement sur disques Blu-ray) et d'une « version collector » (reprenant la version longue et en y incluant une statuette représentative du film). Les éléments nouveaux s'insèrent dans la continuité de l'histoire et relèvent du même niveau de qualité, exigeant un travail colossal tant des responsables des effets spéciaux des nouvelles séquences que du monteur et du compositeur Howard Shore, qui a dû compléter et réorchestrer une grande partie de sa partition originale. Peter Jackson a obtenu de New Line que la première mondiale du troisième épisode ait lieu dans la capitale de son pays Wellington.
Box-office
| Pays | La Communauté de l'anneau[72],[73] | Les Deux Tours[74],[75] | Le Retour du roi[76],[77] |
|---|---|---|---|
| Box-office |
868 385 360 $ | 936 689 735 $ | 1 140 682 011 $ |
| Entrées |
6 951 441 | 7 070 194 | 7 393 904 |
| Entrées |
541 274 | 664 070 | 761 891 |
| Entrées |
1 528 814 | 1 355 269 | 1 407 929 |
| Entrées |
903 015 | 901 053 | 918 689 |
Accueil critique
| Films | Rotten Tomatoes | Metacritic |
|---|---|---|
| La Communauté de l'anneau | 92 % (236 critiques)[78] | 92/100 (34 avis)[79] |
| Les Deux Tours | 95 % (258 critiques)[80] | 87/100 (39 avis)[81] |
| Le Retour du roi | 94 % (280 critiques)[82] | 94/100 (41 avis)[83] |
| Note moyenne | 94 % (774 critiques) | 91/100 (114 avis) |
Distinctions
Les trois films ont reçu dix-sept Oscars, sur un total de trente nominations :
- 2001 – 4 récompenses (pour 13 nominations) pour La Communauté de l'anneau : meilleure photographie, meilleurs effets visuels, meilleure musique, meilleur maquillage
- 2002 – 2 récompenses (pour 6 nominations) pour Les Deux Tours : meilleur montage sonore, meilleurs effets visuels
- 2003 – 11 récompenses (pour 11 nominations) pour Le Retour du roi : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleurs décors, meilleurs costumes, meilleur montage, meilleure chanson originale, meilleur scénario adapté, meilleure musique, meilleur maquillage, meilleurs effets visuels, meilleur montage sonore
Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi fait partie des films qui ont reçu le plus d'Oscars lors d'une même cérémonie, à égalité avec les films Ben Hur (1959) et Titanic (1997)[84].
Chacun des trois films a également remporté le prix Hugo de la meilleure présentation dramatique et le Saturn Award du meilleur film fantastique. La Communauté de l'anneau et Le Retour du roi ont remporté le British Academy Film Award du meilleur film et Le Retour du roi le Golden Globe du meilleur film dramatique.
Postérité

La sortie des films a suscité un regain d'intérêt pour Le Seigneur des Anneaux et les autres œuvres de Tolkien, augmentant considérablement son influence sur la culture populaire[85]. Le succès des films a engendré de nombreux jeux vidéo et autres produits dérivés.
Films
Trilogie du Hobbit
De 2012 à 2014, Peter Jackson et son studio WingNut Films ont réalisé une trilogie pour le livre de Tolkien, Le Hobbit, composée des films Le Hobbit : Un voyage inattendu, Le Hobbit : La Désolation de Smaug et Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées et avec dans les rôles principaux Martin Freeman dans le rôle de Bilbo[86],[87], Richard Armitage dans le rôle de Thorin[88] et Ian McKellen et Andy Serkis reprenant leurs rôles de Gandalf et Gollum[89],[90]. Cette trilogie sert de préquelle à la trilogie du Seigneur des Anneaux[91],[92]. Bien que la critique l'ait généralement considérée comme inférieure aux films originaux, avec le personnage de Tauriel a faisant l'objet de critiques récurrentes de la part d'une partie des fans[93], elle a néanmoins rencontré un succès commercial[94].
Autres films
En 2024, un film d'animation préquel intitulé La Guerre des Rohirrim est sorti. Réalisé par Kenji Kamiyama , il met en scène Miranda Otto, qui reprend son rôle d'Éowyn tout en étant la narratrice[95]. De plus, deux nouveaux films en prises de vues réelles sont en développement, avec Peter Jackson en tant que producteur. Le premier, Le Seigneur des Anneaux : La Chasse à Gollum, sera réalisé par Andy Serkis et sa sortie est prévue pour décembre 2027[96]. En mars 2026, il a été annoncé que Stephen Colbert, son fils Peter McGee et Philippa Boyens coécriraient le scénario d'un second film, provisoirement intitulé Le Seigneur des Anneaux : L'Ombre du Passé. Se déroulant plusieurs décennies après Le Retour du Roi , l'intrigue détaillera des chapitres de La Communauté de l'Anneau qui n'avaient pas été adaptés au cinéma[97]. En mai 2026, Jackson a déclaré être en pourparlers préliminaires avec les ayants droit de Tolkien concernant l'acquisition potentielle des droits sur d'autres écrits de Tolkien, tels que Le Silmarillion et Contes et légendes inachevés[98],[99].
Jeux vidéos
De nombreux jeux vidéos ont été commercialisés pour accompagner la série de films. Les Deux Tours et Le Retour du Roi étant des adaptations directes des films[A 1]. D'autres jeux inspiré de la trilogie sont eux aussi parus tels que Le Tiers-Âge et sa version sur Game Boy Advance, Tactics , La Bataille pour la Terre du milieu, La Bataille pour la Terre du Milieu II son extension L'Ascension du Roi-Sorcier, L'Âge des conquêtes, La Quête d'Aragorn, La Guerre du Nord, Lego Le Seigneur des Anneaux, Gardiens de la Terre du Milieu, La Terre du Milieu : L'Ombre du Mordor et La Terre du Milieu : L'Ombre de la Guerre[103].
Réunion
En 2020, l'acteur Josh Gad a animé une réunion virtuelle des acteurs des films, dans le cadre du quatrième épisode de la websérie Reunited Apart, une initiative caritative menée pendant la pandémie du COVID-19 au profit de la campagne No Kid Hungry de l'association Share Our Strength . De nombreux acteurs de la distribution originale y ont participé, ainsi que Peter Jackson, Philippa Boyens et Howard Shore[104],[105],[106].
Impact sur l'industrie et le tourisme en Nouvelle-Zélande

Suite au succès de la trilogie, Peter Jackson est devenu une figure majeure du cinéma, à l'instar de Steven Spielberg et George Lucas, et s'est lié d'amitié avec des personnalités célèbre de l'industrie comme Bryan Singer et Frank Darabont. Jackson a fondé sa propre société de production, WingNut Films , ainsi que sa société de jeux vidéo, WingNut Interactive. Il a également eu l'opportunité de réaliser un remake de King Kong en 2005. Le film a rencontré un succès critique et commercial, même s'il n'a pas égalé le succès de la trilogie du Seigneur des Anneaux[107]. En 2004, Howard Shore a effectué une tournée avec l'Orchestre Symphonique du Seigneur des Anneaux, interprétant deux heures de la partition. Tout comme les films Harry Potter, la trilogie a ravivé l'intérêt pour le genre fantastique.
Le nombre de touristes ayant visité la Nouvelle-Zélande est passé de 1 700 000 à 2 400 000 visiteurs de 2000 à 2005, une augmentation de 40 % qui peut être attribuée pour une part importante au tournage du Seigneur des anneaux dans ce pays et à la notoriété que cela lui a apporté[108],[109],[110]. Pour le responsable du tourisme néo-zélandais en Amérique du Nord, le film s'est révélé être « la meilleure publicité gratuite que la Nouvelle-Zélande ait jamais eue »[108] même si cette qualification est exagérée puisque le gouvernement néo-zélandais a subventionné la trilogie à hauteur de 150 000 000 $[111]. En réponse à la demande des touristes, aussi importante qu'inattendue, de visiter les lieux de tournage des films, plusieurs tour-opérateurs ont rapidement mis en place des circuits touristiques entièrement consacrés à cette activité, notamment à partir de Wellington et de Christchurch[112],[113]. En 2002, le Musée de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa de Wellington a créé une exposition itinérante de la trilogie cinématographique nommée, Le Seigneur des Anneaux : La Trilogie Cinématographique : L'Exposition[114]. L'expotion à attirée des visiteurs de villes du monde entier, notamment Boston, Londres, Sydney, Singapour et Houston[115].
Litiges juridiques
Le Seigneur des Anneaux a été la cause d'une série de procès concernant les bénéfices de la trilogie. Seize membres de la distribution (Noel Appleby, Jed Brophy, Mark Ferguson, Ray Henwood, Bruce Hopkins, William Johnson, Nathaniel Lees, Sarah McLeod, Ian Mune, Paul Norell, Craig Parker, Robert Pollock, Martyn Sanderson, Peter Tait et Stephen Ure) ont porté plainte pour non-versement de revenus issus de produits dérivés les représentant. L'affaire s'est réglée à l'amiable en 2008. Cet accord est arrivé trop tard pour Appleby, décédé d'un cancer en 2007[116]. Saul Zaentz a également intenté un procès en 2004, affirmant ne pas avoir perçu l'intégralité de ses droits d'auteur[11].
L'année suivante, Jackson a intenté un procès au studio concernant les bénéfices du premier film, ce qui a ralenti le développement des préquelles du Hobbit jusqu'à fin 2007[117]. Le Tolkien Trust a déposé une plainte en février 2008 pour violation de l'accord initial conclu avec Tolkien concernant les droits d'adaptation de ses œuvres. Cet accord prévoyait qu'il leur donnerait droit à 7,5 % des recettes brutes de tout film basé sur ses œuvres[118],[119],[120]. Le Trust réclamait 150 000 000 $ de dommages et intérêts[121]. Un juge a rejeté cette demande, mais a autorisé le Trust à obtenir réparation pour le manquement du studio à ses obligations contractuelles[122]. Le 8 septembre 2009, le litige a été réglé[119].
Réactions de la famille Tolkien
Les droits cinématographiques du Seigneur des Anneaux et du Hobbit ont été vendus par J. R. R. Tolkien en 1969[120]. Christopher Tolkien, fils de l'écrivain qui dirige le Tolkien Estate, a malgré cela fait part de sa désapprobation quant à l'adaptation de ces deux œuvres et de sa volonté de ne pas vendre les droits cinématographiques des autres œuvres de son père[120]. Simon Tolkien, le fils de Christopher, a pour sa part publiquement exprimé son soutien aux films, ce qui a causé une brouille avec son père et son éviction du conseil d'administration du Tolkien Estate[123].
Influence
Selon Ian Bogost, spécialiste des médias numériques le succès de la trilogie cinématographique du Seigneur des Anneaux a entraîné une renaissance de la fantasy épique dans les médias grand public[124]. Parmi les productions considérées comme inspirées par le succès de la trilogie figurent la série animée Avatar, le dernier maître de l'airet le film À la croisée des mondes : La Boussole d'or[125],[126].