Les Ruines (Volney)

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AuteurVolney
Lieu de parutionParis
Date de parution1791
Les Ruines, ou Méditation sur les révolutions des empires
Image illustrative de l’article Les Ruines (Volney)
Frontispice et page de titre de Les Ruines

Auteur Volney
Lieu de parution Paris
Date de parution 1791

Les Ruines, ou Méditation sur les révolutions des empires est un livre de Volney publié en 1791.

L’auteur se met en scène au milieu des vestiges de Palmyre, où un « génie des ruines et des tombeaux » lui apparaît en songe. Ce fantôme lui révèle les secrets de la loi naturelle régissant l’histoire humaine, avant de lui prophétiser l’avènement de la Révolution française et sa diffusion à l’ensemble du globe.

À la fin de l’ouvrage, un chapitre est consacré à l’interprétation astronomique des religions. Avec Charles-François Dupuis (Origine de tous les cultes), Volney fut le premier à défendre la thèse mythiste concernant la naissance du christianisme, qu’il décrivait comme un « culte allégorique du soleil ».

Œuvre phare de la pensée déiste, à l’intersection des Lumières et du romantisme[1], Les Ruines rencontrèrent un important succès en France, en Angleterre et aux États-Unis, où Thomas Jefferson s'occupa personnellement de la traduction.

Le thème des ruines inspira de nombreux artistes au XVIIIe siècle. Diderot, que Volney croisa chez le baron d’Holbach, commentait ainsi une peinture d’Hubert Robert : « Tout s’anéantit, tout périt, tout passe. Il n’y a que le monde qui reste[2]. »

Dans le roman de Louis-Sébastien Mercier, L'An 2440, rêve s'il en fut jamais (1771), le narrateur arpente les ruines du château de Versailles où se lamente le fantôme de Louis XIV, rongé par la culpabilité.

Le site de Palmyre, décor dans lequel s’ouvre le récit, s'était diffusé dans l’imaginaire européen depuis sa découverte en 1751 par deux archéologues britanniques, Robert Wood et James Dawkins. Volney, qui voyagea en Égypte et en Syrie entre 1782 et 1785, ne l’avait pas vu de ses propres yeux.

La rédaction de Ruines, débutée en 1787, fut achevée alors qu’il siégeait à l’Assemblée nationale constituante. L’ouvrage fut publié en septembre 1791, au moment de l’entrée en vigueur de la Constitution.

Comme Anacharsis Cloots (Appel au genre humain, 1793) ou Nicolas de Condorcet (Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain, 1795), Volney voyait dans la Révolution française le signal d’une libération mondiale des peuples, et l’annonce d’un avenir radieux.

Plan

Résumé

Réception et postérité

Notes et références

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