Les grands vents venus d'outremer
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| Les grands vents venus d’outremer (M 48) | |
| Genre | Mélodie |
|---|---|
| Musique | Maurice Ravel |
| Texte | Henri de Régnier |
| Langue originale | Français |
| Effectif | chant et piano |
| Dates de composition | 1906 |
| Création | Cercle de l’Art moderne, Le Havre |
| Interprètes | Hélène Luquiens, Maurice Ravel |
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Les grands vents venus d’outremer est une mélodie composée par Maurice Ravel pour chant et piano, en , sur un poème d’Henri de Régnier.
La mélodie, dédiée à son éditeur Jacques Durand, a été composée par Maurice Ravel en [1], sur un poème d’Henri de Régnier extrait de son recueil Tel qu’en songe paru à la Librairie de l’Art indépendant (1892).
Elle a été créée le par la chanteuse Hélène Luquiens et par Maurice Ravel en personne au piano, lors d’un « Festival Maurice Ravel-Florent Schmitt » organisé par G. Jean-Aubry au Cercle de l'Art moderne du Havre[1],[2]. Par erreur, il est parfois indiqué que cette création a eu lieu à Paris[3],[2].
La mélodie a paru aux éditions Durand dès 1907 et, chez le même éditeur, en 1909, dans le recueil Douze chants avec accompagnement de piano de Maurice Ravel.
La mélodie a une durée d'environ deux minutes trente[4].
Dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par Marcel Marnat, la pièce porte le numéro « 59. (O.48) »[3].
Analyse
Plusieurs études sur les œuvres vocales de Maurice Ravel passent cette mélodie sous silence[5]. Arthur Hoérée considère que :
« L’écriture tourmentée, le chromatisme du poème pour chant et piano Les grands vents venus d’outremer… (H. de Régnier) sont plutôt exceptionnels dans l’œuvre de Ravel. L’accalmie finale permet au chant une phrase heureuse qui semble s’évader de la péroraison d’Asie[6]. »
Marcel Marnat estime que :
« Sur ces vers quelque peu emphatiques, Ravel convulse une musique grondante et chromatique […]. La ligne de chant, contrite, est quasi indépendante de cet accompagnement de luxe […]. Moussorgsky, plus encore que Debussy, généralement reconnu ici, reste le modèle secret de cette page énigmatique […][7]. »
Pour Jean Roy, cette mélodie est une « bouffée d'un romantisme auquel le musicien pouvait être sensible »[8].
Discographie
- Ravel : Complete Songs for Voice and Piano, CD 2, par Laurent Naouri, baryton, et David Abramovitz, piano, Naxos (8.554176-77), 2003.
- Ravel : Mélodies, CD, par Nora Gubisch, mezzo-soprano, et Alain Altinoglu, piano, Naïve (V5304), 2012.
- Maurice Ravel : The Complete Works, CD 13, par José van Dam (basse) et Dalton Baldwin (piano), Warner Classics (0190295283261), 2020.