Le Taillan-Médoc

commune française du département de la Gironde From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Taillan-Médoc est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Le Taillan-Médoc
Le Taillan-Médoc
Le château de la Dame Blanche.
Blason de Le Taillan-Médoc
Blason
Image illustrative de l’article Le Taillan-Médoc
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Intercommunalité Bordeaux Métropole
Maire
Mandat
Éric Cabrillat
2026-2032
Code postal 33320
Code commune 33519
Démographie
Gentilé Taillanais
Population
municipale
11 073 hab. (2023 en évolution de +9,68 % par rapport à 2017)
Densité 730 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 19″ nord, 0° 40′ 07″ ouest
Altitude Min. 4 m
Max. 39 m
Superficie 15,16 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Bordeaux
(banlieue)
Aire d'attraction Bordeaux
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Saint-Médard-en-Jalles
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Le Taillan-Médoc
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Le Taillan-Médoc
Liens
Site web taillan-medoc.fr/
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Géographie

Localisation

La mairie daterait de 1884[1].
Le nouveau centre du Taillan.

La commune du Taillan-Médoc, avec 1 512 hectares, fait partie depuis 1968 de la communauté urbaine de Bordeaux, désormais Bordeaux Métropole.

Commune de l'aire d'attraction de Bordeaux située dans son unité urbaine à 13 kilomètres au nord-ouest du centre de Bordeaux, dans les Landes de Bordeaux à quelques kilomètres des plus prestigieux châteaux du Médoc, la ville se situe entre « Villes et Vignes », aux portes du Médoc.

C'est au Taillan-Médoc, au lieu-dit Jalepont que, depuis la « Lébade », la route du Médoc franchit la Jalle[Note 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Blanquefort, Eysines, Le Haillan, Le Pian-Médoc, Saint-Aubin-de-Médoc et Saint-Médard-en-Jalles.

Hydrographie

La Jalle du Taillan à Jalepont.
Aqueduc du Thil.
  • La jalle de Saint-Médard également appelée jalle de Blanquefort : le terme jalle est utilisé dans la région pour désigner un cours d'eau. La Jalle prend sa source dans les landes de Saint-Médard-en-Jalles, puis se renforce par la jalle de Martignas. L'énergie qu'elle délivre alimente aisément les nombreux moulins à eau situés sur son parcours — moulin de Caupian, de Gajac… — avant d'irriguer les terres du Taillan-Médoc. Là, au niveau du chemin de Milavy, elle se divise en deux : la jalle d'Eysines et la jalle du Taillan-Médoc.
    La Jalle d'Eysines, au débit plus important, est parsemée de moulins — de Bussaguet, du Moulinat… — et forme la frontière communale avec la ville d'Eysines, tandis que la jalle du Taillan-Médoc alimente le parc de Majolan puis investit la commune de Blanquefort. Ces deux bras, qui finissent par se rejoindre pour affluer dans la Garonne, ont sur leur parcours irrigué ce qui subsiste du bassin maraîcher et de ses cultures légumières.
  • L'aqueduc du Thil : mis en service le , c'est un ouvrage souterrain de maçonnerie, à écoulement par gravité, qui s'étend sur 12 kilomètres. L'eau qu'il capte dans de nombreuses sources (Thil, Bussac, Bussaguet, Cantinolle…) est acheminée à plus de 44 000 m3/jour vers un réservoir de 13 000 m3 à l'usine Paulin de Bordeaux, assurant près d'un quart des besoins d'alimentation en eau de Bordeaux Métropole. Traversant plusieurs communes (Saint-Médard en Jalles, Le Haillan, Eysines, Bruges, Le Bouscat et Bordeaux), cet aqueduc n'est visible qu'au Taillan-Médoc, au niveau du franchissement des jalles, sous la forme d'un canal de 76 mètres de long.
  • Le lavoir du bourg : en 1825, l'architecte Durand entreprend les travaux de la fontaine publique du Taillan, qui se trouve près de l'église non loin du cimetière. En 1841, le lavoir est transféré sur un terrain proche qui dépend de la mairie, l'ancien bassin est comblé. Ce monument est décrit dans un devis de reconstruction soumis à la municipalité le  : la fontaine se compose d'une maçonnerie de pierre qui recueille les eaux, et d'un bassin d'où l'eau verse dans le lavoir placé plus loin. Le lavoir et la fontaine sont, alors, dans un si grand état de vétusté que leur reconstruction est nécessaire. Le lavoir est remplacé par un nouveau, perpendiculaire au mur de clôture de la mairie. En 1874, la municipalité décide de sa couverture. Aujourd'hui, le lavoir et la fontaine ne sont plus que des reliquats de cet ensemble ; la couverture, le mur de clôture et l'escalier du lavoir n'existent plus.
    En 2005, la Ville projette une restauration. Après plusieurs études, les travaux sont lancés en 2007. Les agents des services techniques sont chargés de nettoyer les pierres du lavoir, la charpente utilisée pour recréer l’impluvium du lavoir est installée par une entreprise locale. En , le lavoir est enfin restauré et présente un visage plus séduisant, tout en respectant l’histoire de ce célèbre bâtiment taillanais.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Littoral charentais et aquitain » et « Aquitaine, Gascogne »[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 933 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mérignac à 7 km à vol d'oiseau[8], est de 14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 924,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le [Note 2].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station BORDEAUX-MERIGNAC (33) - alt : 47 m, lat : 44°49'50"N, lon : 0°41'28"O (à 8,4 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
20,8
01.01.22
26,2
21.02.1926
27,7
25.03.1981
31,1
30.04.05
35,4
29.05.1922
40,5
18.06.22
41,2
23.07.19
41,6
11.08.25
37,5
12.09.22
33,2
02.10.23
26,7
08.11.15
22,5
16.12.1989
41,6
2025
Maximale moyenne 10,5 12 15,5 18 21,7 25 27,1 27,6 24,2 19,6 14,1 11 18,9
Moyenne 7,1 7,8 10,7 13 16,6 19,8 21,7 21,9 18,8 15,2 10,4 7,7 14,2
Minimale moyenne 3,7 3,6 5,8 8 11,4 14,6 16,2 16,3 13,3 10,7 6,7 4,4 9,6
Record de froid
date du record
−16,4
16.01.1985
−14,8
15.02.1956
−9,9
06.03.1971
−5,3
07.04.1929
−1,8
01.05.1938
2,5
03.06.1938
5,2
11.07.1938
4,7
31.08.1938
−1,8
24.09.1928
−5,3
08.10.1936
−7,3
20.11.1985
−13,4
21.12.1938
−16,4
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 86,9 66,9 63,3 75,6 71,1 70,4 48,6 56,7 81,2 83,3 114,5 106,4 924,9
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
52,2
06.01.1982
81,7
12.02.1990
41
26.03.1924
49
22.04.1923
71
10.05.20
58,6
18.06.24
51
15.07.03
87,6
08.08.1992
79
20.09.1999
62
15.10.1991
49,2
14.11.1991
59,6
28.12.1995
87,6
1992
Ensoleillement
Heures 89,8 117,4 170,2 186 220,8 237,7 256 248,8 208,8 150,3 100 84,1 2 069,8
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Source : « Fiche 33281001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
10,5
3,7
86,9
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
12
3,6
66,9
fév.
15,5
5,8
63,3
mars
18
8
75,6
avril
21,7
11,4
71,1
mai
25
14,6
70,4
juin
27,1
16,2
48,6
jui.
27,6
16,3
56,7
août
24,2
13,3
81,2
sep.
19,6
10,7
83,3
oct.
14,1
6,7
114,5
nov.
11
4,4
106,4
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Espaces verts

  • La forêt du Taillan-Médoc : elle s'étend sur 127 hectares, classés « forêt communale », auxquels s'ajoutent environ 150 hectares de forêt privée. Sous le contrôle des Eaux et Forêts depuis 1850, elle présente la particularité d'être péri-urbaine, et à ce titre, a été classée « forêt de protection ». À 13 km de Bordeaux, cette forêt composée essentiellement de feuillus et de pins maritimes offre aux promeneurs de nombreux sentiers de randonnée pédestre ou équestre. Chacun, en saison, peut s'adonner au ramassage des châtaignes ou à la cueillette des champignons. L'anémone Bogenhardiana, espèce très rare et protégée, ne se trouve que dans une zone de la forêt du Taillan qui lui vaut d'être classée « Zone naturelle d'intérêt écologique, floristique et faunistique », intégrée dans le projet Natura 2000.
    La tempête de décembre 1999 avait profondément endommagé la forêt taillanaise. Mais en collaboration étroite avec l'Office national des forêts, un programme d'exploitation des arbres abattus, puis de nettoyage, a été mené et c'est maintenant une phase de reconstruction qui s'est engagée.
  • Le parc du Presbytère : situé derrière l'église de la commune il constitue un lieu de détente. Un jardin médiéval accueille le visiteur par toutes sortes de plantes aromatiques (thym, oseille, rhubarbe, ciboulette, coriandre…) ainsi que des bancs et tables de pique-nique.
  • Le parc du Vivier : étalé derrière l'école Éric-Tabarly, on y accède via un pont qui enjambe le ruisseau. Habituellement lieu paisible, le parc accueille parfois des soirées festives lors d'événements particuliers. La promenade et le repos s'y pratiquent.

Urbanisme

Typologie

Au , Le Taillan-Médoc est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bordeaux[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant 73 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune du pôle principal[Note 5],[13]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[14],[15].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (38,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (32,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (37,1 %), forêts (25,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,9 %), prairies (10,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

Réseau routier

Réseau TBM depuis le

Le Taillan-Médoc est desservie par les lignes de bus TBM suivantes[17]:

Réseau TransGironde

La ligne 422 traverse la commune, en reliant Bordeaux à Lesparre-Médoc.

Risques majeurs

Le territoire de la commune du Taillan-Médoc est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[18]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Jalle et le ruisseau du Monastère. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1999, 2009 et 2018[20],[18].

Le Taillan-Médoc est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt[21]. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[22],[23].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[24].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Taillan-Médoc.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 3 794 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 3 794 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 2002, 2005, 2010, 2011, 2012, 2017 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999[18].

Toponymie

Le nom d’origine de la commune est Ortellano (1027), nom signifiant vraisemblablement 'domaine d'Ortelius'[26]. Le nom évolue en Autellano (1027)[Note 6], qui sera compris comme au Teillan (1250), dau Talhan (1259) d'où l'apparition de l'article par coupure fautive : Le Taillan.

La terminaison -Médoc a été ajoutée en 1925[27].

En gascon, le nom de la commune est Lo Telhan de Medòc[28].

Ses habitants sont appelés les Taillanais[29].

Microtoponymie

Parmi les toponymes locaux, on peut citer :

  • Gelès, variante de Jalès, pays de la jale ;
  • Germignan, nom de domaine latin « domaine de Germinius » ;
  • Hontane (fontaine) ;
  • La Caussade (la chaussée), lieu de passage de la lébade ;
  • La Lumagne (lande aride), cartographiée sous la forme L’Allemagne[30] et rebaptisée « La Belgique » après guerre…

Parmi les noms de domaines, on peut noter La Béchade (boulaie ?), Braude (bourbier), Bussaguet (de Bussac), Cante-Cric, Cantegric (chante-grillon), Les Gahets[Note 7], Le Lout (terrain boueux), La Pargau (parc à bestiaux), Péchon, La Pey (pierre), les Peyreyres (les pierriers), Piche-bouc… Les noms Brun, La Gorce (la gorge), La Vie (la voie) sont vraisemblablement des noms de propriétaires.

Histoire

La découverte sur la commune en 1906 d'une hache polie d'époque néolithique atteste l'ancienneté du peuplement. Au fil des siècles, Le Taillan-Médoc a connu diverses occupations, dont les traces ou vestiges subsistent encore aujourd'hui ; une voie romaine (la « lébade »), l'église, la « vieille maison », les châteaux de la Dame Blanche, du Lout, de Bussaguet ou de Lagorce et de nombreux domaines comme Lahaye ou Piche-bouc.

L'un des plus anciens témoignages répertorié à ce jour semble être la « vieille maison », demeure privée située dans le vieux bourg du Taillan. L'histoire des constructions diverses édifiées en ce lieu est au moins millénaire. Une de ces transformations peut être située au XIIe siècle grâce à la datation de la cheminée qui existe toujours dans la demeure. La toiture en tuiles plates est caractéristique par sa charpente « en coque de bateau », car édifiée par les charpentiers des chantiers navals de Bordeaux[31].

À la fin de la guerre de Cent Ans, la bataille de la Male Jornade se déroule au lieu-dit Jalepont, à cheval sur les actuelles communes du Haillan et du Taillan-Médoc.

Histoire contemporaine

En 1897 et jusqu'à l'après-guerre, Le Taillan est desservi par la ligne de tramway T au départ du cours Tournon.

Le camp de Germignan

Un camp fut ouvert à Germignan de 1937 à 1947. Situé dans le secteur de l'actuel lycée Sud-Médoc, des deux côtés de la route, ce camp était constitué de baraquements en bois érigés en 1937 pour accueillir des Espagnols fuyant la guerre civile. En 1939 ces locaux furent affectés aux personnels venus en renfort travailler à la poudrerie de Saint-Médard. En 1940, les Allemands internent des soldats prisonniers des troupes françaises coloniales, tirailleurs sénégalais et marocains. En 1945 le camp sert pour les prisonniers de guerre de l'Axe. En , on décompte 2000 prisonniers. 490 d'entre eux y décédèrent en 1945-46, victimes pour la plupart d'une épidémie de typhus[32],[33],[34].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Élections municipales

La vie politique locale du Taillan-Médoc se caractérise par une alternance marquée au XXIe siècle. Administrée par la gauche de 1977 à 1995, puis de nouveau de 2001 à 2014, la commune a basculé au centre-droit lors des élections municipales de 2014.

La liste « Ensemble, allons à l'essentiel » conduite par Agnès Versepuy (UDI) l'emporte alors face au maire sortant socialiste Ludovic Freygefond. Cette tendance s'est confirmée lors des élections municipales de 2020, où la liste de la maire sortante, baptisée « L'Esprit Taillan » (Divers centre), a été réélue dès le premier tour avec 70,33% des suffrages exprimés, devançant largement la liste d'union de la gauche « Le Taillan Autrement » (23,19%) et la liste divers gauche « Pour Le Taillan » (6,47%)[35].

En , Agnès Versepuy annonce sa démission du poste de maire pour raisons personnelles, tout en restant conseillère municipale. Le conseil municipal élit alors Éric Cabrillat, jusqu'alors adjoint, pour lui succéder[36].

Élections nationales

Lors des scrutins nationaux, l'électorat du Taillan-Médoc vote généralement dans la moyenne des communes résidentielles de la deuxième couronne de Bordeaux Métropole.

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[41]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1959 Michel Réglade    
mars 1959 1962 Marius Blanc   Médecin
1962 mars 1977 Philippe Réglade   Éleveur et maraîcher
Premier adjoint au maire (1959 → 1962)
mars 1977 juin 1995 Jean Pometan PS  
juin 1995 mars 2001 Jean-Paul Guitton DVD  
mars 2001 mars 2014 Ludovic Freygefond PS Conseiller régional d'Aquitaine (2008 → 2015)
Vice-président du conseil régional
Vice-président de la Communauté urbaine de Bordeaux
Premier secrétaire fédéral du PS en Gironde
mars 2014 mars 2024[42]
(démission)
Agnès Laurence-Versepuy UDI Chef d'entreprise
Conseillère départementale de Saint-Médard-en-Jalles (2015 → )
Vice-présidente de Bordeaux Métropole
mars 2024[43] en cours
(au 20 mars 2024)
Éric Cabrillat[44] S.E Agent territorial au Conseil départemental de la Gironde
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Politique de développement durable

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2004[45].

Politique environnementale

Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune[46].

Jumelages

Drapeau de l'Italie Castelnuovo Berardenga (Italie) depuis 2001[47]

Lancé en 1996, le jumelage de la ville du Taillan-Médoc avec la ville italienne de Castelnuovo Berardenga fut officialisé dans les années 1998-99.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[48],[Note 8].

En 2023, la commune comptait 11 073 habitants[Note 9], en évolution de +9,68 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8007707608309489559801 0511 109
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0971 1771 1961 2221 2921 3331 3741 3921 286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2941 2401 1721 2901 3261 2381 2391 3371 376
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2011
1 6522 7784 0385 1246 8157 8858 3928 6689 165
Davantage d’informations - ...
2016 2021 2023 - - - - - -
10 08210 72711 073------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[50] 1975[50] 1982[50] 1990[50] 1999[50] 2006[51] 2009[52] 2013[53]
Rang de la commune dans le département 42 36 32 25 25 24 26 27
Nombre de communes du département 548 543 543 542 542 542 542 542

Enseignement

Rattachée à l'Académie de Bordeaux (zone A du calendrier scolaire), la commune comptait 1 015 élèves inscrits dans ses écoles publiques (maternelles et élémentaires) lors de la rentrée 2024[54].

Établissements scolaires

La ville administre quatre groupes scolaires publics, comprenant chacun une école maternelle et une école élémentaire :

  • Le groupe scolaire Anita Conti, situé quartier Gelès, groupe ouvert officiellement à la rentrée 2024 avec une rentrée progressive depuis 2023 ;
  • Le groupe scolaire Éric Tabarly, situé dans le quartier Centre (Avenue de Soulac) ;
  • Le groupe scolaire Jean Pometan, quartier Centre ;
  • Le groupe scolaire La Boétie, situé quartier de la Boétie au sud-est du Taillan-Médoc.

Enseignement secondaire

Face à la croissance démographique, le Conseil départemental de la Gironde a lancé la construction d'un nouveau collège au Taillan-Médoc. Situé à proximité du stade municipal, cet établissement d'une capacité de 700 élèves doit ouvrir ses portes à la rentrée 2026. Présenté comme un « collège forestier », le projet architectural met en avant des critères environnementaux tels que l'usage de la géothermie et de matériaux biosourcés[55].
  • Lycée : La commune accueille sur son territoire le Lycée Sud-Médoc, Établissement d'enseignement général et technologique situé à la limite des communes de Saint-Aubin-de-Médoc et de Saint-Médard-en-Jalles.
    Ouvert en 1992, il accueille environ 1 450 lycéens[56].

Manifestations culturelles et festivités

  • Festival Plein F'Art
  • Le film Les Belles-sœurs a été tourné au Taillan-Médoc, dans le quartier de Ginouilhac.

Publications

La municipalité édite plusieurs supports d'informations sur papier et/ou directement accessibles en ligne[31].

  • Le magazine municipal bimestriel « L’Essentiel »
  • « La pause culturelle»
  • Plusieurs guides et plans

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason du Taillan-Médoc

« De gueules à la barre tiercée de sinople, d'or et de pourpre, accostée d'une porte d'argent à dextre et d'une plume d'oie sur un livre ouvert, au naturel, à senestre. »

Dessiné en 1996 par le peintre Jean-Pierre Rodriguez, de gueules pour les couleurs de l'Aquitaine, barrée de sinople pour la forêt, d'or pour la route des vins et de pourpre pour la vigne, l'arcade symbolise la porte du Médoc[Note 11] et la plume d'oie pointée sur le livre ouvert évoque l'ensemble des écrivains ayant séjourné dans la commune (La Boétie…).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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